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Au pays de l’orange (la couleur !)

Posted by admin on sept 30, 2009 in Tour du monde

Zion National Park23 et 24 septembre : les parcs nationaux de Zion et Bryce Canyon

Nous quittons le faste, le confort et les salles de bain en marbre de Las Vegas pour retrouver les joie du camping au coeur de paysages étonnants.
C’est donc vers les canyons de Zion et de Bryce, dans l’Utah, que nous nous dirigeons maintenant. On traverse encore du désert et on passe par quelques villes perdues au milieu de nulle part (toutes équipées de fontaines ahurissantes, cela va sans dire) avant de commencer à apercevoir d’impressionnantes montagnes rouges. L’après-midi nous suffit à admirer Zion National Park, un petit canyon aux hautes falaises orangées peuplé de cerfs-mulet. La visite est très bien organisée par les rangers qui ont mis en place un système de navettes qui nous déposent et nous reprennent où l’on veut dans le parc. Du coup, pas besoin de prendre la voiture, on peut lever le nez quand on veut et profiter des couleurs beige, rose, rouge et orange à loisir. D’ailleurs, pour ne pas jurer avec le décor, l’état a été jusqu’à teinter la route en rouge. Ah! Ces américains! Ils ne font jamais rien à moitié!
Dunes colorés de Bryce CanyonNous avons poursuivi notre route parmi ces grandes montagnes dignes des meilleurs western, et à la nuit tombée, nous avons trouvé un mignon petit camping pour planter notre tente (qui change du lit king size du Luxor, il faut bien l’avouer). Nous nous sommes donc installés au milieu d’un petit verger de pommiers avec pour voisins des chevaux, des ânes et…des lamas (si,si!). Une fois de plus, nous avons passé la soirée auprès du feu de bois allumé avec grand professionnalisme par Bastien (qui commence à pas mal maîtriser la bête) avant d’aller nous coucher par une température qui change de celle du désert. La vache, ce qu’il faisait froid (et ce, malgré la couverture supplémentaire de Wall-Mart) !
Le lendemain, on profite du verger pour tranquillement prendre notre petit déj au soleil et pour grignoter quelques pommes tombées ça et là. Ensuite, après avoir traversé Red Canyon (avant goût déjà très joli) cap sur Bryce Canyon! Pas vraiment facile à décrire tellement c’est impressionnant…On arrive sur un plateau sans rien soupçonner, et tout à coup, on surplombe une immense étendue de pics oranges, rouges et blancs. Hoodoos de Bryce CanyonY’en a partout et ça donne un résultat grandiose. N’écoutant que notre émerveillement (à défaut de notre goût immodéré pour la marche à pieds), on a décidé de faire une randonnée afin de descendre dans le canyon et d’aller voir les hoodoos (c’est le nom des “pics”) de plus près. 2h de marche (pour 4 annoncées) dans du orange, c’est franchement sympa ! C’est aussi intéressant de découvrir le site d’en bas que d’en haut. Et puis y’a moins de monde car les courageux ne sont pas légion! D’ailleurs, on ne doit pas être les seuls de cet avis puisque le serpent qu’on a croisé avait lui aussi l’air de bien apprécier le coin.
Une fois remontés et nos appareils photos remplis de clichés, on est allés faire un tour dans un magasin indien (un vrai, pas un qui vend des trucs made in India) et on s’est freinés pour ne pas ramener plein de trucs bien encombrants (une peau de bison dans le sac à dos, ça le fait moyen). En bref, deux jours bien remplis mais très détendant malgré tout. On a profité de la chaleur agréable avant de se rendre vers les nuits froides du nord !

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Le million ! Le million !

Posted by admin on sept 23, 2009 in Tour du monde

Hôtel Paris-Las Vegas22 septembre : Nous avons donc quitté la Death Valley ce matin pour rejoindre Las Vegas où nous allons passer la soirée. Sur la route: rien. Le désert. Pas d’habitation, encore moins de ville si on excepte Shoshone (qui monnaye  son essence à un prix exorbitant ! Pire qu’une buvette au milieu du Sahara ! ). Peu avant midi, on entre dans le Nevada, l’état où tout est permis. A peine la frontière franchie, des énormes publicités pour les casinos nous sautent à la figure. On traverse une ville perdue au milieu de nulle part qui ne semble vivre que de ça (et du business des procès défendus par les avocats dont les portraits et les numéros de téléphone sont placardés à chaque coin de rue). Il n’y a rien d’autre.

