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Le pays du long nuage blanc

Posted by admin on oct 27, 2009 in Tour du monde

Bonjour à tous !

Nous sommes sur le sol néo-zéolandais depuis 3 jours et tout va bien ! Nous avons établi notre campement à Auckland pour le moment, le temps de régler les papiers administratifs pour vivre ici (numéro de travailleur, ouverture d’un compte en banque, etc.). Ici c’est le milieu du printemps et il fait encore un poil frisquet (sans doute l’humidité de l’océan Pacifique bordant la ville, car le thermomètre affiche son 20° allègrement).

Concernant le fonctionnement du blog, nous allons un peu changer notre fréquence d’écriture car nos journées vont être ponctuées de labeurs (et oui, nous allons travailler) et il y aura moins d’expériences culturelles à partager. Mais pas d’inquiétude ! Nous écrirons de temps en temps pour vous donner des news ! (si on trouve des points internet à prix sympas, car pour le moment ce n’est pas friendly … Ceci dit les gens sont très sympa eux !)

Allez hop ! On y retourne ! Encore quelques paperasses à remplir …

Bises à tous

 
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7 jours au paradis

Posted by admin on oct 24, 2009 in Tour du monde

PlageMISE A JOUR : les photos des Cook Islands sont disponibles !

Petit résumé de notre séjour sur les îles Cook du 16 au 24 octobre … Au passage nous souhaitions émettre un Erratum sur l’article au sujet du Grand Canyon : ce n’est pas 93,3 m de dénivelé que nous avons dû affronter, mais 933 m. Vous aurez corrigé de vous même ! Maintenant revenons aux Cook Islands ; journal de bord :

Jour 0 - Après 4h de vol dans de fortes turbulences, nous atterrissons de nuit sur l’île principale de Rarotonga. Il est 20h heure locale. Descendus de l’avion, nous attendons nos bagages, accompagnés du son d’un yukulele d’un musicien local. A la sortie de l’aéroport, notre chauffeur nous saute dessus : vu qu’il fait nuit, le service normal de bus et shuttle ne fonctionne plus. La propriétaire de la maison d’hôte dans laquelle nous allons séjourner à donc commandité les services d’un chauffeur privé. A peine sortis que nous sommes déjà dans la camionnette en direction de l’est de l’île, vers le lagon de Muri. Elodie s’est rendue compte trop tard que des colliers de fleurs étaient offerts aux nouveaux arrivants. 20 minutes passent sans qu’on ne devine quoi que ce soit de ce petit bout de terre perdu en plein milieu du Pacifique, entre la Polynésie française et les Fidji. Nous arrivons enfin à notre destination. Un mot nous attend nous indiquant notre numéro de chambre. Nous nous installons puis dormons …

Jour 1 - Levés à l’aube, nous prenons la mesure de l’endroit où nous nous trouvons : des cocotiers, arbres à fruits de la passion, bananiers, fleurs exotiques nous accueillent dans le petit jardinet de la guesthouse. Nous filons directement à la plage située à une 20aine de mètres : c’est comme dans les films ! Une immense étendue sableuse d’un jaune pâle s’allonge sur plusieurs kilomètres. Des cocotiers lourdement chargés de leur progéniture (appelée noix de coco) ploient vers l’océan. Et l’eau … Transparente et d’un bleu turquoise … Une véritable piscine ! Au loin on aperçoit la limite de la barrière de corail où s’écrasent lourdement les vagues de l’océan, protégeant les eaux calmes du lagon. Nous entamons une petite balade au soleil levant sur ce havre de paix. On distingue dans l’eau de petits poissons multicolores. Bastien se met en quête de sa première noix de coco “entière” (car la noix que nous trouvons au supermarché n’est en fait que le noyau d’une énorme coque remplie de fibres). Une fois trouvée - ce n’est pas ce qui manque ici - impossible de l’ouvrir à main nue. Heureusement la rencontre fortuite d’un anglais qui a élu domicile sur l’île va nous sauver ! Son chien est passé maître dans l’ouverture de la noix de coco. A peine le temps de discuter que le chien laisse là notre trésor : la noix de coco (tel qu’on peut l’acheter donc). Après avoir reçu les explications sur la façon d’ouvrir la noix, nous rentrons l’ouvrir à la guesthouse. Le petit déjeuner sur la terrasse en teck sera composé de jus de noix de coco et de sa chaire aux vertues - renseignements pris sur internet - importantes (fer, zinc, cuivre, magnésium, etc.).

ChambreMaintenant que nous avons exploré le lagon, passons à l’île entière : un cercle d’un périmètre de 32 kms, une unique route qui en fait le tour et d’anciens volcans en son centre, habités par une nature luxuriante. Les plages sont toutes de sable vêtues, avec parfois des zones rocheuses faites de pierres de lave noire. Pour nous déplacer et faire les courses, la décision est prise de louer un scooter pour la durée de notre séjour (la plupart des gens se déplacent avec ce moyen de locomotion, la voiture étant assez rare). Le reste de la journée s’est donc déroulé comme suit : pause déjeuner au Kai Kai Time où d’excellents hamburgers à la betterave sont servis (beetroot in English) - sans doute des relents de nos habitudes américaines ; puis location du scooter et direction le supermarché du coin ; et enfin retour à la plage pour passer le reste de la journée à bronzer, nager et farnienter.

Jour 2 - Après le petit déjeuner, nous retournons sur la plage - activité principale du coin vous l’aurez compris. Aujourd’hui on s’essaie au snorkelling (”Qui, qui, qui, sont les snorky ?”) : mettez un tuba, un masque et des chaussures et vous êtes parés pour snorkeller ! La faune aquatique est impressionnante, on croirait nager en plein aquarium d’eau chaude : des poissons jaunes, rouges, marrons avec des rayures fluos, etc. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Regardez le film Nemo de Walt Disney et vous verrez avec qui on a nagé ! Attention, les chaussures sont obligatoires (ou les palmes) car hormis les oursins, il y aussi des poissons porc-épic (ils gonflent et font apparaître des épines quand on s’approche trop près d’eux).

Nous coupons notre activité plage par une balade en scooter pour faire le tour de l’île entièrement (soit les 32 kms si vous avez suivi). On a remarqué au passage la présence d’un bateau de Greenpeace qui tient une conférence sur la préservation des milieux aquatiques. Et ajoutons la baleine que nous avons aperçue dans les flots de l’océan ! D’ailleurs - en fait ça n’a rien à voir - on ne vous a pas présenté la météo locale : 25°C toute la journée avec un taux d’humidité supérieur à 60% (en gros : il fait chaud !), un soleil radieux et une eau à la température de la Méditerranée (on s’y met facilement et on peut y rester des heures).

La fin de la journée s’est terminée à la plage (surprise !) pour baignade et cueillette de noix de coco. A ce propos, si vous n’avez pas de chien sous la main pour ouvrir votre noix, un rocher à l’arrête tranchante fera l’affaire (ou un pieux planté dans le sol - c’est la solution des locaux).

