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Pushkar (& Ajmer), la ville des temples

Posted by admin on mai 28, 2010 in Tour du monde

La cours de notre hôtel

La cours de notre hôtel

Nous sommes le 24 Mai (si ! si ! Dans l’histoire c’est encore le 24) et nous sommes installés dans le train pour Ajmer. Rien de particulier à signaler et c’est à l’heure que nous arrivons en gare où nous attendent des rabatteurs mais surtout une forte chaleur (44°C). Nous sortons de la gare tout en répétant sans cesse “No !” afin d’éloigner (sans succès) toutes ces personnes qui voient en nous un porte-monnaie … Se dépatouillant tant que faire se peut, on essaie de marchander le prix de notre prochaine course directement avec les conducteurs d’auto-rickshaw. Au bout du 3ème nous tombons d’accord et partons ainsi en direction de la gare routière car Ajmer n’est en fait qu’une étape. Notre but est de rejoindre la petite ville touristique de Pushkar située à une dizaine de kilomètres de là. Arrivés à la station des bus, nous déambulons parmi la populace et les dizaines de bus à quai. La population y est très hétéroclite. A force de renseignements nous trouvons enfin le bouiboui qui vend les tickets et le bus pour Pushkar. A peine installés à bord, qu’un indien s’installe près de Bastien et commence à discuter avec lui de tout et de rien (”vous venez d’où ?”, “où vous allez ?”, etc.). Quelques secondes avant de partir, l’inconnu fini par caser que sa famille a un hôtel à Pushkar où nous sommes les bienvenus (moyennant finances) et saute du bus juste avant que celui-ci ne s’ébranle. C’est comme ça tout le temps : on discute toujours avec des arrières pensées … Bref, le bus part et nous avec ! Ici pas de clim évidemment ! Et avec les sacs sur les genoux il fait rapidement chaud ! Notre car fait 2/3 haltes en ville avant d’attaquer la route de la montagne qui sépare Pushkar d’Ajmer. Bien que nous aillons frôlé plusieurs fois l’accident avec un engin arrivant en face, nous sommes arrivés entier ! A peine descendus qu’une personne nous propose un hôtel, un autre de nous véhiculer, un autre … rien, il écoute et observe, etc. On se faufile parmi cette horde de rabatteurs jusqu’à un cycle-rickshaw. On pose les sacs sur le toit, on grimpe et c’est parti ; direction l’hôtel Seventh Heaven. On a laissé un pourboire à notre cycliste qui est bien courageux (il n’a pas le choix …) de nous transporter avec toute notre bagagerie sous un soleil de plomb (et on vous raconte même pas quand c’était en pente !).

Avant de continuer notre récit, juste quelques lignes sur la petite ville de Pushkar qui abrite “seulement” 15000 âmes. On y trouve outre un lac (quasi-asséché, la mousson se faisant attendre comme à Udaipur) et donc des Ghat (les marches menant à la baignade), des centaines de temple ! Et chose rare un édifice indouhiste dédié au dieu Brahma (plus d’infos ici :http://fr.wikipedia.org/wiki/Brahm?). C’est un haut lieu touristique, donc on y trouve a priori des rabatteurs, une collection de vendeurs en tout genre, des mendiants, etc. Le tout dans un écrin architectural charmant (version indienne : rues sales, vaches et chiens en liberté partout et odeurs !)

Des toits et des singes

Des toits et des singes

Nous sommes face à l’impressionnante porte noire de l’hôtel. Un employé nous ouvre et nous pénétrons dans l’haveli (hôtel particulier) : face à nous une petite cours avec en son centre une fontaine et des transats, fauteuils, petites tables, parasols tout autour. Le bâtiment grimpe jusqu’à 4 étages dans un labyrinthe d’escaliers à ciel ouvert, recouverts de végétation. L’édifice porte bien son nom : on est dans un petit paradis ! On visite les chambres et on en retient une avec son grand lit, ses volets intérieurs d’un bois ébène, ses petites lumières partout. Un petit nid douillet digne du paradis. De retour à la réception pour les formalités, on s’installe à une table pour commander notre déjeuner et comble de joie il y a de la nourriture européenne, nos estomacs nous font comprendre qu’il est temps de calmer les épices. Au menu : penne et spaghettis tomate, olive, fromage et basilique ; un régal ! Enfin nous nous posons dans notre chambre, à “l’ombre” de la clim ! On a également internet, du coup on en profite pour écrire les articles du blog, s’occuper du courrier, etc. De temps en temps le cri d’un chameau nous parvient de la rue. En fin d’après-midi, Elodie entreprend la visite de tous les étages de l’haveli et des différents points de vue qu’il offre sur la ville. Et en y regardant de plus près, le bâtiment en face de nous est squatté par une horde de grand singes gris filiformes, bondissant à tout va de murs en murs. L’un d’entre eux fera même un écart par le balcon sur lequel nous nous tenons ! Mais le spectacle est de courte durée car un autre phénomène approche : le sable se soulève par bourrasques, nous obligeant à nous protéger les yeux et la bouche. Puis la tempête de sable fait place à un bon gros orage (non, ce n’est pas encore la mousson !). Du coup on reste cloîtrés dans notre hôtel à manger des pâtes afin de prévenir les premiers signes de danse Aztèque ou Delhi Belly ou plus connus sous le nom de tourista.

Le 25 Mai nous sommes réveillés par la coupure de courant qui a éteint notre clim (attention jeu de mot : c’est courant ici en Inde les pannes de courant !) du coup la température s’élève dans la chambre. 45°C attendus en journée à l’extérieur. On prend notre petit déjeuner (banane et pain ; on est borderline et on ne veut pas être malade) puis petite balade en centre-ville pour prendre la température. C’est tout mignon, c’est plein de ruelles (mais pas hautes comme l’étaient celles d’Udaipur), c’est plein de monde, de vaches, de chameaux, de chiens, etc. On nous avait prévenu que Pushkar était l’un des pires coins en terme de mendicité et rabatteurs. En effet nous avons croisé un enfant jouant sur sa cithare un affreux “frère Jacques” qui réclamait des sous, 2/3 gamins en guenilles qui réclamaient du Chapati (du pain) mais surtout des prêtres hirsutes tenant à bout de bras une espèce de pot en fer et réclamant des sous pour le salut de nos âmes. Et bien, avec un “non” ferme et un grand sourire, nous n’avons pas été embêtés plus que ça. Après la balade nous sommes retournés à l’hôtel nous ressourcer auprès de Sainte Clim.

Oh le chameau

Oh le chameau

Avant le déjeuner nous avons décidé de visiter le temple principal de Brahma De retour dans la rue, nous traversons les différents étals jusqu’aux pieds du temple d’où part un immense escalier. Après avoir laissé nos chaussures sous la surveillance d’un pro (ils ont tous les métiers en Inde : le nettoyeur d’oreilles avec son long coton-tige, le testeur d’ampoules électriques, le gardien de chaussures, etc.), passés le portique de sécurité, nous avançons à l’intérieur du temple avec un paquet de fleurs qu’on nous a remis pour célébrer Brahma, Vishnu, Ganesh et les autres. Sans même s’en rendre compte, un jeune homme s’est imposé à nous comme guide. Bon ben maintenant qu’il est là on va le suivre … Nous faisons toute la procession avec les gestes qui conviennent sous le haut commandement de notre jeune compagnon. Nous rencontrons le grand maître des lieux qui nous bénit d’une tape sur la tête. Puis notre guide nous mène sur les hauteurs du temple où il nous explique qu’il est apprenti prêtre et que les donations sont les bienvenues. Après tout il a été instructif dans la visite, nous voulons bien lui donner un p’tit billet … Que nenni ! Ce n’est pas pour lui mais pour acheter la nourriture du maître et ça a un prix fixe : 1000 roupies (20 €) ! Hors de question que nous payions une telle somme sachant que pour nous ça fait au minimum 3 repas dans un restaurant. Il est affamé le maître ! Déniant le p’tit billet que nous voulions lui laisser, notre guide nous invite à le suivre hors du temple pour finir la procession en jetant le reste des fleurs en main dans les eaux du lac. Sauf que ça commence à nous courir cette histoire ! Mais il insiste et un de ses compères vient le rejoindre pour nous dire que ça fait partie du rite et que c’est important pour eux que tout le processus soit accompli jusqu’au bout, blablabla. Bon … On les suit jusqu’à une Ghat qui semble plus à l’écart que les autres. Quelques indiens traînent dans le coin. Nos deux loustics attrapent tout un nécessaire de rite (fleurs, noix de coco, cordons, sucre, etc.) et nous installent sur les marches où ils nous dictent les gestes à faire. Bref, à la fin nous avons jetés les fleurs dans l’eau, nous avons chacun un petit cordon coloré autour du poignet, nous sommes bénis et il reste la noix de coco … “Ah ! La noix de coco. Suivez-moi par là” en nous désignant un comptoir où se tient un gros bonhomme peu souriant. Hop la noix de coco est mise de côté et là on a un joli panneau avec les prix fixes des donations avec une vingtaine de paires d’yeux sur nous ! Ah ben oui mais nous on n’a que le p’tit billet qu’on souhaitait donner au guide. Résultat : à force de gueuler plus fort qu’eux, ils nous ont laissé partir mais avec un air antipathique. Pas très ouverts, les religieux dans le coin … En même temps on les avait prévenu qu’on n’avait rien sur nous ! On pourra résumer notre aventure en : “le couillonneur couillonné”. Non mais oh ! Y a pas marqué banque sur notre front ! Tout ça pour que le maître s’offre des repas luxueux ! Tssss …