Une heure de désert plus tard, environ 10 miles avant notre destination finale, on dépasse des quartiers résidentiels où les maisons sont toutes identiques. On en déduit qu’il s’agit des habitations prévues pour loger les milliers de petites mains qui bossent tous les jours à Las Vegas.

Notre hôtel : le luxorQuand on parle du loup…au loin, les premiers casinos du Strip se dessinent à L’horizon. Nous parvenons à trouver le chemin de notre hôtel et à se garer sans problème malgré la circulation. Ce soir, nous établissons donc notre camp au Luxor, la grande pyramide (taille réelle, svp). Mais cette fois, pas de feu de bois, pas de tente riquiquite, et pas de bestioles. Au lieu de cela, une chambre spacieuse (au moins 45 m2) avec vue sur les piscines, un mobilier inspiré de l’Egypte ancienne et - le clou - un lit king size dans lequel on va pouvoir s’étaler (parce que bon, nos petits matelas gonflables nouvellement acquis sont bien sympa, c’est pas l’extase non plus). Après avoir mangé notre lunch au buffet de l’hôtel (la salle est une reconstitution d’un chantier archéologique) on prend donc nos quartiers, on s’installe, on bulle un peu et puis on s’en va explorer le bâtiment. Immense ! Quand on lève le nez, on s’aperçoit que l’on se trouve à l’intérieur d’une pyramide creuse dont les quatre versants sont tapissés de bas en haut d’une flopée de balcons derrières lesquels sont alignées de longues  rangées  de portes de chambres (Nous on est au 18 ème étage en prenant l’ascenseur incliné, au numéro 18053.)

Evidemment, y’a des machines à sous à perte de vue, mais aussi de nombreuses publicités pour la multitude de bars à strip-tease de la ville.

La nuit commence à tomber, on décide alors de prendre la voiture pour parcourir le Strip, c’est-à-dire la rue centrale le long de laquelle sont alignés tous les casinos les plus prestigieux. On commence par aller manger au buffet assez raffiné du Treasure Island, recommandé par le routard (vous avez peut être l’impression qu’on ne fait que bâfrer, mais finalement, on ne fait que compenser les sandwichs et boîtes de conserves des jours de camping précédents).

Hôtel VenitianUne fois repus, on commence l’exploration du Venitian, juste en face. L’extérieur est époustouflant: le pont des soupirs, une reconstitution du palais des doges…quant à l’intérieur, n’en parlons même pas. Enfin plutôt si, parlons-en ! La galerie commerciale a pris la forme des ruelles de Venise et au bout de quelques mètres, nos pas nous mènent sur une copie de la place St Marc ! Il ont même poussé le réalisme jusqu’à mettre des canaux où naviguent d’authentiques  gondoles. On se croirait en plein jour : sur le plafond est projeté un ciel bleu parsemé de quelques nuages. Complètement déconcertant…on ne sait plus bien où on est.

On visite ensuite le Caesar Palace -  une reconstitution du même genre mais cette fois sur la Rome antique -  puis on se rend au Bellagio, le fameux casino du film Ocean’s eleven. On poursuit la balade jusqu’au Planet Hollywood où on peu se balader dans un souk  digne des milles et unes nuits et on finit par le Paris, qui comme vous l’aurez deviné, s’est inspiré de la capitale française. A l’intérieur, petits bistros aux pieds de la tour Eiffel, l’opéra…très mignon bien qu’un peu caricaturé parfois.

Le pont des soupirs à Las VegasEn plus de la visite des grands casinos, nous avons également eu la chance de pouvoir assister à 3 spectacles gratuits se déroulant dans la rue. Le premier, une histoire de pirates et de sirènes qui servait de prétexte aux danseuses très court-vêtues pour se dandiner. Le 2ème, c’était l’impressionnante éruption vocalique  du Vesuvio comme si on y était. Finalement, on a pu admirer le spectacle de jets d’eau (dans le désert, bravo !  Vois la dépense d’énergie ! ) du Bellagio. Complètement nul en terme d’écologie, mais pourtant magnifique à regarder.

On a ensuite rejoint la voiture en se frayant un chemin dans la foule de latinos qui tendaient à tout le monde des cartes de pub pour téléphone rose.