FleurJour 3 - La suite du récit va se raccourcir puisque nous ne souhaiterions pas lasser nos lecteurs. Ce jour là nous avons, pour résumer : nagé, snorkelé, bronzé, cueilli des noix de coco, etc. En prime nous nous sommes offert le luxe d’acheter d’énormes parts de poissons pour rien du tout ; au menu : Mahi mahi ! Et n’oublions pas la petite sieste après le déjeuner pour recouvrer des forces !

Jour 4 - Afin de casser la routine (si on peut s’exprimer ainsi, car on ne s’ennuie pas du tout), nous prenons la décision de louer un canoë de mer pour la journée. On vous passe les détails sur la natation et le snorkeling depuis le canoë (ressemblant énormément à ces mêmes activités depuis la plage), nous en avons profité pour approcher la fameuse barrière de corail où viennent s’échouer les vagues de l’océan. Bien qu’on ne peut voir celle-ci directement sans plonger, nous avons marché sur l’espèce de ceinture qui entoure l’île, faite de coraux morts. Au niveau faune, on en a eu pour notre fatigue (faut ramer …) car de nouveaux poissons se sont offerts à nos masques, et même certains se sont amusés à jouer les poissons volants, en banc ! Nous en avons profité pour explorer 2 petits îlots perdus dans le lagon et se prendre pour quelques instants pour 2 robinsons perdus en plein Pacifique.

Jour 5 - Journée sous le signe du repos (oh ! quel changement !). Nous avons également testé dans nos assiettes 2 autres poissons (dont les noms nous ont échappé) : excellent, énorme et pas cher !

Vu que ce jour est peu rempli, parlons de notre sentiment à propos de l’île et de ces habitants. Bien que nous n’ayons pas les moyens de comparer, nous imaginons facilement que Rarotonga est une île qu’on qualifierait de paradisiaque mais avec un côté populaire, sans ce côté friqué avec des chaînes hôtelières à défigurer le paysage et la côte. Les gens sont simples et la vie est peu chère ! Un paradis !

Jour 6 - Premier jour couvert … La pluie va s’inviter toute la journée et nous allons avoir une sensation de chaud humide. Le programme du jour est une randonnée dans le coeur de l’île : balade de 3h30 aller-retour jusqu’à un des plus haut sommets. Equipé d’un bouquin local expert en la matière, nous partons à l’aventure : 2 km et 400m de dénivelé. Nous marchons depuis quelques temps dans une véritable jungle, entourés de lianes, cocotiers et multitudes d’autres arbres étranges et inconnus. Alors que nous progressons, nous nous rendons compte que nous avons loupé le bon chemin. Après l’avoir cherché, en effet nous l’avions raté et pour cause … Ici pas de GR entretenu … Il nous faut une machette pour continuer notre rando. N’étant pas équipés pour, nous rebroussons chemin déçus de ne pas avoir réussi à monter en haut du sommet et pouvoir ainsi voir notre île du ciel …

La pluie nous accompagne pour notre retour, et la frustration aidant, nous décidons d’aller acheter une perle pour Elodie. Car ici est cultivée la perle noire des îles Cook. Tels 2 experts devant un morceau de soie blanche protégeant quelques perles, nous faisons notre choix avec minutie. Cette perle parera la demoiselle ! Quel beau cadeau pour sa fête !!

Jour 7 - Dernier jour en ce lieu paradisiaque … Le midi on s’offre un poisson local, l’après midi c’est plage avec les activités habituelles (le soleil est revenu) et le soir c’est restaurant. Ajoutons tout de même la grande présence de moustiques tout le long de notre séjour, et qui n’aiment que la chaire française … Demain, retour au pays des kiwis, à Auckland en Nouvelle-Zélande, et là, fini de rire, il va falloir se mettre à bosser !

Nous serons en Nouvelle Zélande à partir du 26 octobre et vous pourrez nous joindre sur le numéro de portable suivant : 0211648200 ; n’oubliez pas de faire le double 0 suivi de l’indicatif du pays +64 ; soit au final 00 64 211648200. Pour les tarifs des appels, je ne les connais pas, à vérifier auprès de votre opérateur téléphonique !

 
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La machine à voyager dans le temps

Posted by admin on oct 19, 2009 in Tour du monde

La machine à voyager dnas le tempsNous avons quitté les USA le 15 octobre pour nous envoler vers la Nouvelle Zélande, étape obligatoire à notre destination finale : une île paradisiaque dans l’océan pacifique ; Rarotonga dans les îles Cook (à l’ouest de la Polynésie française). Au passage vous noterez que nous sommes bien arrivés et que vos voyageurs préférés vont y rester une bonne semaine. Au programme : baignade, snorkeling, bronzette, repos, etc. Une vraie vie d’artistes !

Enfin bref ! Nous sommes partis de Los Angeles jeudi soir … Et croyez nous (ou pas) mais nous avons trouvé une machine à voyager dans le temps !!! Suivez bien ce qui va suivre et vous allez comprendre … Nous quittons donc à 22h30 Los Angeles dans notre gros Boeing 777 de la compagnie Air New Zealand. Nous sommes alors le jeudi 15 octobre. Au passage il faut reconnaître que la qualité des fauteuils et des accessoires de cette compagnie aérienne sont très appréciables (et la quantité de films disponibles très importantes). Le voyage va durer 13h pour rallier Auckland en Nouvelle Zélande. Heureusement le besoin de sommeil va nous “faire gagner” 8h de voyage (même si la qualité du dit sommeil n’est pas optimal en position assise, avec les secousses et le bruit de l’avion en prime). Donc si nous reprenons nos comptes, en partant à 22h30 le 15 avec 13h de vol, on devrait arriver le 16 octobre à 11h30 … Sachant qu’il y a tout de même 4h de différence entre les 2 pays, nous devrions finalement atterrir le 16 à Auckland à 7h30 heure locale … PAS DU TOUT ! Nous avons atterri le 17 octobre à 7h30 ! Le vendredi a disparu !!!!!!!!!

Mais ce n’est pas tout … Car comme nous vous le disions, la Nouvelle Zélande n’est pour le moment qu’une étape. Nous y retournons pour 2 mois dans 1 semaine ! Tout ce qu’on a vu pour le moment ceux sont des maoris et l’aéroport. Donc si on reprend nos comptes nous sommes maintenant samedi 17 octobre … Et nous allons reprendre une machine à voyager dans le temps pour les îles Cook … Suivez le guide : notre vol sur un petit Airbus de Air New Zealand part à 15h30 d’Auckland, en direction de l’île de Rarotonga. Durée du voyage : 3h30. Sachant que l’île est situé à l’est, nous avons une différence de 1h … Logiquement nous devrions atterrir le 17 octobre à 20h … PAS DU TOUT ! Nous avons remonté le temps et avons atterri le 16 octobre à 20h ! Le vendredi est réapparu !!!!!!!!

Si ça ce n’est pas une machine à voyager dans le temps … Et il n’y a aucune astuce dans nos comptes ! La solution est toute simple en fait : nous avons voyagé autour de la limite des fuseaux horaires. C’est à dire que lorsque nous sommes arrivés à Auckland nous avions +11h d’avance par rapport à la France. Et aux îles Cook, nous sommes repassés à l’est de la France, c’est à dire à -12h par rapport à Paris.