Elodie en Sari

Elodie en Sari

Amusés par cette petite aventure, nous prenons le chemin de l’hôtel jusqu’à ce que … TADA ! Elodie demande à faire une halte pour essayer des Sari (oui, encore …). Une demi heure d’essayage et de marchandage plus tard (bah oui parce que finalement on en avait des sous sur nous … ;)), elle ressort avec un nouveau Sari à caser dans le sac à dos (et ce n’est qu’un début … Aïe !). De retour à l’hôtel, après une pause clim, nous nous parons de nos vêtements traditionnels indiens et regagnons la rue sous les compliments des autochtones croisés : Elodie avec son nouveau Sari et Bastien avec sa tunique. Nous nous baladons tout en recherchant les éléments manquants à la tenue de la miss. On finit par trouver une échoppe où ils vendent des bracelets bling-bling et des “3ème oeil” (le truc rouge qu’il faut se coller au milieu du front pour faire croire que nous sommes mariés). Puis retour à l’hôtel, dîner de pâtes (on croise les doigts pour la tourista) et dodo.

Le 26 mai nous profitons de l’hôtel et de sa cour intérieure. Un taxi passe nous prendre à 13h (nous ne souhaitions pas refaire le trajet rickshaw-bus-rikshaw avec l’impératif horaire du train) et nous dépose quelques dizaines de minutes plus tard à la gare d’Ajmer. Nous nous rendons sur le quai. Notre train est déjà en gare mais les portes sont encore fermées. Deux petits garçons dans leur 6ème année nous font les yeux doux pour qu’on leur donne des pièces (”non !”). Les portes s’ouvrent enfin, nous montons à bord du Aii Jat Express pour 2h30 de trajet jusqu’à Jaipur. Mais ceci est une autre histoire …

 
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Udaipur, la ville romantique

Posted by admin on mai 27, 2010 in Tour du monde

Les portes des Ghat

Les portes des Ghat

Les habitants ne sont pas peu fiers de cette ville qui résista en tous temps à l’invasion Mughal, les femmes du Maharanna (titre plus prestigieux que Maharadja) préférant s’immoler par le feu que de créer une nouvelle lignée ! Udaipur est considérée comme la capitale du Rajasthan montagneux (l’autre partie étant désertique) et a toujours à sa tête un Maharanna mais qui n’a plus aucune fonction politique ; il s’est reconverti en homme d’affaire et détient de luxueux hôtels où passer la nuit coûte une petite fortune. Udaipur est aussi la ville d’Octopussy avec Roger Moore en 007. Udaipur est enfin une ville romantique avec ses palais et haveli (hôtel particulier) et leurs toit-terrasses transformés en restaurants donnant sur le lac. Mais revenons à nos aventuriers !

Bercés par le roulis du train et finalement bien refroidis par la clim (trop ?), les lumières éveillèrent tout le petit monde à 7h de ce beau jour du 22 mai, soit une heure avant l’arrivée à Udaipur. On ouvre les rideaux, on jette un oeil à l’extérieur et on y voit un paysage orange : de petites montagnes recouvertes d’une herbe jaunie et des rochers noirs émergeant ça et là ; de temps en temps une cabane en haut d’une colline ; des singes gris/blanc attirés par le bruit du train se dressant sur des arbres asséchés. Nous sommes loin des visions du premier trajet. L’homme semble avoir (un peu) oublié ces terres. Le temps de ranger nos couchettes et de détacher nos sacs que nous arrivons en gare d’Udaipur à 8h. Le terminus reste une gare indienne avec sa fréquentation importante, ses voyageurs assis partout par terre, ses odeurs fortes et ses quelques rabatteurs. Ceci-dit on note le côté touristique puisque dès le hall on trouve un point info pour les étrangers et la possibilité de prendre un rickshaw pré-payé (ce que nous nous empressons de faire pour rejoindre notre hôtel). Sur la route on sent tout de suite la différence avec les 2 autres villes visitées : c’est calme ; pas de klaxon en permanence ; pas de mouvement de masse démesuré … On respire (enfin…on essaye car avec la chaleur ce n’est pas facile) ! Notre chauffeur nous explique quelques points historiques de la ville dont (surtout) les différents lieux de tournage d’Octopussy et nous dépose aux pieds de notre hôtel en essayant toutefois de nous proposer un autre établissement (où il recevra une commission pour chaque touriste apporté). Nous déclinons l’offre et descendons au Mewar Haveli : respectivement de l’ancien nom de la région et de la taille du bâtiment qui est un ancien hôtel particulier. Cette fois-ci nous avons revu notre budget à la baisse pour ne pas retomber dans un établissement gorgé de luxe et c’est avec plaisir que nous découvrons notre chambre stylisée aux couleurs locales, une véritable chambre des milles et une nuit (les photos seront plus parlantes) avec ses carreaux colorés et les fresques ornant les murs.

Comme il est tôt et que nos ventres sont vides, nous grimpons les escaliers pour monter sur le toit terrasse qui embrasse la ville, ses palais, ses temples et son lac (quasi-asséché .. La mousson se fait attendre !). La vue est magnifique ! La chaleur aussi avec 44°C ! Nous prenons notre petit-déjeuner dans ce décor fascinant. La vieille ville abrite le City Palace, le palais principal du Maharanna, posé sur la colline dominante. Au coeur du lac repose le palais d’été (le Lake Palace, principal lieu de tournage d’Octopussy) et un autre bâtiment plongé dans les eaux qui servait de jardins. Au loin sur une colline se dresse le palais de la mousson. Et tout autour une chaîne de montagnes protégeant la ville de ses assaillants. Pour le petit déj on se contente d’un thé et de quelques toasts confiturés, on en profite pour prendre quelques clichés et on retourne prendre possession de notre chambre (et surtout se rafraîchir à la clim tout en admirant la vue de notre lit qui donne sur le Lake Palace).

Une vache dans la rue

Une vache dans la rue

Pour midi nous descendons dans le petit centre-ville tout endormi d’Udaipur. On se perd dans les petites ruelles désertées. On suppose qu’il fait trop chaud pour les autochtones car toutes les boutiques sont fermées. On grimpe sur le toit-terrasse d’un restaurant recommandé par le guide mais on se réfugie bien vite dans la partie climatisée, les 44°C se transformant en chaleur de four en plein soleil. On y déguste des Dals : un plat à base de lentille qui nous apportera les protéines manquantes à notre régime végétarien ! Pour digérer nous nous promenons dans les ruelles toujours endormies et tombons au hasard sur les Ghat de la ville : 3 immenses arches qui donnent sur des marches s’enfonçant dans le lac (enfin .. quand il y a de l’eau …). On écourte la balade, Bastien ne se sentant qu’à moitié bien (sans doute un coup de froid dans le train sans compter l’impression d’être encore dedans ! Ca balance !). On passe donc le reste de l’après-midi à l’hôtel, l’un dormant, l’autre écrivant, et ce jusqu’à l’heure du souper … A 19h00 nous gagnons le toit-terrasse pour une séance photos au coucher du soleil des bâtiments environnants (les différents palais et haveli, le lac, etc.) puis le soleil fait place aux bougies installées par les serveurs et aux lumières des bâtiments. Le Lake Palace se pare de flambeaux qui se reflètent dans les quelques centimètres d’eau du lac. Nous prenons place contre la rambarde où d’énormes coussins ont été installés à même le sol avec des tables aux pattes courtes : ce soir on mange assis (oui enfin non, pas assis sur une chaise, mais par terre, sur un gros matelas !). De la cour d’un bâtiment voisin, les notes d’un concert de musique traditionnelle s’élèvent jusqu’à nous. Il fait nuit, il fait doux (environ 35°C …), nos plats sont éclairés par les bougies, la ville scintille dans le noir, la musique nous transporte et le palais de la mousson, illuminé, semble flotter dans l’air, la colline le soutenant ayant disparu dans la noirceur nocturne.