De retour au Luxor, on a quand même essayé de devenir millionnaire en jouant un peu aux bandits manchots, mais - ô surprise - on a perdu notre mise. C’est quand même un peu débile comme jeu, y’a juste à mettre des sous et à appuyer sur un bouton…

Demain, on repart pour l’aventure dans la wilderness… Cap sur Zion National Park.

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Beep-beep et la coyote à la Death Valley

Posted by admin on sept 22, 2009 in Tour du monde

Bodie19 et 20 septembre … Il est temps de quitter les flancs verts de Yosemite pour aller découvrir le désert ardent de la Death Valley (Vallée de la mort en français). Déjà qu’il faisait pas loin de 30°C dans la montagne à 2500m, on se demande ce qui nous attend ! Mais avant de nous mettre au four, nous faisons un petit détour juste à la sortie de Yosemite : une ville fantôme de l’époque de la ruée vers l’or se cache dans les collines. Après avoir contourné un immense lac et parcouru une bonne quinzaine de kilomètre de piste (bonjour les vibrations), nous arrivons à Bodie. C’est une ville qui fût créée au XIXème siècle uniquement dans le but de prospecter de l’or. Elle fût même pendant un temps la seconde ville de Californie avec 10,000 âmes. Mais les conditions de vie en montagne, l’isolement, la débauche (que des saloons et des maisons closes, une église où jamais aucun curé n’a voulu s’établir) et un immense incendie ont eu raison de Bodie à la fin du même siècle. La ville a été littéralement abandonnée et est maintenant préservée tel quelle. Hormis une architecture tout en bois, on peut voir l’intérieur des maisons et autres bâtiments avec les éléments abandonnés par leur propriétaire : vêtements, meubles, vaisselle, etc. Une ville fantôme ! Impressionnant !

Motel de Lone PineBon c’est pas tout ça, mais l’heure défile et on a de la route pour rejoindre la Death Valley. On reprend la piste (ça vibre toujours), direction notre point de chute pour la soirée : Lone Pine. Nous ne connaissions pas et pourtant cette ville située dans la vallée qui jouxte le mont Whitney (plus haut point des USA avec environ 4300m) est très réputée pour avoir abrité, avec ses environs, les tournages des plus fameux Western ! Nous vous encourageons à vérifier quels films ont été réalisés dans ce décor de la Sierra Nevada. En tous les cas, après plusieurs jours avec les ours et les pumas, sans douches et sans matelas, nous décidons de profiter des motels qu’offre la ville pour nous refaire une beauté et une santé. Nous descendons donc au Dow Villa Motel. Rien de bien particulier à ajouter sur cette ville étape à part peut être son côté typique avec son unique rue principale et ses restaurants qui, pour une poignée de dollars, vous servent des proportions déraisonnables. Bon ! La nuit passée, le plein effectué, nous reprenons la route pour le coeur de la Death Valley.

Death ValleyLe décor change radicalement au fur et à mesure de notre avancée. Nous arrivons pas les sommets et surplombons la Death Valley : une immense vallée encaissée entre de hautes chaînes de montagnes, où rien ne semble pousser. Autant le mont Whitney de Lone Pine est le plus haut point des US, ici c’est le point le plus bas de l’hémisphère nord qui nous est proposé (jusqu’à 86m sous le niveau de la mer). Bref, nous continuons notre chemin et avançons dans la vallée tandis que le thermomètre grimpe. Notre étape : Furnace Creek (la ville fournaise). Dehors il fait 45°C à l’ombre et il n’y a pas d’ombre … Ceci dit c’est une chaleur sèche donc supportable. Nous décidons de poser notre tente dans le camping local (les malades !) avant d’aller visiter le bled. Furnace creek se résume à 30 âmes : des indiens, un ranch, une station service et un hôtel de luxe où palmiers et oasis ont été crées. Autant dire que le tour est vite fait mais on ne crache pas sur la clim’ qu’offrent ces bâtiments. Entre crier au gaspillage des énergies et la température extérieure, notre choix est fait. On profite de la boutique du ranch pour acheter un chapeau de cowboy avant d’attaquer nos premières visites.