Conclusion : nous allons bien ! Il fait chaud et il fait beau sous les cocotiers. Cette île est un vrai petit paradis mais avec une connexion internet hors de prix. Nous vous ferons un compte rendu de notre semaine paradisiaque dans quelques temps avec photos à l’appui. En attendant, nous, on retourne à la plage !!!

Bises à tous ! ;)

 
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Les visiteurs des derniers jours …

Posted by admin on oct 15, 2009 in Tour du monde

Plage de MalibuDu 11 au 15 octobre : Las Vegas (again) et Los Angeles

Nous entamons la fin de notre voyage aux USA. Pour rallier l’aéroport de Los Angeles, nous faisons une halte à Las Vegas pour profiter du luxe et du confort de ses hôtels (et de la chaleur !!! 30°C). Cette fois-ci c’est le Golden Nugget situé en centre ville qui nous accueille dans son cadre tout de marbre vêtu avec de la tapisserie à fleurs. On y trouve la plus grosse pépite d’or du monde, trouvée en Australie (on aura peut être cette chance !). Bref, on s’installe, puis on file au buffet de l’hôtel en forme de gare, Main Station, et enfin on rentre se reposer. Le soir nous investissons 2$ dans les machines à sous et avec notre technique “on change de machine après chaque coup gagnant”, on termine la soirée avec 8$50 en poche. Le début de la fortune ! Après une nuit salvatrice pour nos courbatures de la rando au Grand Canyon, on profite du breakfast pantagruélique de l’hôtel avant de reprendre la route.

Nous avons 5h à parcourir pour rallier la cité des anges. L’autoroute est très chargée, nous sommes lundi, Columbus day - jour férié aux USA (ils fêtent la découverte du continent par Christophe Colomb). A midi, une pause s’impose. Nous profitons du Peggy Sue’s 50’s Diner pour avaler des plats typiques : double cheeseburger, french fries et même un véritable milk shake made in the USA ! Délicieux ! Le tout dans un décor des années 50 caricaturé ! Kitschissime mais tellement bon ! Après avoir avalé cette montagne de bouffe, nous sommes prêts pour digérer tout en roulant dans le flot incessant des véhicules. Nous décidons de ne pas traverser la mégapole ce soir, mais de nous arrêter un peu avant dans les monts qui bordent Los Angeles, à Acton, dans un petit camping sans charme. Le lendemain nous partons pour notre prochain camping pour nos 2 derniers jours ; camping situé à Malibu (on espère croiser Pamela et Mitch !)

Britney Spears !Après avoir contourné Los Angeles et traversé Santa Monica, nous bordons l’océan pacifique dans un brouillard mêlé à de la pluie. Paraît qu’il fait tout le temps beau ici … Il a fallut qu’on tombe sur les 2 jours de pluie de l’année … Et quelle averse ! Nous nous installons dans le camping mais le temps empire … Nous prenons notre courage à deux mains et allons prendre quelques clichés de la plage, puis nous filons nous réfugier dans des boutiques. Mais la pluie durera toute la soirée … nuit … journée … Au réveil, c’est un crachin breton qui nous accueille ! Cela ne doit pas nous empêcher de visiter les (quelques) coins à touristes de la ville. Nous partons tout d’abord pour Santa Monica, voir la 3rd Street : rue commerçante où Bastien trouvera de nouveaux jeans (il avait usé tous les siens …). Puis direction Hollywood Bd pour lire les noms des artistes qui ont signés des plaques de béton. Nous cherchons en vain le sigle Hollywood sur la colline attenante mais le temps cache tout ! Un épais brouillard (en plus du crachin toujours présent) est apparu … Nous finissons la journée en passant par les quartiers de Bel Air et Beverly Hills pour regarder les maisons … euh … les énormes maisons … les manoirs … les châteaux … des richissimes américains de la côte ouest ! C’est fou ce qu’on peut se faire construire avec beaucoup d’argent ! Enfin retour au camping pour ranger tout notre barda avant de prendre l’avion demain soir !

Donc à partir de demain nous n’aurons plus de portable jusqu’à nouvel ordre. Nous décollons à 22h30 de Los Angeles pour 13h d’avion vers Auckland (Nouvelle Zélande) avant de reprendre l’avion pour 4h, direction les îles Cook, en plein dans le pacifique. Suite de nos aventures prochainement …

Photos de Los Angeles (et autres).

 
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El grande canyon !

Posted by admin on oct 15, 2009 in Tour du monde

Panorama sur le grand canyon9 et 10 0ctobre ; aujourd’hui (et demain), on visite notre dernier National Park des USA : le célébrissime Grand Canyon, celui dont on fait tout un foin. On va donc voir si l’endroit est à la hauteur de sa réputation.

Pour être tout à fait honnête, ça commence plutôt moyen. Beaucoup de gens semblent avoir eu la même idée que nous et on est loin d’être tous seuls sur la route. Les touristes - tout excités d’arriver sur le site - appuient sur le champignon pour être les premiers si bien qu’on a peur de ne pas trouver de place au camping. (on serait bien embêtés si c’était complet, les autres logements sont absolument hors de prix). On saute donc de la voiture et on se met dans la queue pour réserver un emplacement. On attend pas mal de temps, mais ça valait le coup : face à nous, planquée derrière son hygiaphone, une ranger version Tatie Danièle ne prend même pas la peine d’esquisser un sourire ni de nous saluer. Avec une tête de trois pieds de long, elle se contente de prendre nos renseignements en balançant ses crayons d’agacement. Agréable…On est très surpris, étant donné que tous les rangers croisés pendant notre voyage étaient d’une extrême gentillesse et avaient un grand sens du service. Bon…espérons que ce ne soit pas représentatif de l’ambiance au Grand Canyon…On installe donc notre campement en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire (entraînement intensif oblige) puis on lézarde un peu au soleil avant d’enfin aller voir à quoi il ressemble, ce fameux Grand Canyon.

VuePour les fidèles du blog ou les grands spécialistes de l’Ouest américain, ça ressemble beaucoup au parc de Canyonlands, sauf qu’on est plus près et que c’est beaucoup plus grand. Dans la terre, une immense fissure en escaliers a été creusée par le fleuve Colorado qui coule tout au fond. C’est immense! Pour aller d’une “rive” à l’autre du canyon par la route, il faut tout de même compter 5 heures! Nous, nous avons décidé de nous cantonner au côté sud (South Rim) car apparemment c’est là qu’il y a le plus de choses à voir. Après avoir pris les photos-cliché du gouffre, on décide de pousser un peu plus loin l’exploration et de prendre la navette qui longe l’ouest de la corniche en s’arrêtant aux points stratégiques. Celle-ci est bondée de touristes (ils sont partout!!) mais en alternant le bus et un peu de marche à pieds parmi les cactus, on a une belle vue d’ensemble du site.

Le soleil n’est pas loin de se coucher, on rentre donc au camping pour faire la popote. Ce soir, le feu est maigre : le parc interdit le ramassage du bois au sol (c’est bien la première fois qu’on voit ça) et on refuse absolument d’aller engraisser les commerçants du coin qui vendent le moindre petit fagot de buchettes le double du prix habituel. On fait donc avec les moyens du bord, à la Robinson et on se prépare pour une nuit à 4°C…presque le luxe après les températures quasi polaires qu’on a supportées à Yellowstone. On se couche d’ailleurs assez tôt car demain sera une journée sportive: on a prévu de descendre dans le canyon !