23 Mai : nous prenons notre petit-déjeuner sur les poufs situés à hauteur de table. Ils nous faut prendre des forces car aujourd’hui nous attaquons (enfin) les visites des bâtiments. Pour l’occasion Bastien revêt son Kurta Pajama (tunique) dont il aura beaucoup de compliments au cours de la journée, les indiens semblant apprécier qu’un étranger porte un vêtement traditionnel. Il ne fait pas encore trop chaud (la barre des 40°C n’est pas encore franchie), nous descendons bien vite dans les ruelles animées pour nous rendre au City Palace. Nous achetons nos billets (ainsi que le passe-droit pour appareil photo qui vaut plus que nos 2 entrées …) et un guide parlant français se propose de nous accompagner. Comparé au prix des audio-guides, il n’y a pas photo on loue ses services et bien nous en a pris vu la qualité et la quantité des informations reçues ! Nous visitons donc le palais du Maharanna (qui s’est retiré dans une aile avec sa famille pour laisser au public le libre accès à la partie historique). Nous n’allons pas vous faire tout le récit de notre balade, pour résumer : c’est immense et très dépaysant ! Sans doute le film Prince of Persia (qui sort prochainement il nous semble) donnera un aperçu (à vérifier ceci-dit). On notera les portes basses, non pas que les gens étaient petits mais plutôt pour les forcer à baisser la tête quand ils rentrent dans une pièce et à se la faire couper si besoin était ! Le palais est divisé en 2 parties : la première, publique, et celle réservée aux femmes du roi (en gros 34…). La vue du palais englobe toute la ville et les jardins suspendus avec piscine qu’il abrite sont irréels ! Bon faut voir les photos … Ou venir visiter !

Le City Palace

Le City Palace

Pour finir notre visite, notre guide ayant remarqué notre admiration pour les peintures aux minéraux nous propose de nous conduire dans une école d’art. Nous faisons un premier détour dans un emporium situé dans un haveli : le grossiste officiel en vêtements et tentures du palais nous présente sa collection dans les multiples pièces de son haveli ! Puis nous suivons notre guide dans de petites ruelles jusqu’à un autre bâtiment situé aux limites de la vieille ville : on nous présente la technique de peinture aux minéraux puis on nous invite à acheter une oeuvre tout en nous offrant un tchaé (Bastien sera le seul à tester ce succulent thé au lait et aux épices, mais on croise toujours les doigts pour que l’hygiène soit sans reproche …). On ressort avec une miniature sous le bras (ah ben oui on a succombé aux manoeuvres du vendeur … En même temps on était intéressés pour en acquérir une ! Tout le monde est content !). De retour à l’hôtel on se rend à l’étage pour déjeuner ; au menu : Mutter Paneer (mélange de tomate, fromage et petit pois) avec du riz cuisiné !

Repus, nous sortons et gagnons les Ghat précédemment décrites. Juste à côté se trouve un haveli de 138 pièces qui appartenait au Maharanna. Aujourd’hui c’est un musée qui a conservé de nombreux éléments de la vie courante d’autrefois. Les tickets achetés (ainsi que le supplément appareil photo), nous suivons notre guide. On déambule dans de nombreuses pièces : temple dédié à une multitude de dieux hindous ; salle de jeux des femmes avec un cousin des petits chevaux et des dames ; salle que nous classons X et réservée au roi, avec de belles ornementations du kamasutra sur les murs ; exposition sur les différents turbans et les castes ; etc. De notre visite des 2 bâtiments nous retiendrons le symbole du Rajahstan : le paon ! (oui enfin on a retenu d’autres trucs, mais là on avait envie de le placer dans notre article.) Puis retour à l’hôtel pour récupérer, car visiter des monuments sous la canicule, c’est dur !

A l’approche du crépuscule nous redescendons dans les ruelles pour quelques clichés et Elodie se lance dans le marchandage pour l’achat d’un carnet de note avec une couverture en cuir de chameau ; et elle est dure en affaire ! Pauvre vendeur … Nous croisons un musicien indien enrubanné au gré de notre balade. Armé de sa cithare et de son archet, il fait crier son instrument de notes tout d’abord étranges mais qui s’envolent dans un tout agréable. La nuit tombe, il est temps pour nous de rejoindre notre restaurant habituel qui est bondé. Nous dînerons sur des chaises (avec une table bien sûr !). De retour dans la chambre, nous préparons nos affaires pour le départ aux aurores le lendemain : le train part à 6h15 pour Ajmer. Nous tentons de trouver le sommeil malgré nos estomacs qui commencent à gargouiller dangereusement … Le 24 Mai, après une nuit agitée donc, nous réveillons le gardien pour qu’il nous ouvre les portes de l’hôtel et arpentons les ruelles désertes et éclairées par les premières lueurs du jour. On chope le premier rickshaw qui passe, on descend à la gare, on cherche notre train, on s’installe et c’est parti pour 5h de ballotage (avec clim !!! On insiste mais c’est vital vu la chaleur !) ; Ajmer nous voilà ! Mais ceci est déjà une autre histoire …

 
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Ahmedabad

Posted by admin on mai 26, 2010 in Tour du monde

Une ligne d'auto-rickshaw

Une ligne d'auto-rickshaw

Dans les trains de jour il y a jusqu’à 3 classes de wagon : Executive Chair Car (qui est assez rare et chère) ; AC Chair Car (avec clim et réservation obligatoire) ; Second class (pas de fenêtre et gratuit pour ceux qui savent monter en route). Nous nous installons dans la seconde catégorie pour notre premier voyage ferroviaire en Inde. Nous avons souvent entendu que venir en Inde sans tester ses trains, c’est un peu comme venir à Paris sans voir la Tour Eiffel ! Tout d’abord il faut discuter avec les gens pour que tout le monde trouve la place qu’il souhaite à côté de celui ou celle qu’il souhaite (sans doute un système de réservation archaïque, nous étions d’origine séparés de 3 sièges). Le petit manège terminé, on installe nos gros sacs à dos au-dessus de nos têtes, bien en vue (paraît que quelques malins courent dans le wagon en chopant tout ce qu’ils peuvent quelques secondes avant le départ : on n’a rien vu de tel mais vaut mieux prévenir que guérir !). Le train part en retard mais la clim permet de tenir le coup (à l’extérieur il fait 35°C et bien humide). Nous quittons enfin Mumbai (il est 14h) ! Le centre-ville fait place aux banlieues misérables (des bidons-villes) qui font à leur tour place à la campagne : une terre aride, poussiéreuse sur un lit d’herbe jaune séchée où poussent de magnifiques arbres d’un vert luxuriant et autres palmiers. La loco va à un rythme tranquille nous permettant de bien détailler le paysage. La voie est jonchée d’ordures, y’en a partout ! On croise aussi beaucoup de gens marchant le long de la ligne de chemin de fer. Les quelques villes que nous traversons offrent un décor semblable : des gares bondées, remplies de merveilleux saris brodés de toutes les couleurs (qui font baver d’envie Elodie), des bidons-villes et leurs habitants (avec le satellite tout de même ! Quelques paraboles sortent des toits de fortune !), des piliers de ponts inachevés, des immenses bâtiments de béton en construction (seront-ils finis un jour ?) entourés d’échafaudages en bambou, des gravats, des détritus par milliers, une vache ou une chèvre, … Le trajet est ponctué par les allers et venues des vendeurs officiels de thé, chips et autres snacks. Et soulagement, nous ne sommes pas le centre d’intérêt de tout le monde ! Nous avons omis d’en parler dans l’article sur Mumbai mais notre couleur de peau, la forme de notre visage peut-être aussi, intriguent ! Nous avons constamment des yeux rivés sur nous (et plus particulièrement Elodie) ! Finalement on s’y fait et ça reste un contact distant. On peut même se prêter quelques instants à “je suis une star” prenant le rôle d’une célébrité entourée de fans. Toute façon faut faire avec, alors autant le prendre positivement !

Notre hôtel ****

Notre hôtel ****

Nous arrivons enfin à Ahmedabad vers 22h. Vu l’heure tardive nous avions réservé la veille une chambre d’hôtel pour un prix similaire à Mumbai, afin de se faire une idée de la différence de prix. Bon clairement on a visé haut ! Le train à peine arrêté qu’un homme se présente à la fenêtre avec le nom de Bastien inscrit dessus. Nous descendons, nous nous faisons connaître et le suivons jusqu’à la berline qui nous attend. Quelques rabatteurs tentent leur chance mais sont rejetés d’un simple geste de la main par notre “voiturier”. Nous grimpons dans une voiture récente avec clim (on monte vers le nord et la température grimpe en même temps !) et nous faisons conduire jusqu’aux portes de l’hôtel à 2 pas de la gare. A peine descendus qu’un bagagiste attrape nos sacs sous la surveillance d’un gardien de porte armé (d’une matraque, faut pas exagérer !) et nous pénétrons dans un immense hall en marbre. Derrière nous la misère, devant nous le luxe ! Quel étrange paradoxe : nous sommes dans un environnement aseptisé avec la pauvreté à ses pieds. On vous passe les détails mais en gros on a une chambre luxueuse avec une baignoire (en temps normal il y a seulement une douche … En fait un pommeau en plein milieu de la salle de bain. Du coup à chaque lavage on arrose tout ce qu’il y a autour : des toilettes à la porte en passant par le papier toilette et le lavabo !), un immense lit, etc. digne d’un grand hôtel français (à quelques détails près comme le papier toilette en très petite quantité. Ici ils ont l’habitude d’utiliser un petit sceau d’eau et de se nettoyer avec la main gauche directement. Du coup il ne faut pas utiliser cette main pour les activités dites propres comme le salut ou l’ingestion d’aliments). On a compris : Mumbai c’est une ville qui coûte chère en comparaison !