Death ValleyLa Death Valley s’étend du nord au sud et nous nous trouvons en plein centre. Pour l’après midi qu’il nous reste, nous filons vers le nord à la recherche de la villa d’un magnat des assurances qui a découvert que l’air ambiant de la vallée lui était bon pour la santé. Il s’est fait construire une immense hacienda qui tient presque du château, et ce, en plein coeur du désert. Bien sûr il y a ajouté des touches de verdure : une véritable oasis en plein canard. Nous arrivons juste un peu trop tard pour la visite de l’intérieur et nous contentons donc de faire le tour extérieur de la somptueuse propriété. Nous reprenons ensuite la route sur laquelle nous croisons un coyote. On dirait un toutou squelettique, ou un petit loup. Nous continuons notre route vers le cratère de Hubehebe : ici s’est tenu une éruption volcanique qui a recouvert cette partie du désert d’une poussière noire. Ambiance lunaire garantie : “Tschhhhh … Allo Paris, ici la Death Valley … Tschhhh ….”. Nous nous sommes éloignés de notre campement, il est temps de rebrousser chemin sous un soleil couchant qui nous offre des couleurs magnifiques sur les dunes et petites collines qui ornent la vallée. Arrivés au camping (toujours 45°C à l’ombre), nous entreprenons d’allumer un barbecue (pas d’inquiétude, tout est prévu. Mais malgré la chaleur on a des difficultés .. Alors qu’à Yosemite ça prenait tout seul …). Puis nous nous couchons. La nuit il fait 35°C à l’ombre … et il n’y a que de l’ombre. Nous avons expérimenté le sauna naturel !!!

Death ValleyQuelques litres d’eau plus tard, le soleil ne vapes tarder à se lever. Nous nous hâtons de plier bagages en vérifiant qu’aucun serpent à sonnettes ne s’est caché dans un recoin de la tente, et nous partons pour Zabriskie point : point de vue qui nous offre des images somptueuses de la vallée au soleil levant. Nous continuons notre visite de la vallée vers le sud, avec Artiste Drive d’abord. Petite route de 14kms qui longe les flancs de la montagne et où se cachent des couleurs magnifiques. Des métaux et autres substances colorent la roche par endroit, donnant des teintes vertes, jaunes, ocres, etc. On comprend le nom donné, une véritable palette d’artiste peintre. Avant de quitter la vallée, nous nous arrêtons à 2 endroits : Devil’s golf course et Badwater ; deux lacs salés asséchés il y a des milliers d’années. Le second à la particularité d’avoir encore quelques flaques et d’être le point le plus bas de l’hémisphère nord. Ces deux aires forment un désert blanc dû à l’assèchement de l’eau qui y a déposé tout son sel.

Et enfin … nous sortons de la Death Valley pour perdre quelques degrés (il fait 35°C maintenant, un temps glacial quoi :P) et nous partons maintenant pour le Nevada et la ville de Las Vegas !!!

Voir les photos de la Death Valley.
Voir les photos de Bodie, la ville fantôme.

 
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Yosemite, le pays des nounours

Posted by admin on sept 20, 2009 in Tour du monde

Parc de Yosemite17 et 18 septembre : Aujourd’hui est un grand jour: on quitte la ville pour attaquer l’exploration du grand ouest américain. Nous partons donc de chez Kyle et Briana et nous traversons tout San Francisco en BART (pour les étourdis qui n’auraient pas suivi, il s’agit du RER) pour prendre notre voiture de location à l’aéroport. Après 20 bonnes minutes de queue au comptoir de Budget, on nous remet les clés de notre bolide que l’on s’empresse d’aller chercher. Quelle n’est pas notre déception lorsque l’on s’aperçoit qu’on a essayé de nous refourguer un modèle plus petit (un PT Cruiser, pour les connaisseurs) que ce pour quoi on avait payé (une Pontiac G6) ! On remonte donc à l’accueil et 20 autres minutes de mauvaise foi (de la part de l’agence qui soutenait qu’il n’y avait aucune différence) et d’obstination (nous ! On n’est pas des bretons pour rien !) plus tard, on repartait avec les clés d’une belle Pontiac Silver en mains. Après comparaison, la 2ème est quand même nettement plus balaise que la première…enfin bref ! On attaque donc la traversée de San Francisco à la boîte de vitesse automatique et celle-ci s’avère beaucoup plus aisée que ce que l’on pouvait imaginer. Le système américain de routes à sens unique, c’est franchement assez efficace!