On se lève donc assez tôt, on prépare nos sandwichs et nos précieuses bouteilles d’eau et c’est parti pour la grande aventure (ben oui, on n’est pas non plus des pros de la rando). On a bien été mis en garde : des affiches sont placardées partout dans le parc : il est très fortement déconseillé de descendre et de remonter dans le canyon en une même journée ! Beaucoup trop physique… il y en a même qui en sont morts (de déshydratation et d’épuisement) . Les gens qui veulent faire la balade complète sont donc invités à passer la nuit dans un refuge au fond du canyon (qu’il faut réserver au moins deux mois à l’avance). Comme on n’est pas des fous de marche non plus, on se “contentera” d’avancer jusqu’ à Indian Garden, ce qui selon le guide du routard (encore lui) prendra entre 4 et 6h…6 et 9h en comptant les pauses (là, y’en a qui tiquent, je le sens)

Bon, on réfléchit plus aux statistiques, c’est parti! Coiffés de nos magnifiques Stetson d’aventuriers, on entame le premier lacet. Oui bah facile quoi ! C’est que de la descente et il y a des espèces de marches aménagées pour retenir la belle terre rouge et qui nous empêchent, nous, de glisser. Le tout, c’est de ne pas se prendre les pieds dedans. Ce qui nous fait moins rire, c’est la tête toute rouge et la respiration haletante des marcheurs qu’on croise dans l’autre sens. Ceux qui remontent. Ils ont l’air d’en baver un max, à bout de force. Bon allez, on avance, on cogite pas trop et on arrive au premier point d’eau. Il nous reste encore deux tiers à parcourir avant le pique-nique. Le suivant est marqué par la rencontre avec un convoi de mules. Elles portent sur leur dos les feignasses qui n’ont pas voulu marcher. Ca a l’air tellement plus facile ! On se console en nous disant qu’ils doivent avoir des tas d’ampoules sur les fesses après au moins 5h de voyage alors que nous pour l’instant, on n’en a même pas sur les pieds. Deuxième point d’eau, plus qu’un tiers. Et celui-là est plus long et en plein soleil (il est midi). On traverse un sentier bordé de cactus et on arrive enfin à Indian Gardens, une oasis au milieu du désert, tout au fond du canyon. Là où tout devrait être sec et aride pousse un petit bois presque luxuriant où nous nous posons pour nous restaurer et reprendre des forces en attendant que les heures les plus chaudes s’écoulent. Une pause vraiment très agréable et réparatrice après nos 2h 30 de marche, 7,9 kms et un dénivelé de 933 m. 2h30 qui seront plus que doublées puisqu’il nous faut maintenant rebrousser chemin, mais la difficulté de la montée en plus! Il parait qu’il y en a qui mettent le double de temps pour remonter. C’est reparti pour 7,9 kms et 933m de dénivelé. On ne décolle donc pas trop tard de notre petit havre de paix, peu enclins à passer la nuit sur un lacet au dessus du vide. Motivés par les douches à l’arrivée au camping, on se conditionne pour au moins 4h d’effort.

Escalier pendant la randoEt c’est le moins qu’on puisse dire. La première étape parait plus courte qu’on ne l’aurait imaginée, mais les deux suivantes deviennent de plus en plus pénibles et lassantes…la marche (pardon pour les puristes), ça va bien deux minutes, surtout qu’on a déjà vu le paysage à l’aller. Les gens devant nous multiplient les pauses, et on fait pareil, au diable l’originalité ! Au fond du canyon, l’oasis d’Indian Gardens s’éloigne, mais le haut du canyon a une fâcheuse tendance à ne pas se rapprocher très vite. Y’a des lacets à n’en plus finir, en on n’en voit pas le bout.
Bon quand même, on va arrêter de passer pour des nullards en rando : on avait tellement envie de remonter qu’on a fait le chemin en moins de 3h. Même si on en a bavé, la performance n’est pas trop mauvaise. Et on a bien mérité une douche au camping. 2 dollars les 8mn pour être tout à fait exacts; pas une de moins, pas une de plus. Tout est bon pour faire du fric dans ce bled. Ca en devient très agaçant. Pareil pour les sucreries qu’on a achetées au general store pour se récompenser de l’effort fourni. C’est d’ailleurs étonnant que la navette d’hier ait été gratuite.

Bref, une fois propres et débarrassés de la poussière rouge qui nous recouvrait, on est rentrés au campement…où un invité surprise nous attendait tranquillement. Couché en plein milieu de l’emplacement, on a trouvé un jeune cerf. On savait pas trop quoi faire vu qu’à cette période de l’année, ils sont assez agressifs, alors on a tout simplement attendu qu’il veuille bien partir de lui même. Ce qu’il a daigné faire au bout d’un certain temps (mais il était pas pressé). On a donc enfin pu manger et puis on s’est couchés vers 7h et on s’est endormis comme des masses (les petites natures ! ) avec en prime une nuit douce (ou alors c’est nos efforts qui nous tenaient chaud …) !

Voir les photos de Grand Canyon.

 
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H2O+$=Yachts

Posted by admin on oct 13, 2009 in Tour du monde

Lac Powell et son barrageDu 7 au 9 Octobre : Page, lac Powell et Flagstaff

Nous parcourons le nord de l’Arizona pour rejoindre la ville de Page, située au bord du lac Powell. La température relevée par la voiture (8°C) ne nous encourage pas à camper, et les motels semblent bon marché dans le coin. Nous nous arrêtons donc au Red Rock Motel pour la soirée : chambre sans luxe, mais agréable. A part un lit électrostatique (on ne compte pas le nombre de poignées de châtaignes reçues), on passe une bonne nuit au chaud prêts à attaquer la visite de Page et de ses environs !

Lake Powell est une immense étendue d’eau artificielle créée au début du XXème siècle par la construction d’un barrage, mais qui a tout l’air d’être naturel avec ses plages et ses falaises tombant dans les profondeurs du lac ! Nous partons au visitor center pour récupérer les infos essentielles puis filons au point de vue le plus proche. Quand on pense que c’était un canyon avant … Il a fallut 17 ans pour que le lac se remplisse complètement. Nous surplombons le barrage qui retient toute cette étendue d’eau (seule une infime partie est visible), et la différence de niveau de part et d’autre de l’édifice donne le vertige ! Nous filons vers une petite plage où une nuée de RVs (camping cars à l’américaine) squatte. Nous comprenons très vite que l’intérêt du parc est le lac et les différents moyens onéreux de se déplacer dessus : yachts, voiliers, jets-ski, hors-bords, etc. Que des moyens mécaniques et très chers ! Rien qui ne nous convienne … Malgré la beauté du lac, nous décidons d’arrêter là notre visite (de toute façon on ne peut rien voir d’autre par la route).