Après un petit tour au restaurant végétarien de l’hôtel, nous filons nous coucher tout rouge des épices ingurgitées (Ils y sont allés très fort ! Nos estomacs s’en souviennent encore !). Le lendemain - 21 mai - nous pouvons explorer la ville d’Ahmedabad, plus grosse ville du Gujarat avec près de 5 millions d’habitants. A l’origine nous ne devions pas nous arrêter ici, mais les plans ferroviaires nous ont “contraints” à cette halte et nous repartons le soir même. Première étape de la journée, la gare pour réserver tous les billets de train qui nous manquent !!! Et oui ! Car ici il y aussi un comptoir réservé aux touristes mais qui se fiche complètement qu’on paie en devises ou en roupies. Et quelques heures plus tard nous ressortons avec tous nos tickets de train en poche ! Tout est planifié, on peut maintenant en profiter ! A noter que les gens ici sont déjà beaucoup plus accueillants et osent sourire mais ne parlent néanmoins que très peu l’anglais.

Plein de mets différents

Plein de mets différents

De retour à l’extérieur dans une forte chaleur sèche (44°C qui ne font pas suer), nous prenons un auto-rickshaw pour le centre-ville. Qu’est-ce que c’est que cette bête là ? Un petit véhicule à 3 roues juste protégé par un pare-brise et un toit, tiré par un moteur de scooter à vitesses qui se faufile partout et qui slalome comme un dingue entre les différents obstacles rencontrés. Sur place il est temps de se trouver un restaurant. Nous mettons les pieds dans le Green House, un végétarien dans un cadre colonial frais, de goût et reposant. Pour 4€ chacun on a mangé comme des rois. Comme à chaque fois on a pris des plats au nom bizarre que nous n’avions pas encore goûtés. Ce fût un régal mais on arrêtera là la description car : on ne se rappelle plus des noms indiens et les photos seront plus parlantes ! Pour digérer, on a fait le tour du centre-ville : la mosquée attenante, le fort en ruine et les petits étalages de bric et de broc. Un petit tour de rickshaw plus loin, on regagne l’hôtel après l’achat express de cadenas et de chaînes pour nos sacs à dos (explication plus bas de leur intérêt). Nous sommes descendus dans un établissement proposant un checkout 24h, c’est à dire que vous pouvez partir exactement 24h après votre arrivée pour le prix d’une nuit. Très pratique sachant que notre prochain train est à 23h ! On en profite pour buller, se laver et préparer tranquillement nos sacs. On s’initie aussi à la télé indienne et aux super stars qu’elle génère. Ce que laisse paraître le petit écran indien n’a absolument rien à voie avec la réalité du dehors: tous les présentateurs sont habillés comme des européens, il y a même des mini jupes, chose impensable dans la rue. Ici, dans la vie de tous les jours, les femmes sont couvertes et si leur sari laisse paraitre un bout de ventre, on ne voit jamais leurs jambes ! Quant aux pubs, l’équivalent de notre auto-bronzant, ici ce sont des crèmes qui blanchissent la peau. Dans la rue, tout le monde est bien hâlé, voir noir, mais les présentateurs sont tout pâlots… Une fois la tête remplie des musiques de Bollywood qui passent en boucle, nous sortons dîner dans un petit restaurant recommandé par notre guide touristique mais qui fait bien douteux quant à sa propreté. Elodie se contentera de riz et d’un naan (un des pains indiens, plus connu que son plus basique cousin : le roti) alors que Bastien tentera quelques nouvelles recettes végétariennes avec succès. Enfin, chargés de nos sacs à dos, il est temps de traverser les rues bourrées à craquer et de gagner la gare ! Il est 22h30, le soleil s’est couché, mais il fait toujours aussi chaud.

Notre train est déjà en gare et nous montons nous installer dans notre wagon couchette : 9h pour rejoindre la ville romantique d’Udaipur. Les catégories de nuit sont au nombre de 5 : 1AC, 2AC, 3AC, Sleeper et Second class. Les 3 premières ont la climatisation et sont soumises à réservation, le numéro indiquant le niveau de prix et donc le nombre de personnes par compartiment. Les 2 dernières catégories correspondent aux wagons sans fenêtre et aux sièges en bois. Pour nous ce sera du 2AC ! Nous entrons dans le compartiment de 4 couchettes et rencontrons un indien fort sympathique qui travaille pour Nokia et qui est habitué à l’usage de l’anglais. La quatrième personne qui partagera la chambre n’est autre que le contrôleur. On installe les bagages sous les sièges et on les accroche avec les chaînes achetées dans la journée au cas où une personne mal intentionnée profiterait de notre sommeil lors d’un arrêt en gare pour monter, chiper et s’enfuir (on suit scrupuleusement les recommandations reçues à droite à gauche sur la sécurité). Le train part. On bascule le siège en couchette, Elodie monte sur celle du-dessus, on installe les draps, oreillers et couvertures fournis par la compagnie ferroviaire et c’est parti pour un gros dodo, bercés par le roulis du train. On crève de chaud dans cette petite cabine. Espérons que l’efficacité de la clim augmente au cours du voyage ! Dans 9h nous serons à Udaipur ! Mais ceci est déjà une autre histoire …

 
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Et Bombay devint Mumbai …

Posted by admin on mai 25, 2010 in Tour du monde

Gateway of India

Gateway of India

A 10h30 du 17 mai, notre avion se pose sur le tarmac brûlant de Mumbai, la plus grosse ville d’Inde avec près de 17 millions d’habitants ! (ils sont un peu plus d’1 milliard au total …). Bon c’est sûr la première image qu’on voit de la ville n’est pas la plus enchanteresse puisque l’avion atterrit au-dessus des bidons-villes dont les cabanes faites de bric et de broc sont entassées juste au bord des pistes, mais nous nous sommes préparés (du moins nous l’espérons) à la misère du pays. Descendus de l’avion, nous allons récupérer nos bagages sous la fraîcheur des climatisations qui ronronnent dans le terminus vieillot. Evidemment nos 2 sacs sont dans les derniers, mais nous sommes en vacances et pas si pressés de sortir et d’affronter le choc (visuel, olfactif, culturel, etc.) auquel nous nous attendons … Sacs sur le chariot, on fait un détour par un bureau de la Bank Of India pour échanger quelques dollars australiens (suite à la vente de la voiture) pour des roupies : nous sommes riches (60 roupies pour 1 € environ) ! Bon, il a fallut réclamer un reçu, d’après le guide de voyage c’est nécessaire pour justifier que nous sommes étrangers lors de l’achat de certains trucs comme les billets de train. Le guichetier de la banque refusant tout d’abord, à force d’insistance nous avons réussi à obtenir le fameux papier ! Première victoire sur ce que nous redoutions : réclamer, surveiller, éviter les arnaques, etc.