Premier arrêt: un petit Fast Food d’une zone commerciale où on nous sert deux énormes hamburgers accompagnés d’une portion de frites gargantuesque et d’un coca (light ! car on rigole pas avec la diététique!:)). Il faut dire qu’on n’avait pas grand chose dans le ventre et que cette pause “gastronomique” était vraiment la bienvenue. Deuxième étape - capitale elle aussi - achat d’une tente pour passer la nuit. La route défile et les paysages commencent à changer. Le bitume serpente entre les belles collines jaunes de la Californie. On se croirait dans d’énormes champs de blés juste après la moisson. Le soleil couchant est derrière nous, on s’enfonce vers l’Est et les montagnes se dessinent à l’horizon. Nous passerons donc notre première nuit juste avant le parc de Yosemite, près de Groveland, dans un camping perdu dans les bois.

El Capitan : plus haute falaise du mondeMalgré notre arrivée tardive et la nuit qui commence sérieusement à tomber (il est 19h…) on gère bien le montage de la nouvelle tente. Par contre, on n’a pas de matelas…ceux qu’on a trouvés étaient trop grands pour rentrer dans notre cahute. On dormira donc à la dure! A coeur vaillant, rien d’impossible (ou presque) ! Nous nous installons donc au chaud, aux aguets, car on nous a bien prévenu : dans le parc, il y a des tas de bêtes. Et pas des moindres: daims, ratons-laveurs, mais aussi des ours occupent la région. Personnellement, on trouve qu’une pauvre petite toile de tente entre eux et nous c’est pas beaucoup, alors on veille au grain. Vers 1h du matin, on perçoit distinctement le bruit de patounes sur le sol accompagné de grognements haletant qui se rapprochent de la tente. On retient notre souffle. Apparemment, l’animal qui se trouvait là a choisi notre emplacement pour faire sa toilette et est reparti. On ne saura donc jamais ce que c’était. En tous cas, certainement pas le caniche du voisin, complètement ridicule à côté de ce qu’on a entendu.

Lunaire ...Le lendemain, on reprend la voiture et on arrive à 7000 pieds d’altitude (oui, on sait, ils font rien comme nous. Un pied = 30,5 cm…à vous de faire le calcul). Yosemite, ça y est ! On achète le pass qui nous permettra de visiter tous les grands parcs nationaux et on se dépêche d’aller trouver un emplacement de camping, une denrée rare en ces contrées si fréquentées. Nous établissons donc le camp pour deux jours à Crane Flat, juste à l’entrée ce qui nous permettra de rayonner dans Yosemite. On plante la tente sous les sapins et on se hâte de caser tout ce qui se mange ou qui sent bon (dentifrice, déodorant) dans la boîte à ours prévue à cet effet. Il paraitrait effectivement que ces charmantes petites bêtes se baladent la nuit avec une seule idée en tête: manger. Elles ont l’odorat extrêmement développé et sont capables de fracturer la porte d’une voiture les doigts dans le nez si elles ont repéré quelque chose qui leur chatouille les narines. On n’a pas trop envie de rigoler avec ça, on met donc tout ce qui sent (bon ou mauvais) dans la grande boîte cadenassée (d’autant plus qu’il y a aussi des pumas dans le coin…rassurant !).

Les sequoia géants !Le temps de manger un sandwich et on part en vadrouille dans la vallée de Yosemite. Sur le chemin, on constate les dégâts causés pas l’incendie d’Août dernier qui a laissé derrière lui des versants calcinés (et qui a coupé la ligne téléphonique des Rangers). On admire ensuite El Capitan, une falaise impressionnante qui se dresse majestueusement au milieu de Parc (plus haute falaise du monde !!!), puis les Bridalveil Falls, des chutes d’eau maigrelettes qui doivent être beaucoup plus intéressantes à la fonte des neiges. Puis on se pose un instant sur une sorte de plage, au bord d’une rivière, avant de repartir vers les sommets pour admirer les vallée d’en haut, depuis Glacier Point. Le panorama est époustouflant ! On peut voir le fameux Half Dome, un des symboles de Yosemite et sur la route, on a la chance de croiser un ourson ! La nuit commence à tomber, on rentre donc au camp faire griller nos saucisses au cheddar sur le barbecue (chaque emplacement en a un). Ce soir, pas de douche: le camping n’en a pas (et toujours pas de matelas non plus d’ailleurs). C’est l’aventure on vous avait dit !