Ruines indiennesNous nous installons donc à une petite table de pique-nique sur les bords du lac pour décider de la suite. Pour notre périple nous avions prévu 2 jours supplémentaires pour ajuster nos visites. Faut croire que notre timing était parfait car du coup on se retrouve avec 2 jours en trop avant d’attaquer la visite de Grand Canyon ! Entre deux bouchées de sandwichs nous envisageons les différentes possibilités, et nous finissons par choisir de passer ces deux journées à Flagstaff, ville située près de Grand Canyon, pour se poser un peu après ces plusieurs semaines de visites intensives. La suite étant fixée, nous reprenons la route vers notre prochaine destination qui est - vous l’aurez deviné - Flagstaff en Arizona (4h de route). En chemin nous nous arrêtons à un Trading Post pour les fameux bijoux indiens qui manquent toujours à notre collection de souvenirs. Arrêt fructueux puisqu’Elodie a trouvé ses bijoux et on a ajouté au panier d’autres souvenirs typiques ! Le coffre chargé nous repartons en se demandant comment on va faire pour transporter tout ça dans nos bagages …

En chemin, nous croisons un parc national dont le nom nous a échappé, qui propose la visite de ruines indiennes. On a le temps, on en profite ! Nous qui imaginions tous les indiens en tipi … Déjà à Mesa Verde nous avions été surpris ! Nous avons visité de vielles bâtisses (en ruine) toutes de pierres vêtues, apposées contre de la roche ou en haut de petits monticules. La maçonnerie est bien plus vieille qu’on ne pourrait le croire ! En continuant notre route dans ce petit parc, nous tombons sur un ancien volcan qui a recouvert toute la région d’une poussière noire. Les traces des coulées de lave sont encore visibles et c’est un paysage martien qui apparaît devant nous, avec de la roche volcanique écorchée jaillissant ça et là sur plusieurs kilomètres …

Route 66Le soleil tombe et nous parcourons les derniers miles pour arriver à Flagstaff. Sans doute la lassitude du froid et le besoin de faire une pause dans notre périple, nous optons pour le motel à nouveau pour les 2 nuits à venir (nous nous embourgeoisons …). Nous posons nos valises au Knights Inn de Flagstaff, ville traversée par la fameuse route 66 et la plus importante ligne ferroviaire reliant l’est du continent à son versant ouest. Les trains d’ailleurs sont d’une longueur hallucinante, à l’américaine ! Le 7/8 octobre étant une nuit de fête pour nous, nous filons dans un steakhouse dévorer d’énormes tranches de viande de boeuf dans un décor de type ranch avec d’énormes têtes de bison et de cerfs apposés aux murs. On nous sert même une boule de pain qui semble délicieuse … Mais ce n’est qu’illusion : décidément le pain et les américains ne sont pas bons amis ! La journée suivante, dite de repos, nous la passons à flâner en ville et dans les boutiques de ce grand Mall (galerie marchande) de cette ville de 50000 habitants. Bastien en profite pour - enfin - acheter son tee-shirt de football américain (après toutes les recherches infructueuses à New York). Elodie en profite pour repérer la mode automne/hiver made in the USA (mais il n’y a rien à part quelques robes de soirée qui ne seraient d’aucune utilité pendant noter périple à son grand désarroi), puis nous allons dans le downtown (centre ville) de Flagstaff parcourir les quelques échoppes de bijoux indiens et autres galeries d’art. Vous l’aurez compris : ici c’est notre pause voyage. On flâne, on bulle, on regarde Food Network (chaîne télé dédiée à la cuisine … D’ailleurs ici c’est extraordinaire de réussir une vinaigrette à la française !!! Alors qu’est-ce que ce serait le beurre blanc de mamie !) ; en bref : on se repose !

Maintenant que les batteries sont pleines, nous pouvons reprendre notre périple pour le week-end qui s’annonce frais mais ensoleillé. Et cette fois-ci plus de motel car nous partons pour le Grand Canyon !

Voir les photos de Page, lac Powell et Flagstaff.

 
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Hey cowboy ! L’est garé où ton ch’val ?

Posted by admin on oct 12, 2009 in Tour du monde

Vue sur Monument Valley6 Octobre : Monument Valley

Malgré le froid nocturne, la nuit fut réparatrice dans ce charmant petit camping de Bluff. Bastien n’est quasiment plus malade (ceci dit Elodie souffre d’une épaule, mais après un bon massage cela s’estompera). Le soleil matinal nous donne envie de flâner et nous prenons notre temps pour le p’tit déj et le rangement des affaires de camping. Peu avant midi on décide enfin de à partir pour Monument Valley situé à quelques dizaines de miles de Bluff. Nous traversons le village de Mexican Hat (nommé ainsi à cause du rocher jouxtant la ville qui ressemble à un sombrero à l’envers, tenant par un fil sur une butte de roche rouge). Sur la route qui nous mène au parc, plusieurs stands Navajo nous tendent les bras et sous le commandement d’Elodie nous les faisons tous, à la recherche de bijoux. La fouille étant infructueuse, nous repartons.

Monument Valley est en réserve Navajo et est donc tenu par des indiens. Couplé à la grande plaine désertique où s’élèvent de hauts pitons rocheux, le dépaysement est garanti. Nous voilà projetés en plein film de John Wayne. Mais avant de pénétrer dans les limites du parc, nous avançons vers la maison des Goulding. Cette famille américaine créa un comptoir d’échanges avec les Navajo. Ca se passa tellement bien qu’ils lièrent une très forte amitié. Mais ça ne suffisait pas pour nourrir la famille. M. Goulding eut alors l’idée de montrer son coin à des producteurs de cinéma … C’est ainsi que Monument Valley devint l’une des places fortes du cinéma Western. Depuis, la maison des Goulding a été transformée en musée dans lequel on peut voir des photos d’indiens, des objets Navajo, des souvenirs de la famille et une salle réservée au cinéma : hormis un bon nombre de western, une scène de “Forest Gump” a eu lieu ici (lorsque Tom Hanks décide d’arrêter de courir) et le film “Retour vers le futur III” a été en partie tourné à Monument Valley.

Du sable et des rochers ...Après cette descente en plein milieu hollywoodien, nous entrons enfin dans le parc après avoir payé notre droit d’entrée à une indienne pure souche. Direction le visitor center pour récupérer les infos importantes. Et quelle (mauvaise) surprise de constater que 3 immenses cars sont sur le parking, transportant que des français … Pour le côté immersion c’est fichu pour aujourd’hui. La déception ne sera que de courte durée car il existe 2 façons de visiter le parc : en transport en commun (4×4 à ciel ouvert pour une quinzaine de personnes, poussière gratuite !) ou par ses propres moyens. Malgré l’état de la piste, le prix décisif et notre “anti-cocoricorisme” du jour aidant, nous partons avec notre fidèle destrier “Pontiac G6″ affronter les pistes sableuses, trouées et pentues de Monument Valley. L’effet est indescriptible. S’il n’y avait ces fameux 4×4 que nous croisons sans cesse, on se croirait projetés en plein western ! Couleurs rouge, orange, ocre ; désert avec ces buttes (in English dans le texte) : un autre monde ! La boucle dure 2h ponctuées d’arrêts aux stands indiens, toujours à la recherche de bijoux souvenirs. Quelques chiens errants nous rendent visite pour glaner quelques bouts de pain.