Maintenant il est temps de sortir de l’aéroport et de trouver un taxi … Premier constat : il fait très chaud (35°C) ! Autre constat : ça pue méchamment le poisson pourri (il est pas frais mon poisson ???) ! Enfin nous sommes entourés de barrières derrière lesquelles sont agglutinés des gens attendant famille, amis, arnaques à faire, le tout sous la haute surveillance de la police. Nous gagnons tout de suite le comptoir central situé sous le panneau Prepaid Taxi. Nous réservons un taxi prépayé pour éviter de se faire arnaquer sur le prix de la course tel qu’il est recommandé dans le guide (oui, on l’a beaucoup potassé), puis nous nous dirigeons vers la file des voitures qui se distinguent par leur couleur : vielles bagnoles des années 50 noires et jaunes et vieilles voitures bleues plus récentes et avec clim … A peine nous approchons nous des taxis qu’un homme se rue dans notre direction et nous dit dans un dialecte mélange d’anglais et d’indien qu’il veut voir notre feuille et qu’il peut nous conduire à un taxi (les voitures sont à moins de 5 mètres … Nous pensons pouvoir le faire tout seuls !). Mais nous avions lu le guide touristique (encore lui) et étions parfaitement informés des méthodes des rabatteurs qui vous conduisent auprès d’un taxi puis réclament des sous pour le service rendu. Bref, après un non ferme, on attend près des taxis pour savoir lequel prendre … Finalement un homme que nous prenons pour un conducteur nous fait signe de nous approcher de son taxi. Il prends nos sacs pour les mettre dans le coffre et nous présente notre chauffeur … Mince ! Un rabatteur ! Il demande à voir notre reçu de taxi mais nous refusons fermement de le lui donner tout comme au chauffeur ! Pourquoi ? Car ce reçu permet au conducteur d’être payé pour sa course, et nous ne souhaitons pas que ce papier soit dans des mains étrangères ou bien que le chauffeur se paie avant d’avoir réalisé la-dite course. Il est important de souligner que l’anglais n’est pas si courant que ça, voir pas du tout comme nous le constaterons dans la suite de notre périple. Du coup les discussions se font avec des gestes et des répétitions de même mot … Voyant que nous insistons, ils laissent tomber et nous voilà partis dans un taxi bleu (avec la clim donc). Quelques centaines de mètres plus loin, le chauffeur s’arrête près d’une guérite et réclame à nouveau le fameux papier. Après discussions (de sourds), nous le lui avons finalement remit : il a été payé mais surtout a reçu un tampon pour pouvoir passer le barrage de police à la sortie de l’aéroport. Moralité : le guide - malgré son bon sens - est incomplet ! Lors de ce premier arrêt nous recevons la visite d’enfants miséreux toquant aux fenêtres. On avait beau s’y attendre, ça fait bizarre. La seule solution est d’ignorer … Pour reprendre une information glanée, il vaut mieux faire une donation à un organisme contrôlé, plutôt que donner de l’argent directement à ces enfants qui le remettront de toute façon à leur “patron”.

Ca y est ! Nous sortons enfin de l’aéroport et dépassons les grands murs démolis ! Notre chauffeur semble nous en vouloir de lui avoir donné du fil à retordre par rapport au reçu … Du coup lorsqu’il s’arrête à nouveau quelques centaines de mètres plus loin dans une espèce de garage qui tient plus d’une décharge, on se pose quelques questions ! On décide de ne pas bouger du véhicule malgré qu’il ait coupé la clim. On sue à grosses gouttes, enfermés dans sa guimbarde. Au bout de 5 minutes, un genre de mécano ouvre le capot et enfile un tuyau dans le moteur : il fait le plein du bolide … On devrait p’têt se détendre non ? Enfin nous partons pour le quartier du Fort à Mumbai … 1h de route depuis l’aéroport pendant laquelle nous allons traverser de nombreux quartiers et avoir un premier aperçu de l’Inde ! Une chose vient tout de suite à l’esprit : ne jamais louer une voiture ici ! C’est indescriptible le bordel ambulant qui règne sur la route. Tout le monde se coupe la route, se fait des queues de poisson, forme 4 lignes sur une 2 voies quand ce n’est pas une 5ème en sens inverse. Les voitures se collent à seulement quelques millimètres les unes des autres, ajoutez par-dessus un tas de 2 roues qui serpentent, d’énormes bus déglingués et des camions en bois et voilà la masse mouvante des transports indiens ! Ajoutez enfin un coup de klaxon toutes les 5 secondes par véhicule pour l’ambiance sonore !

Taxis et Victoria Terminus (CST)

Taxis et Victoria Terminus (CST)

D’un point de vue environnement, on traverse tout d’abord des maisons faites de tôle. Les trottoirs sont de terre. Il y a des gravats un peu partout, les voitures devant les éviter (en plus des autres véhicules). Des gens partout, absolument partout ! Ca grouille, ça traverse, ça dort à même le sol, ça porte une vieille dame morte sur une civière de fortune, ça sculpte du bois, ça braille, ça essaie de vendre des trucs et des machins aux fenêtres des voitures, ça regarde une vache sacrée ou une chèvre traverser, … Au fur et à mesure que nous approchons du coeur de Mumbai, la tôle fait place à des immeubles délabrés, prêts à s’écrouler pour certains. Sans vraiment exagérer, la ville est en mauvais état à l’exception de quelques bâtiments ici et là ! Bon maintenant il faut trouver notre hôtel : nouveau challenge ! Notre conducteur ne connaît pas l’adresse que nous lui avons donnée, il n’a bien évidemment pas de GPS, du coup il s’arrête plusieurs fois, notre guide à la main, pour demander aux passants et autres chauffeurs de taxi où se trouve le-dit hôtel. C’est l’aventure, quoi ! Nous traversons des quartiers qui semblent piétons mais où notre chauffeur s’engouffre à grand coups de klaxon au risque de tailler des shorts à bon nombre de passants ! A force de détours et de pauses question, finalement nous arrivons à destination ! Ouf !

Nous descendons à l’hôtel New Bengal qui est d’un point de vue tarifaire midrange mais pour Mumbai, la ville la plus chère du pays, ça devient un budget pas trop mal. A la réception nous demandons à voir une chambre, nous grimpons dans l’ascenseur de fortune entouré de tôle en guise de cage et visitons notre future chambre : petite, chaude et humide, besoin d’être rafraîchie mais convenable, un lit confortable et elle ferme à clé ! Après la paperasse et une douche, nous sortons affronter la jungle de Mumbai. Les premiers temps ce fût difficile mais finalement on s’y habitue … Les odeurs sont très très fortes : de la bonne odeur d’encens à l’affreuse odeur mélange de pisse, de poisson pourri et de crasse. Il y a des gens partout, ça grouille (ils sont plus d’1 milliard !!). Il y a des mendiants, des gens dormant sur l’espèce de trottoir, des vendeurs de trucs, des passants, des hommes d’affaires … et très peu de femmes ! Les bâtiments sont gris de pollution mais gardent néanmoins une certaine majesté. Par contre les quelques cours ou jardinets sont remplis de détritus. Et par dessus tout ça, une forte chaleur humide (35°C pour rappel).

Nous sortons donc de l’hôtel pour gagner un des restaurants recommandés par le Lonely Planet. On a décidé dans un premier temps d’adopter un régime végétarien afin d’éviter de malheureuses aventures gastriques … On va déjà voir comment notre tube digestif s’habitue aux épices avant de s’attaquer à la viande ! Pour quelques euros nous mangeons un bon repas copieux. Pour digérer (et perdre quelques kilos d’eau en sueur à cause de la chaleur humide) nous marchons un peu et stoppons devant un magasin de Sari, la tenue typique des indiennes. Mais il fait trop chaud et malgré les ventilateurs, nous ne pouvons plus tenir dans le magasin. Nous regagnons l’hôtel, commandons des bouteilles pour nous ré-hydrater (car il ne faut surtout pas boire l’eau du robinet !!! Risque de maladie pas marrante pour nos corps européens. Et par une telle chaleur c’est plus que frustrant de ne pas avoir accès à l’eau courante ! On se sent dépendants et menacés car il faut en plus vérifier à chaque fois que la bouteille est neuve et pas remplie de l’eau courante par des procédés de roublards …). Enfin arrive la nuit, crevés par nos heures d’avion nous nous écroulons sans dîner. La température extérieure tombe à 29°C mais pas dans notre chambre ! Le sauna c’est sympa mais 8h d’affilé ça crève. Au matin nous décidons donc qu’à partir de ce jour, le 18 mai, la climatisation est notre amie ! Nous descendons à la réception, faisons le nécessaire pour changer de chambre avec la fameuse option clim’, puis nous partons prendre notre petit déjeuner offert par l’établissement : il faut sortir de l’hôtel, passer quelques entrées d’immeubles puis ouvrir une porte anonyme surveillée par un gros bras. C’est reparti pour des épices dès le matin ! Ca va être long …

Aujourd’hui il va falloir qu’on s’occupe de notre périple en Inde et des différents moyens de transport à notre disposition. Nous nous dirigeons donc vers le Victoria Terminus plus communément appelée la gare ferroviaire CST. Après avoir évité quelques rabatteurs souhaitant nous aiguiller parmi les nombreux comptoirs (ce qui est sympa mais payant …), nous finissons par arriver au guichet 52 spécialisé dans les étrangers et leur quota ! En effet les indiens peuvent réserver leur billet de train 90 jours à l’avance et … ils achètent tout tout de suite quitte à se faire rembourser ultérieurement ! Du coup il n’y a que rarement des places dispo dans les trains ou alors il faut s’inscrire sur le système de liste à double attente (on vous expliquera ce que c’est à notre retour pour les plus curieux). Pour laisser les touristes libres de leur mouvement, le gouvernement réserve des place aux étrangers (mais c’est du genre 4 places par train). Nous nous renseignons donc pour les destinations qui nous intéressent : rien de dispo avant 1 semaine ! Bien trop long pour nous, Mumbai c’est sympa mais bon … Non merci ! On finit par trouver un parcours tortueux qui nous intéresse et là impossible de l’acheter … Ils ont un système d’achat très particulier ici : vous êtes étranger, vous souhaitez acheter un billet de train sur un quota étranger s’il en reste ; 2 possibilités : vous pouvez payer en roupies pour un départ le lendemain (mais en général d’autres étrangers ont déjà acheté les places) ou réserver pour une date ultérieure mais payable uniquement en US Dollar, Euro ou Livre (et pas en dollar australien, bien évidemment …). Fatigués de toutes ces histoires alambiquées de train, avec pour seule vision le fait de rester bloqués à Mumbai, avec l’environnement bruyant, la nuit sans clim, le manque de sommeil, la difficulté à communiquer (ça fait longtemps que les anglais sont partis …), nos 8 mois de voyage dans les pattes, nous avons craqué et avons sérieusement réfléchit à retourner à l’aéroport pour prendre le premier avion pour la France …