Lac de TenayaDernier jour à Yosemite. La nuit s’est écoulée sans qu’un ours ait essayé de vider notre boîte marron. Au programme de la matinée: randonnée pour aller admirer les séquoias géants, vieux de plusieurs millénaires. Sur le chemin, on croise une multitude de petits écureuils tout mignons. L’après-midi, on fait route vers les hauts plateaux, là où le paysage devient rocailleux et aride. Le spectacle est lunaire, on se croirait dans un western, il ne manque plus que les indiens. On adore… Mais on est un peu crevés alors on décide de buller au bord du lac Tenaya. On s’installe sur ses rochers blancs et on regarde l’eau claire (mais glaciale) et les oiseaux qui peuplent ce lieu magique. On rentre avant la tombée de la nuit, et le paysage nous ayant inspiré, on fait réchauffer une boîte de chili con carne à la cow-boy, directement sur le feu. Nos dernières heures au sein de Yosemite se termine devant notre feu de camp. Demain nous attend la route vers Death Valley (la Vallée de la mort !).

Voir les photos de Yosemite
Info : on capte très mal voir pas du tout, donc vous ne pourrez nous joindre ces temps-ci. On laissera une note quand ce sera de nouveau bon ;)

 
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C’est une maison bleue …

Posted by admin on sept 16, 2009 in Tour du monde

Du 13 au 15 septembre : San Francisco

Golden GateCôte ouest nous voici ! Après un vol sur US Airways sur lequel nous n’avons rien de plus à dire, nous sommes arrivés à l’aéroport international de San Francisco. Le temps d’attraper la navette puis le BART (équivalent du RER), et nous voilà en plein coeur d’Oakland, ville séparée par un bras de mer de SF (San Francisco, c’est plus rapide à écrire :P). C’est dans cette ville que notre premier hôte, Joshua, nous reçoit, dans un appartement récent et très agréable. Il est 17h heure locale, et voilà déjà 15h que vos voyageurs préférés sont debout. Mais on est ici pour en profiter. Et lorsque notre hôte, d’une gentillesse infinie, nous a proposé de faire un tour en ville - après tout on est samedi soir - nous n’avons pas pu résister. A bord de sa Mustang jaune, nous avons découvert SF de nuit : d’abord les fameuses rues aux dénivelés infernaux, puis après avoir rejoint sa concubine et une amie, nous avons testé les bars et restaurants nocturnes. Pour finir nous avons eu le droit à une promenade de nuit dans le quartier de la Marina où s’élève un gigantesque dôme orné de statues immenses, et une superbe vue sur le Golden Gate, le fameux pont rouge de SF. Pas de bol, on n’avait pas pris les appareils photos (ceci dit pas d’inquiétude nous nous sommes rattrapés les autres jours). Après avoir tenu 22h éveillés, il est temps de rentrer dormir et Josh, dans sa grande gentillesse - nous insistons - nous laisse sa chambre et son excellent lit pour aller dormir sur la canapé !

Nous en profitons pour faire une aparté au sujet de François, le commerçant du coin que nous a présenté Josh car “il parle français”. François est un maghrébin qui a vécu en France quelques années avant de partir réussir aux US. Et il mérite bien qu’on le présente ici pour plusieurs raisons. Le coeur sur la main, il a tenu à nous offrir des boissons parmi son étale. Lorsque nous sommes revenus un autre jour pour faire des courses, il nous a fait un énorme rabais. Pourquoi ? Parce qu’il aime la France ! Et son point de vue est très intéressant. Il a quitté la France car il n’aurait jamais pu monter dans l’échelle sociale, chose qu’il a réussie à faire aux US avec 50$ en poche à son arrivée en 1985. Il possède maintenant une grande épicerie, il est propriétaire et vit très bien selon ses dires. Mais, car il y a un mais, la France lui manque car selon lui d’un point de vue gastronomique rien n’égale la qualité des produits français. Et au delà de l’aspect culinaire, c’est au niveau de l’intégration : a priori il a été beaucoup plus victime du racisme aux US qu’en France, et les américains ne seraient pas chaleureux. Bref il ne rêve plus que du jour où il va revenir dans l’hexagone. François, un petit bonhomme adorable avec le coeur sur la main (et un accent arabo-anglo-français très rigolo). Fin de la parenthèse ;)