Vos aventuriers à chevalBien sûr nous avions prévu un moyen plus authentique (et onéreux) de découvrir ce fabuleux parc. Mais nous voulions garder la surprise jusqu’au bout ! De retour au visitor center, après une courte pause, nous sommes repartis sur la piste en direction cette fois-ci du centre équestre local. Nous avons réservé une balade d’une heure dans le parc, loin des sentiers touristiques, sur de véritables mustang made in the USA, tous les 2 accompagnés de note guide Navajo. Et nous voilà partis pour une balade à la cowboy, les stetson bien enfoncés sur la tête. Nous croisons au début de notre balade 2 demoiselles avec leur guide sur des chevaux plus qu’excités : l’un d’eux se cabre et fait chuter le moniteur, suivi par la chute de l’autre personne. La dernière, toujours en selle, obligée de subir avec de grands cris la fuite au grand galop des 3 chevaux … Pas rassurant tout ça ! Mais le spectacle vaut tellement le coup qu’on oublie bien vite cet épisode et nous en prenons plein les mirettes pendant près d’une heure dans un silence absolu, chauffés par le soleil du désert ! Trottant par ci par là en plein milieu des dunes, ou le long de cours d’eau asséchés … Le tout dans un décor (on le répète) magnifique ! Une expérience à vivre absolument !

De retour au corral, il est temps pour nous de faire route vers notre prochaine destination : la ville de Page et le lac Powell. A suivre dans un prochain billet !

Voir les photos de Monument Valley.

PS : nous sommes en Arizona, et de ce fait nous sommes repassés dans le TimeZone de la Californie, c’est à dire 9h de décalage ! Faut suivre !!!

 
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Enfin un site historique

Posted by admin on oct 12, 2009 in Tour du monde

Palace Cliff4 & 5 Octobre : Mesa Verde

Libération ! On s’en va enfin du camping-cage-à-lapins. Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, le temps n’est pas au beau fixe. On essuie même une tempête de sable qui fait voler les fameuses boules d’herbe sèche en travers de notre chemin. Comme dans les films ! On fait tout de même route vers Cortez où on en profite pour se ravitailler, puis on est fin prêts à plonger dans le monde des indiens !

Enfin… “plonger” n’est pas franchement le terme exact. Il s’agirait plutôt de grimper, puisque le parc national de Mesa Verde se situe (comme son nom l’indique) en haut d’une Mesa, sorte de plateau en haut d’une montagne aplanie, qui signifie d’ailleurs table en espagnol. Verde pour vert, et ce n’est pas étonnant vu le temps qu’il fait. Le vent ne s’est toujours pas calmé, au contraire, et il commence même à mouillasser. On progresse maintenant sur une route pentue et extrêmement sinueuse qui traverse une sorte de lande recouverte de buissons aux couleurs flamboyantes et d’arbres calcinés (et oui, ici aussi il y a eu un incendie…). Au fur et à mesure qu’on monte, la température descend dangereusement, si bien qu’au lieu de dégoter une table dans un site agréable, on préfère jouer la carte de la sécurité et pique-niquer dans la voiture. On a vu plus pratique, mais là au moins on est au chaud en attendant le ranger qui va nous guider dans le village indien de Cliff Palace (le palais de la falaise). Le site est protégé et tellement difficile d’accès qu’il est interdit de s’y aventurer seul. En haut de la falaise, une plateforme a été aménagée, qui permet de dominer et ainsi d’avoir une vue d’ensemble du village en ruine : dans une large fente de la paroi rocheuse, plusieurs bâtiments ont été construits par les Pueblos, peuple indien qui vivait essentiellement de la culture du maïs. Le ranger ayant terminé ses explications, nous l’avons suivi dans l’étroit chemin menant à Cliff Palace. A certains endroits, le passage n’était pas plus large que 50cm, et il nous a fallu grimper plusieurs échelles pour arriver à destination. La gymnastique valait le coup: on s’est retrouvés au coeur de la falaise, aux pieds des quivas - maisons circulaires - qui n’avaient plus de toit. Ici encore, le ranger nous a donné des précisions fort intéressantes sur la manière dont les ancêtres des Hopis vivaient et nous avons pu photographier le site et admirer ses peintures rupestres à loisir avant de remonter par une voie encore plus périlleuse que la précédente. C’était très rigolo et ça a bien plu à Elodie qui a regretté de ne pas avoir le temps de visiter l’autre village du parc dont la visite était réputée encore plus physique. De toute façon, le temps se dégradait de plus en plus et il était temps de choisir un toit pour la nuit.

Vue sur le parc de Mesa VerdePour être honnête, même si on avait trouvé un camping, monter la mini tente et passer la soirée sous la pluie, ça nous aurait moyennement tenté (et puis Bastien était encore faiblard). On est donc allés de motel en motel pour essayer de trouver le moins cher de Durango. Pas très facile puisque l’endroit avait l’air très demandé. On a fini par trouver des tarifs acceptables sur la route principale, mais la gérante a préféré nous faire visiter la chambre avant que l’on paye. Elle nous a prévenu : si on cherchait les options et les froufrous, on s’était trompés d’adresse. Ici, c’était juste pour dormir. C’est vrai que ce n’était pas le grand luxe et que ça sentait le déodorisant à plein nez, mais au moins on était au chaud. On a donc pique-niqué dans la chambre en regardant un match de football américain, Bastien essayant d’initier Elodie aux règles délicates de ce sport subtil.

Le lendemain, ayant parfaitement respecté le planning que l’on s’était fixé, il nous restait un peu de temps. On a donc décidé de faire un petit détour par Silverton, petite ville à 3000m d’altitude, nichée au coeur des montagnes San Juan. En bonus il y a la visite d’une ancienne mine d’or. Ca c’est captivant ! On prend donc la voiture pour parcourir les 50 miles au nord qui nous sépare de notre destination. Le temps ne s’est malheureusement pas arrangé depuis hier, et ça mouillasse pas mal. Où on commence à moins rigoler, c’est lorsque l’on s’aperçoit que les gouttes de pluie se transforment en gros flocons de neige. Et plus on monte, pire c’est. Si bien qu’en haut du col, on se croirait en plein hiver, tout est blanc et la neige fouette le pare-brise de la voiture. Heureusement, ça n’accroche pas sur la route et on arrive sans encombre à Silverton, petite bourgade très mignonne faite de maisons en bois peintes de toutes les couleurs. Une seule rue est pavée, le reste est en terre battue. La neige semble avoir épargné le village puisque le sol n’est pas blanc. La mine n’est plus loin, seulement à 6 miles au nord. On continue donc notre chemin sur une piste étroite non goudronnée qui grimpe dans la montagne. Les flocons recommencent à tomber abondamment et là En route vers Silvertonpar contre, la neige tient ! Si bien qu’à 100m du but, on glisse, on n’arrive pas à passer la dernière butte. Un 4×4 nous dépasse et on jalouse fortement ses 4 roues motrices qui lui permettent de grimper la pente sans effort. Il rebrousse pourtant chemin peu après…la mine est fermée (et personne ne nous a prévenu au visitor center…charmant ! ). Bon…et nous on est toujours bloqués, impossible d’avancer. La seule solution, c’est de descendre en marche arrière en maintenant les roues dans les ornières déjà formées. Mais faut être précis ! Elodie descend donc de la voiture, par un froid polaire, la neige fouettant son visage (j’en fais peut être un peu trop là, non?) et, par la portière entrouverte, guide Bastien qui manoeuvre la voiture d’une main de maître. L’inconvénient, c’est qu’on avance (enfin…qu’on recule) à la vitesse d’une limace anémique et que l’opération s’avère éprouvante. On décide donc de négocier un demi-tour délicat sur une portion légèrement plus large de la piste. Pas facile, mais ça passe. Autant vous dire qu’on est grandement soulagés et qu’on se carapate vite fait de ce chemin enneigé de malheur. De retour à Silverton, on s’arrêterait bien grignoter un truc au chaud, histoire de nous remettre de nos émotions, mais on craint la neige qui tombe toujours et qui est susceptible d’avoir bloqué la route qu’on doit réemprunter jusqu’à Durango. On opte donc pour la carte de la sécurité et on décide de partir tout de suite : on n’a pas envie d’être bloqué pour les 8 prochains mois au milieu de nul part.