Thali : un plat traditionnel du sud de l'Inde

Thali : un plat traditionnel du sud de l'Inde

Nous nous sommes laissés le temps du repas pour y réfléchir plus sérieusement. Tout naturellement nous sommes retournés au végétarien de la veille où ils nous ont servi des coca au verre et non en canette. Avec la peur de boire n’importe quoi, on ne boit que l’eau minérale et les boissons stérilisées. Du coup notre bonhomme peu souriant (sont pas joyeux à Mumbai …) qui nous sert des verres et qui dit qu’ils ne font plus les canettes (alors que la veille il n’y avait eu aucun souci) a influencé notre choix. Après avoir relevé l’adresse de Virgin Atlantic afin d’avancer notre vol, nous prenons le premier taxi qui se pointe (et hop c’est parti pour marchander le prix de la course …), un vieux tacot cabossé qui ressemble furieusement aux voitures du manège de Pornic (pour ceux qui connaissent) et on arrive devant un grand bâtiment délabré. On cherche mais on ne trouve pas les bureaux de la compagnie. Des Indiens nous viennent en aide (gratuitement ! Comme quoi il y a des gens sympa ici finalement !) : on monte au 5ème ; on descend au 3ème chez Turkish Airlines ; on retourne au rez-de-chaussée ; on va dans l’agence à côté de Delta Airlines qui conclut notre périple par: “Virgin Atlantic n’a pas de bureau ici, je vais vous donner leur numéro !” … C’est le Lonely Planet qui nous abandonne maintenant avec ses fausses informations !!! On se calme, on prend une grande inspiration et on réfléchit ! On va rentrer à l’hôtel, regarder sur internet (avec notre super connexion non sécurisée avec laquelle on ne peut se connecter à aucun site réclamant un mot de passe) et réfléchir …

Mais avant Elodie demande à faire un petit détour par Kala Nikatal (elle perd pas le nord !) : le paradis du Sari ! Après une course en taxi et moults essayages dans un bâtiment rempli du sol au plafond d’étoffes précieuses qui n’en finissent pas de briller, profitant de la gentillesse du personnel (exclusivement masculin) et surtout de la clim, mademoiselle finit par jeter son dévolu sur une magnifique pièce rose/violet en soie ! Ses mesures prises (le haut du sari doit être ajusté sur mesures), l’ensemble sera prêt pour le lendemain soir. Retour à l’hôtel, on met la clim à fond dans notre nouvelle chambre bien plus spacieuse (et plus chère mais ça reste largement accessible pour nos bourses €uropéennes). La flemme de sortir dîner, on discute de notre futur en Inde, on compare les options, on fouille les méandres du système ferroviaire et puis dodo.

Le 19 mai on se réveille bien plus confiants dans notre périple indien que la veille ! Sans doute grâce à la clim et à une véritable nuit dans les bras de Morphée. Première étape de la journée, acheter les billets de train selon le plan d’attaque défini la veille au soir. Nous obtenons les 4 premiers de notre 10zaine d’étapes : Ahmedabad, Udaipur, Ajmer et Jaipur. Pour les autres il nous faut des monnaies étrangères. Donc direction Thomas Cook pour échanger des dollars australiens en roupies et en euros. Mais le plan était trop beau … La loi interdit tout achat de devises étrangères à plus d’un jour du départ du pays ! Nous sommes français, nous avons des euros sur nos comptes mais il est interdit d’en obtenir ! Nous essayons quelques banques locales sans succès. Ca (re)commence bien ! Marre de ces histoires, nous décidons de visiter le quartier historique de Mumbai : On commence par la Gateway of India, où se mêlent touristes, locaux, pick-pockets et vendeurs à la sauvette (Bastien se voit d’ailleurs proposer de l’ectasy et de de la marijuana d’Amsterdam sous le nez de la police pourtant très présente). Et on continue par un tour dans le très luxueux hôtel Taj Mahal Palace (celui de l’attentat de novembre 2008), petit arrêt dans un végétarien excellent (on s’habitue aux épices et on goûte aux “dosas”, cousines de nos chères crêpes bretonnes ) puis on flâne dans les rues et achetons quelques vêtements locaux. On retourne à l’hôtel pour prendre un coup de frais de cette divine clim et enfin nous retournons chercher le Sari d’Elodie ! Retour à l’hôtel (bis), la chambre se transforme en salon d’essayage. Conclusion : Bastien ressemble à un prince indien avec sa tenue blanche mais du côté d’Elodie, ce n’est pas si facile de draper la tenue indienne de référence ! 5m de tissus à enrubanner sur soi sans épingle et sans s’emmêler les pinceaux, contrairement aux affirmations du vendeur, c’est loin d’être simple. Fatigués de tout ces essayages, nous sombrons dans un profond sommeil.

Nous espérons ne pas avoir donné une image trop négative de l’Inde dans nos premières impressions car le 20 mai nous nous sommes éveillés de bonne humeur. Finalement on s’y habitue à toutes ces odeurs, cette population dense, cette culture ! Et aujourd’hui nous quittons enfin Mumbai pour Ahmedabad ; 7h30 de train (climatisé et toc !) pour parcourir 500 kms … Pour éviter d’errer dans les rues trop longtemps, on quitte l’hôtel tardivement, on traîne au petit-déjeuner, on s’entasse avec les sacs dans un taxi, et une fois à la gare on trouve une Waiting Room : une salle d’attente réservée aux billets de classe supérieure ; très confortable mais les sièges sont habités pas des punaises … L’heure de notre train approchant, nous montons nous installer à bord du Karnavati Express et roule ma poule ! A nous Ahmedabad ; mais ceci est une autre histoire !

Ci-dessous notre feuille de route en Inde pour le mois à venir (du 17 mai au 14 juin) :
Du 17 Mai au 20 : Mumbai
Du 20 au 21 : Ahmedabad
Du 22 au 24 : Udaipur ; la ville romantique
Du 24 au 26 : Ajmer et Puskkar
Du 26 au 28 : Jaipur ; la ville rose
Du 29 au 1er Juin : Jaisalmer ; la golden city avec son fort de sable émergeant du désert
Du 1er au 3 : Jodhpur ; la ville bleue
Du 4 au 6 : Agra (via Delhi) ; son fort et le Taj Mahal
Du 7 au 8 : Khajuraho ; et ses temples
Du 9 au 11 : Varanasi ; et ses marches plongeant dans le Gange
Du 12 au 14 : Delhi ; la capitale de l’Inde

 
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Singapour

Posted by admin on mai 24, 2010 in Tour du monde

Reprenons le cours de notre histoire …

Levés aux aurores pour attraper la navette, nous quittons Cairns par la voie aérienne ; direction : Brisbane. Arrivés à destination avec les premières lueurs du jour, nous nous installons dans l’aéroport pour attendre notre prochain vol en début d’après-midi. Imaginez attendre plusieurs heures sans pouvoir mettre la main sur un vendeur de Sushi ! C’est un comble ! Ce sera bien la première fois dans notre périple ! On se rabattra sur des nouilles cuisinées au wok … (délicieuses !). Bref, après avoir glandouillé dans l’aéroport de Brisbane, nous embarquons à bord d’un vol de Singapore Airlines à destination de Singapour (logique …) et nous goûtons ainsi à l’hospitalité asiatique ! Les hôtesses, dans leur jolie robe typique de la compagnie, sont à nos petits soins. Bastien, sous le commandement d’Elodie, va essayer quelques cocktails typiques (et puis ça fait passer le temps ; 7h30 de vol c’est long !). C’est sûr après quelques verres, on est plus joyeux ! Maintenant regardons les films proposés (Avatar, Invictus, Sherlock Holmes, etc.), 2/3 virages et nous voilà arrivés !