De retour à Durango, on se console en dégustant le burger du jour d’un bar recommandé par le guide du routard, puis on fait route vers notre prochaine étape : Monument Valley. Décor et température totalement différents. On parcours pas mal de kilomètres dans un paysage redevenu désertique et on s’arrête à Bluff, une oasis sortie de nulle part, pour passer la nuit. Cette fois, le camping est familial et très accueillant et nous propose même (comble du luxe) un carré de pelouse pour planter la tente. Pour ne rien gâcher, nos collègues campeurs sont plutôt loquaces et s’arrêtent très facilement pour discuter. On passe donc une bonne soirée, de retour dans un climat acceptable. Demain, ce sera Monument Valley, lieu magique où de nombreux films ont été tournés !

Voir les photos de Mesa Verde.

 
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En rouge et … rouge !

Posted by admin on oct 7, 2009 in Tour du monde

Arches NP2 et 3 Octobre : parcs nationaux de Arches et Canyonlands

Après Salt Lake, nous arrivons dans le comté de Moab, petite ville calée entre les 2 parcs nationaux. Nous entrons dans Arches où est censé être une collection d’arches naturelles formées par l’érosion de l’eau et du vent. Premier constat : il y a beaucoup de monde dans ce cul de sac de 50kms, dont des cars entiers de touristes peu discrets … Quelques heures de balade plus tard, nous avons pu observer les quelques arches du parc mais … Soit nous sommes blasés des terres arides et montagneuses, soit ça ne vaut pas vraiment le détour après les autres parcs visités. Bref, nous partons pour Moab à la recherche d’un camping aidé de notre précieux Guide du Routard.

Le 2ème essai est le bon. Malgré le prix un petit peu élevé, des emplacements en cages à lapin et le rendez-vous semble-t-il des fans de Jeep, on s’installe pour les 2 prochaines nuits. Après le feu de rigueur et la popote à la cowboy, nous nous préparons à une nuit froide sur les conseils de l’hôtesse d’accueil. Et en effet les 4 petits degrés de la nuit nous ont rappelés nos précédentes aventures en camping. Finalement chez Adam c’était très bien, on aurait dû rester !! Mais heureusement nous avons eu le droit au folklore local, à savoir des voisins de tente qui à 2h du matin ont décidé de faire une fête avec des invités dont ne sais où. C’est sûr qu’on est vendredi soir ! Ceci dit ils sont venus à bout de la patience d’Elodie qui s’est levée dans le froid pour leur demander d’arrêter. Et ils ont obtempéré ! La nuit s’est poursuivie tranquillement jusqu’au réveil des enfants des autres voisins de tente. Un paradis ce camping on vous dit !

Canyonlands NPDe toute façon on n’est pas là pour traîner et nous partons pour le parc national de Canyonlands. C’est sur la route, après le coup de fil familial, que Bastien a senti quelques frissons dans l’échine, premiers signes d’une petite gripounette / crève (on n’est pas docteur, désolé) qui nous suivra quelques jours. Mais cela n’arrête pas 2 aventuriers comme nous ! Et c’est avec joie que nous découvrons ce parc national qui offre un condensé des autres parcs de l’Utah : grand canyon, arche, hoodoos, rocaille rougeâtre, etc. Un vrai plaisir retrouvé dans ce petit parc en cul de sac où de nombreuses balades sont offertes ! C’est au retour qu’Elodie a essayé pour la première fois la conduite aux USA à bord d’une voiture toute automatique, et ce avec succès !

Retour en ville, à Moab. On refait le plein de victuailles dans un petit supermarché puis on rentre au camping. On profite de la laverie du camping pour faire une lessive et constater que le WiFi ne marche pas … On ne pourra pas poster nos articles comme prévu, tant pis ! Pendant la soirée le vent se lève, écourtant notre soirée popote sur le feu. Toute façon nous sommes fatigués … Mais c’est sans compter sur le samedi soir américain ! Un restaurant tout proche offre à ses clients un concert gratuit de minuit à 1h du matin. Gratuit aussi pour les personnes du camping …Heureusement un homme intelligent a inventé les boules Quiès ! Et grande consolation, il a fait doux toute la nuit ! Le lendemain nous partons pour Durango et le parc de Mesa Verde avec le sentiment que nous ne garderons pas un souvenir impérissable de la région de Moab (à l’exception de Canyonlands).

Voir les photos de Arches.

Voir les photos de Canyonlands.

 
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Séjour au pays des bisounours

Posted by admin on oct 6, 2009 in Tour du monde

Eglise des saints des derniers joursDu 30 au 1er Octobre : de Cody à Salt Lake City

Les incendies de Yellowstone nous obligeant à faire un détour pour rejoindre Salt Lake CIty, nous décidons de faire une halte à Cody dans le Wyoming. Cody vient du nom de son “créateur” : Bill Cody ; plus connu sous le nom de Buffalo Bill. Célèbre pour ses spectacles mettant en scène le Far West, il est aussi à l’origine de cette petite bourgade fort sympathique où nous prenons nos quartiers dans un motel digne d’un film. Le Wyoming, et en l’occurrence Cody, est très réputé pour sa viande de boeuf. Nous apprenons même que la coupe de la viande diffère de la manière française, et donne une viande encore plus tendre que dans l’hexagone (mais qu’attendons nous pour reformer nos bouchers ?). C’est ainsi que nous prenons place à une table de The Irma Hotel : immense bâtisse que Buffalo Bill fit construire pour sa fille Irma. Le cadre est magnifique, tout en bois, des têtes de cerfs partout et un bar de merisier massif offert par la reine Victoria elle-même trônant dans le fond de la salle. Pour une vingtaine de dollars vous avez tout d’abord le droit en entrée à un buffet de salades à volonté. Puis viens le moment tant attendu : le Prime Rib, un morceau de boeuf de 250g chacun (on a pris la version petit mangeur !) au poivre et d’une tendresse incroyable, servi avec tout un tas d’assortiments (pomme de terre au four ou purée nappée de cheddar ou frites, diverses sauces, brioche grillée à l’ail …). Que du léger, quoi!  Mais  ce fut un régal ! Nous qui voulions tester une de ces fameuses steakhouse, on n’a pas fait les choses à moitié. Repus, nous retournons dans notre motel pour un repos bien mérité avant d’attaquer la longue route qui nous sépare de SLC (Salt Lake City).

Nous descendons tout le Wyoming pour retourner vers des paysages déjà croisés (entre autres Rock Springs) avant de bifurquer vers l’ouest pour pénétrer dans l’Utah à nouveau. Lors d’une courte halte au Starbucks du coin, un auto-stoppeur à la mâchoire de tête de mort tatouée sur le visage entame la conversation et nous apprend qu’à SLC, il neige. Mouais…on est en Septembre quand même! Il exagérerait pas un peu, le gars? Et bien non … 20 petites minutes plus tard, alors que nous navigons tranquillement à bonne allure, nous sommes pris dans une véritable tempête de neige, le thermomètre en chute libre atteignant le 0 pointé ! Nous qui pensions avoir chaud aux USA, il semblerait que l’hiver soit légèrement en avance ! Nous n’avons plus qu’à adapter notre vitesse et à continuer dans ce manteau blanc jusqu’à SLC où nous sommes attendus par Adam qui va nous héberger pour les 2 prochaines nuits.

L'orgue du TabernacleNous finissons par arriver dans la banlieue de SLC, et après une petite pause chaude au Starbucks du coin (et oui, encore! Mais il fait très froid et on a beaucoup roulé), on file dans le quartier très résidentiel (comprenez typique) d’Adam : de longues rues bordées d’arbres avec des maisons de plein pied et leur avancée bétonnée où se gare la voiture. Nous arrivons enfin chez notre hôte qui possède une immense maison ! Les présentations effectuées, les affaires déchargées, Adam s’absente pour une séance de sport et nous remet ses clés. Décidément, les américains sont très confiants ! A son retour, nous décidons de partir tous ensemble dîner en ville dans une de ces micro-brasseries : ici, beaucoup de restaurants branchés fabriquent leur propre bière. C’est là que nous en profitons pour mieux connaître notre sympathique hôte qui a été élevé dans une famille mormone. On en profite pour poser de multiples questions sur cette religion qui se fait appeler l’Eglise Des Saints Des Derniers Jours (pfiou…pas facile à retenir, le truc). Le repas terminé, nous avons le droit à une visite de Salt Lake City by night et sous la neige, dans l’énorme 4×4 de notre hôte. Puis direction le lit, dans une chambre douillette rien que pour nous !

Le lendemain est consacré à la visite de la ville. Après avoir englouti un petit déjeuner composé de fruits frais délicatement préparés par Adam, nous filons prendre le tram pour le centre ville ! Notre première impression : SLC semble être une petite ville agréable. Elle est de la taille de Nantes en terme de population mais son centre est beaucoup plus petit. A peine sortis du tramway, une dame et son fils nous tapent la causette et nous invitent à les suivre au centre de recherche familiale. Car les mormons sont très connus pour leur recherche généalogique et ils ont tout un centre où de nombreux ordinateurs vous donnent accès à leur base de données si vous souhaitez retrouver un ancêtre. Mais pas besoin de venir à SLC pour y avoir accès puisqu’un site internet vous offre le même service : familysearch.org (si le coeur vous en dit). C’est très complet et on a même retrouvé des immigrants Chanson et Jorand aux Etats-Unis (pas forcément en ligne directe, mais c’est toujours rigolo à savoir).

Jesus ChristNous nous sommes ensuite rendus à Temple Square, l’endroit où sont concentrés les principaux lieux de culte de la religion mormone. Là, de charmantes jeunes filles en jupes longues nous en ont proposé une visite guidée, mais auparavant, nous avons été invités à assister à un concert d’orgue dans le grand Tabernacle. L’orgue était énorme et derrière lui, au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînaient, l’éclairage changeait de couleur (sans doute pour en mettre plein la vue à tout le monde et donner une image grandiose du truc). Le récital achevé, nous avons donc commencé la visite du coin, guidés par une jeune mexicaine qui parlait un français approximatif (elle était d’ailleurs très jolie, et on dirait bien que les mormons ont trouvé des arguments de poids pour convertir les mécréants (mâles du moins)les plus coriaces). Elle nous a donc expliqué (toujours avec un grand sourire ultra bright) l’origine de sa religion: un gars a eu un jour une apparition du côté de New-York et a décidé de fonder une croyance qui suivrait la vie du Christ au plus près. Il a évidemment été considéré comme un cinglé, été persécuté puis assassiné. Il s’est du coup transformé en martyr et il n’en fallut pas plus à d’autres bonhommes pour immigrer et essayer de trouver la terre désignée par Dieu, loin des turpitudes de la côte est. Ils ont donc traversé l’Amérique avec des charrettes à bras et se sont arrêtés à Salt Lake City. Leurs valeurs: grande importance de la famille et de perpétuer la “race” (au début, ils étaient d’ailleurs polygames), vie guidée par le prophète du moment et ses douze apôtres (tous nommés par Jésus lui-même (logique), sous forme de révélations faites aux grands pontes de l’église…notre guide a juste oublié de mentionner l’importance fondamentale du mariage le plus tôt possible pour les filles, la pression faite pour qu’elles aient des tripotées d’enfants (un par an, c’est bien), l’inégalité face aux hommes et la dime perçue par l’église, l’une des plus financièrement puissantes du monde : 10% du salaire d’un bon croyant. Normal, quoi. Bref, nous n’avons pas pu visiter le temple, cet endroit étant un lieu sacré où les profanes ne sont pas autorisés à entrer. Par contre on a vu des tableaux du Christ en long en large et en travers et le livre des mormons dans une quantité impressionnante de langues.

L’après-midi, nous nous sommes rendus à la Beehive House (littéralement la maison-ruche), la célèbre demeure du guide des mormons à travers le continent. Il s’agissait en fait d’une maison confortable à laquelle ont été ajouté un grand nombre d’extensions. ben oui, ‘fallait bien loger sa petite famille ( 27 épouses et 53 enfants). La visite était encore une fois assurée par 2 soeurs (une texane et une japonaise) qui ne cessaient de vanter le mode de vie du gars. Pour tout vous dire, on a hésité à se convertir (surtout Bastien pour la polygamie), puis finalement on y a renoncé. On a préféré rentrer chez Adam qui nous avait préparé un repas typique de la région : porc en sauce, pommes de terre sautées et squash (courge) au four. Délicieux!! Le lendemain, il a réaffirmé ses talents de chef en nous concoctant un petit déjeuner chilien qui a bien rempli nos estomacs pour la route (oeufs, tomates, ail et fromage…miam !) Nous avons donc pris congé et sommes partis vers le sud, là où il fait moins froid, en direction de Moab. Pour terminer sur SLC et “le pays des bisounours” : ils sont tous gentils dans cette ville !!! On se sent vraiment dans une ville habités par des bisounours ! Tous très serviables, prêts à discuter (ou convertir ?) : incroyable ! :)

Pour voir les photos de Salt Lake City.

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