Singapour est un ancien comptoir anglais et possède un des aéroports les plus confortables au monde (cinéma, piscine, hôtel, jeux vidéo, restaurants, jardins de détente, etc. à l’intérieur même de l’aéroport). Passés la douane, nous prenons le MRT (métro) pour rejoindre notre hôtel situé dans le quartier de Little India. Une bonne nuit de repos plus tard, nous pointons notre nez à l’extérieur : il fait très chaud et très humide ! Un pas provoque une coulée de sueur ! Nous décidons de prendre un pass bus touristique pour découvrir la ville dans sa globalité en évitant les efforts … Singapour est une des portes d’entrée de l’Asie, du coup on y croise beaucoup d’asiatiques (et des indiens dans leur quartier). Du coup au programme : on se laisse tomber dans cette vitrine culturelle, on visite des temples où d’immenses dragons surgissent, on partage une table avec une famille dans un petit restaurant de quartier et on admire les différentes architectures de la ville. On ne regrette pas d’avoir pris une journée-stop pour notre transit vers l’Inde. Et puis on se dit que ça va nous offrir une marche vers la culture indienne et nous habituer un peu (on peut toujours rêver).

Le lendemain on se lève tôt pour regagner l’aéroport, acheter les petits trucs de dernières minutes (liquide lave-mains, ceinture portefeuille, cadenas etc.) et prendre un avion de Singapore Airlines pour Mumbai (anciennement Bombay). Autant lors du premier voyage sur cette compagnie on l’aurait notée 5/5, autant ce coup-ci on ne retrouve pas l’ambiance chaleureuse des hôtesses … Peut-être est-ce dû aux comportements (super actifs et sonores) des nombreux indiens dans l’avion ? Enfin bon, tant pis pour les cocktails et 5h plus tard nous arrivons en Inde, à l’aéroport international de Mumbai. Mais ceci est une autre histoire !

 
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Singapour

Posted by admin on mai 15, 2010 in Tour du monde

En attendant un article sur notre étape sur cette île-ville, on souhaitait vous prévenir que nous étions tout simplement bien arrivés ! (après 2h + 7h30 d’avion … maintenant dodo !)

 
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G’day mate!

Posted by admin on mai 14, 2010 in Tour du monde

Cela fait maintenant 4 mois que nous sommes en Australie, 7 mois en Océanie et 8 mois 1/2 que nous avons quitté la France : il est temps pour nous de gagner … l’Asie ! Et c’est le 15 mai que nous nous envolons de Cairns (à 6h pour Brisbane puis changeons d’avion à 14h) pour Singapour, première étape de notre périple sur ce nouveau continent. Après un passage éclair dans cet ancien port anglais, nous re-décollerons le 17 mai pour attaquer notre périple en Inde : arrivée le 17 à Mumbai (Bombay), visite des régions du Rajahstan, Madhya Pradesh et Uttar Pradesh puis départ le 14 juin de New Delhi. Il y aura - nous l’espérons - plein de choses à raconter et à photographier ! En attendant, voilà 10 jours que nous sommes sur Cairns, près de la Grande Barrière de Corail ; récit de nos derniers jours en Australie :

Le 3 mai - fête du travail australien - nous débarquons à Cairns sous une pluie diluvienne. Nous avons peut-être l’air d’insister mais … Y a t-il vraiment un problème de sécheresse ici ? Dépités par ce temps et à l’idée de planter la tente, nous décidons de troquer la place de camping pour une Cabin : une cabine avec un vrai lit, télé, frigo, clim, pas d’humidité, etc. Après 4 mois de tente, on peut bien l’offrir à nos corps meurtris (on en fait trop là, non ?). Les jours qui suivent sont essentiellement dédiés à la vente de notre voiture. Bien sûr on en profite pour faire du shopping (surtout au DFO qui est un centre regroupant des magasins d’usine dont celui de Quicksilver où -il faut bien l’avouer - la carte bleue a chauffé). Après la rédaction de l’annonce, nous parcourons les rues de long en large pour déposer dans chaque auberge de jeunesse le récapitulatif de notre bolide. La première semaine fut effrayante puisque nous ne reçûmes aucun appel, la date du départ s’approchant. C’est dimanche en 9 que la destinée fût enfin de bonne augure. Bref on a eu de nombreux coups de fil, 3 propositions d’achat et c’est le tout premier “visiteur”, un japonais au prénom de Yosuke, qui fût l’acquéreur.

Allégés de cette épine, nous nous sommes concentrés sur les préparatifs de départ : fermeture du compte en banque, dépose d’un dossier pour récupérer les taxes prélevées sur nos salaires, expédition d’un énorme colis avec des souvenirs et autres cadeaux et nos affaires superflues pour l’Inde, passage au coiffeur, préparation pour les prochaines destinations (hôtel à Singapour, parcours en Inde, navette pour l’aéroport, etc.). Et c’est ainsi que le mercredi 12 mai nous avons enfin le temps de visiter le coin, c’est à dire partir pour une journée en catamaran à la recherche de Nemo. Armés de nos masques, nos tubas et nos palmes, nous plongeons dans les eaux turquoises à 28°C pour découvrir le massif corallien de la Grande Barrière de Corail et les milliers de poissons multicolores qu’elle abrite. Détaillons cette journée :

A 7h tapante un minibus vient nous chercher au camping (où on a notre cabine ; rappelez-vous : on a arrêté la tente !). Il nous conduit à la marina de Cairns après quelques détours pour d’autres passagers. Après l’enregistrement de nos tickets tel le check-in d’un grand aéroport, nous descendons les pontons jusqu’à l’immense catamaran. A nous les joies de la voile (on ne souhaitait pas refaire l’expérience d’un super jet des mers) ! En attendant le départ programmé à 8h, nous dégustons un thé avec des petits muffins en voyant arriver les trop nombreux retardataires ; car le gros défaut de notre périple en mer fût bien la quantité de monde embarqué … (dont un énorme groupe de touristes français avec pour avantage d’avoir toutes les explications en français ! Mais est-ce bien utile pour des bilingues comme nous !? :P). Bref nous voilà partis, voguant sur une mer agitée, pour 2h de navigation avant le premier arrêt. Ca secoue pas mal et c’est avec joie que nous voyons se pointer l’île aux oiseaux : un petit bout de terre grand comme la place royale (Nantes), perdu au beau milieu du Pacifique. Après avoir jeté l’ancre, nous sommes transférés dans une petite barque à fond transparent où on peut apercevoir un avant-goût de ce qui nous attend. Arrivés sur la plage, on est un peu écoeurés après le voyage et l’odeur nauséabonde que dégagent les 20000 mouettes qui vivent sur ce bout de terre. Qu’à cela ne tienne, on pose les serviettes, on se badigeonne de crème, on enfile masques, tubas et palmes et on se rue dans l’océan à 28°C (déjà dit non ?!) et là on tombe sur un petit paradis sous-marin ! Bien plus complet qu’aux îles Cook et sans commune mesure avec les Whitsundays : nous sommes sur la Grande Barrière de Corail ! On croise des petits poissons bleu fluo, des énormes poissons perroquets (vert et rouge avec un bec de lièvre qui font bien 2 fois notre tête), des poissons de toutes les tailles, de toutes les formes et de toutes les couleurs ! Mais également du corail souple, ondulant sous la force des courants, d’autres ressemblant à des bouches violettes ou oranges, ainsi que du corail dur avec des formes de bois de cerf, ou de petits volcans … Un monde fou que même (feu) Cousteau n’arrive pas à retranscrire dans ses vidéos : il faut le voir pour le croire ! Nous faisons même la rencontre d’une grosse raie qui ondule pour s’enfuir à notre approche !

Ensuite nous regagnons la plage pour une session séchage et bronzette, puis retournons au bateau pour une session remplissage de ventre : l’activité ça creuse. Au menu buffet avec en guest star des crevettes bien fraîches ! Enfin nous levons l’encre pour quelques minutes seulement : nous nous arrêtons à quelques kilomètres de l’île sur un massif corallien pour le coup perdu en pleine mer. Nous hésitons quelques instants avant de replonger vu comme les vagues se déchainent sur la coque … Une fois à l’eau, brassés par les courants et la mer agitée, nous découvrons un récif corallien de quelques dizaines de mètre carré encore plus beau, plus magnifique, plus Ouah !, plus … Avec la magie de sa bordure qui est une falaise s’enfonçant dans les profondeurs de l’océan aux teintes bleu roi ! De retour sur le bateau, nous sommes pressés de rentrer car mine de rien ça brasse dans l’estomac … 2h de navigation à tenir (avec succès mais bonjour le mal de terre …) ! Malheureusement nous n’avons pas vu Nemo et nous avons raté les tortues géantes : nous reviendrons ! Quant à la voilure du catamaran, et bien … Trop de vent donc on a tout fait au moteur et un poil de foc …

Le 13 mai, pour fêter la vente de la voiture, nous nous sommes offerts un restaurant gastronomique. Nous avons ainsi pu gouter au kangourou, à l’émeu et au crocodile ! Le premier est bien meilleur que le second à notre goût dans la catégorie viande rouge. Et le dernier est exceptionnel : à mi-chemin entre le poulet et le calamar, un délice ! Bien sûr on ne pouvait quitter l’Australie sans se (re)faire un dernier barbecue (le 14 : soyons précis !) … Et enfin le 15 mai, départ !

Voici la fin de notre périple en Australie .. Nous n’avons pas trouvé de pépites d’or, on y a rencontré des gens adorables, il ne fait pas si beau que ça (ou alors on s’habitue ! Il est vrai qu’on suit l’été depuis 10 mois maintenant), la faune est exceptionnelle et la grande barrière de corail magnifique ! Maintenant l’Asie !

 
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Séance photos !

Posted by admin on mai 6, 2010 in Tour du monde

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas alimenté la galerie photos du site … Nous savons … C’est honteux ! Veuillez nous excuser. Vous trouverez ci-dessous les liens pour consulter les photos illustrant nos différents articles …

- Voir les photos de Tumut et des pommes !
- Voir les photos de Sydney !
- Voir les photos de la côte Est du NSW !
- Voir les photos de Brisbane !
- Voir les photos du Queensland !

 
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La côte du Queensland

Posted by admin on mai 5, 2010 in Tour du monde

Nous en étions au 23 avril, on venait juste de quitter Brisbane (ainsi que rendre visite aux Koalas et à la végétation luxuriante de la Rainforest). Nous voilà de nouveau en route … sous les gouttes ! A croire que la saison des pluies n’est pas totalement terminée … Nous nous posons à Hervey Bay, dans un camping “les pieds dans l’eau”.

24 Avril : on commence la journée par récupérer de la nuit mouvementée grâce aux jeunes qui ont fait la fête toute la nuit au pied de notre tente … Mais bon heureusement le soleil est de retour, du coup le programme de la journée est : plage, bronzage, etc. On profite de l’eau à 23°C (ça monte petit à petit plus on va vers le nord). Le 25 Avril ressemble sensiblement à la veille (sauf que cette fois-ci on a très bien dormi !)

La date du 26 avril a été marquée par l’évènement majeur de la journée : l’anniversaire d’Elodie ! Pour fêter ça, nous quittons Hervey Bay pour traverser les champs de canne à sucre jusqu’à la ville de Bundaberg. Bien que l’architecture ne soit pas à retenir, le bled abrite une usine éponyme bien particulière. Nous nous arrêtons donc à Bundaberg (l’usine) qui est le plus gros fournisseur de rhum d’Australie ! On visite l’usine afin de comprendre le processus de fabrication. On se marre quand les guides avouent ne pas savoir combien de temps durent les tonneaux de chêne (bah oui c’est un “nouveau” pays l’Australie, du coup ils n’ont pas de recul … Ils espèrent que ça tiendra plus de 100 ans !). Et on finit par une dégustation du rhum le plus connu en Océanie ! Au menu Rhum coca, Rhum de 10 ans d’âge et liqueur de Rhum. On digère le liquide en trainassant à la boutique et en bullant sous les arbres du parking avant de repartir pour notre destination finale de la journée : 1770.

Quoi ? 1770 ? Oui … Original non ? C’est en 1770 que le capitaine Cook atteignit l’Australie et commença à cartographier la côte Est. Un de ses nombreux arrêts sur terre fût l’emplacement de la ville de 1770 qui prit le nom de … Seventeen Seventy (1770) ! Mais pour clarifier notre récit nous la nommerons du nom de sa cité soeur, située à quelques kilomètres : Agnes Water. Nous disions donc que nous roulions en direction de ces 2 petits villages perdus au bord de l’océan (pas plus de 2000 âmes). Agnes Water sera notre dernière étape avant la barrière de corail qui commence un peu plus au nord, au niveau du tropique du Capricorne. On se pose donc dans le camping du coin et on file au resto pour fêter l’anniversaire d’Elodie dignement ! Au menu : du poisson même pas pané, chose rare dans ces contrées anglo-saxonnes …

27 Avril : Vu que c’est le dernier bled avant la Grande Barrière de Corail, c’est également le dernier endroit où on peut trouver des vagues à surfer. Car qui parle d’Australie, parle de barbecue, de plages mais surtout de Surf ! Nous nous devions de tester ce sport sur ses terres d’origines (ce n’est ni Quicksilver, Billabong ou Ripcurl qui nous contrediront !). Bref, le temps étant de la partie, nous avons réservé un cours. Du coup on se retrouve dans un minibus à 9h20 avec le conducteur/prof caricature du surfer : blond, bronzé, musclé ! Après les cours sur la plage pour la partie théorique, on s’attaque aux vagues ! Un vrai plaisir ! (mais pas toujours facile …). Il faut noter qu’Elodie se débrouille merveilleusement bien. On a des photos pour le prouver !!! (photos prises par Jeanne, une française expatriée avec qui nous avons pas mal papoté). L’après midi, après 4h de surf intensif, nous lézardons sur la plage. Le 28 avril est marqué à nouveau par le surf. On a tellement apprécié l’expérience qu’on décide de louer des planches à notre prof et retourner dans son spot où il n’y a personne ! C’est reparti pour 4h de surf ! Et l’après-midi c’est à nouveau repos (bah oui l’exercice physique ça fatigue).

Le 29 avril, nous quittons notre petit paradis pour surfers pour attaquer un gros morceau. Nous parcourons les 750 kms qui nous séparent d’Airlie Beach, la porte d’entrée des Whitsundays : une soixantaine d’îles entourées par la barrière de corail, avec des grandes plages de sable blanc qui plongent dans une eau bleue turquoise et inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. La route - une 2 voies avec de grandes lignes droites - se fait sans mal, on croise quelques kangourous écrasés et même un wombat les quatre fers en l’air. Le paysage varie entre forêt et champs de canne à sucre. La route quoi … Le soir on se pose dans un petit camping sympa et on récupère du trajet. Le 30 avril, on visite Airlie Beach, on se renseigne sur les croisières pour les îles, on fait du shopping (Quicksilver, Ripcurl, …) et on profite du “lagoon” : un genre de piscine gratuite au bord de l’océan et entourée de cocotiers. Curieux nous diriez-vous !? Et oui … Ils ont de superbes plages, un temps magnifique (quoique …) , une eau turquoise à 25°C MAIS - car il y a un mais - l’océan est peuplé de requins et de méduses mortelles (de la taille d’un pouce : quasi indétectable avant l’attaque). Voilà pourquoi on trouve tout le long de la côte des lagons et des campings équipés de piscine ! Bref on continue à bronzer ! Le soir c’est barbecue (on est toujours en Australie, on reste à la mode !)

1er mai : alors que les français fêtent le travail (pauvres fous !), on se lève aux aurores pour attraper la navette qui nous conduit à la marina. Puis on prends place à bord de ReefJet, un genre de yacht aux moteurs survitaminés, pour une balade qui durera la journée entière (et gare au mal de mer car ça secoue sec !). Après 40 minutes de navigation dans les Whitsundays, on pose l’encre à l’ombre d’une petite île déserte et on enfile les combinaisons (sexy …) anti-piqûres de méduses, les palmes, le masque et le tuba : snorkelling ! Avec un goût retrouvé des îles Cook, on nage parmi des poissons de toutes les couleurs dans une eau à 25°C sur un massif corallien magnifique ! On remonte ensuite sur le navire pour le buffet du midi. A ce moment là, doit bien y en avoir 1 ou 2 qui ont des visages verdâtres. Mais ça nous ne empêche pas de repartir pour la visite de Hill Inlet Lookout : un point de vue sur les étendues de sable blanc se frayant un chemin dans l’eau turquoise. Le temps de prendre quelques clichés et nous repartons pour ces dites étendues, l’activité de fin de journée étant : plage, soleil, etc. (vous connaissez le refrain maintenant !). Enfin retour au port (avec un malade à bord, bien comme il faut. De notre côté aucun soucis !). Nous avons omis la rencontre de Guillaume et Laurent, 2 profs français en vacances avec qui nous avons sympathisé. Il est important de le noter car ils nous ont fait partager une autre vision du métier de prof : ils sont détachés au ministère des affaires étrangères pour enseigner au lycée français de Djakarta pour un salaire plus conséquent qu’en métropole et des vacances encore plus nombreuses ; ce qui a donné des idées à Elodie (mais chut !). De retour au camping à la tombée de la nuit on sombre dans un sommeil chaloupé …

Le 2 mai est consacré à la balade, au shopping (on continue à fouiller les magasins de surf et de plages), au repos et au barbecue (c’est un sport national ! On trouve des barbecues électriques partout , même dans les aires de repos !). Cette journée est placée sous le signe de la tranquillité, à prendre le temps de vivre avant le départ pour Cairns le lendemain (soit 700 kms à rouler ; heureusement ils proposent des points arrêts avec thé, café et petits gâteaux offerts pour inciter les conducteurs à se reposer et ce malgré leur fête du travail qui est le 3 donc). Mais ceci est une autre histoire !

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