La côte sauvage du PacifiqueAprès notre visite nocturne de SF et une nuit réparatrice, notre hôte nous propose de le suivre en ce dimanche pluvieux : il a invité sa copine à une échappée sur la côte sauvage au sud de SF à Half Moon Bay. On en a profité ! Et nous voilà partis dans une BMW louée pour l’occasion avec Josh et Megan à la découverte de l’océan Pacifique. C’est magnifique ! De hautes falaises fouettées par d’immenses vagues que de valeureux surfers tentaient de dompter (ainsi que le froid, car l’eau y est glaciale). Nous avons fait une courte pause dans le petit village mexicain typique de Pescadero où nous avons englouti les spécialités locales. Bref une journée champêtre qui nous coupe totalement de nos visites habituelles ! C’est ça aussi le Couchsurfing :) Sur le chemin du retour, Josh nous a conduits à des points de vue magnifiques sur la ville de SF et le Golden Gate (que nous avons shooté à fond cette fois-ci !). Et il faut le souligner, vu que le temps était pluvieux, le fameux pont était visible ! Car en permanence traîne un brouillard sur la Bay of SF, sauf en cas de pluie, ce qui est très rare. Le soir nous n’avons pas traîné, le décalage horaire et les 22h éveillées de la veille se faisant sentir : Josh nous a laissé son appart (un ange !) pour la nuit.

Cable CarUn nouveau jour se lève, et ensoleillé cette fois-ci ! Nous filons sur le port pour réserver nos billets pour la visite d’Alcatraz le lendemain et en profitons pour flâner dans le Ferry Building où plein de petites échoppes se tiennent au coude à coude : notre repas du midi fut composé d’une véritable baguette, de petites saucisses assaisonnées et d’un fromage (californien!) digne de ce nom ! La digestion à peine entamée, nous avons filé vers le quartier très élevé (en altitude) de Telegraph Hill. La Coit Tower trône sur la ville et offre un point de vue époustouflant ; voir les photos ! Nos pas nous mènent ensuite dans le quartier cosy de North Beach où de belles demeures se dressent à la verticale alors que la route, elle, forme une pente vertigineuse ! Enfin un petit tour dans Chinatown qui dépayse bien plus que celui de New York. Puis retour chez notre hôte avec qui nous partageons un verre de l’amitié avant de le laisser pour rejoindre nos nouveaux hôtes - Kyle et Briana - pour les 2 prochaines soirées, dans le quartier très cossu de Oakland/Berkeley (l’université). Soirée très sympa autour de bières fabriquées maison (à notre retour on tente l’expérience !) et d’une pizza aux légumes faite maison également. Aparté : une pensée pour Fabien qui se trouvait à SF également, mais le temps passé avec nos hôtes ne nous a pas permis de dîner ensemble.

Cable CarDécidément nos hôtes San Franciscains sont d’une gentillesse énorme : nous avons les clés de la maison et pouvons aller à notre rythme ! Une fois prêts, nous partons pour continuer la visite de SF. Nous nous rendons directement sur le port pour prendre le ferry vers la fameuse prison d’Alcatraz : une visite excellente de 2h sur l’île cinglée par des vents froids à l’aide d’audio guide in French. L’histoire de cette prison est contée au travers des témoignages d’anciens prisonniers et gardiens. L’ambiance sonore fait qu’on s’y croirait ! A faire ! La visite terminée, le ferry nous ramène à terre alors que nous avons l’estomac dans les talons. Mais un autre programme a été décidé avant de remplir nos panses. Nous attrapons un Cable Car, le fameux tramway de SF qui ne sert plus qu’aux touristes aujourd’hui. Celui-ci nous amène à quelques encablures (les américains comptent en blocs - ou pâtés de maisons/immeubles si vous préférez) de notre prochaine destination. Mais avant nous traversons le quartier victorien de Nob Hill avec ses grandes maisons magnifiques à bow-window. Puis enfin nous arrivons dans Japantown : c’est ici que, pour une modique somme (comparée à la France), vous pouvez manger des plats japonais d’une qualité incroyable ! Une fois rassasiés, une longue marche nous attends jusqu’au BART (le RER, bis repetita) car nous devons rentrer : nos hôtes nous attendent pour nous emmener faire de l’escalade dans les collines entourant SF. Après cette séance sportive, la soirée s’est terminée par une séance photo de la baie de SF de nuit puis par une soirée crêpes cuisinées par nos soins pour remercier nos hôtes (Bastien & Elodie, importateurs de crêpes from Nantes ;)

En conclusion, San Francisco est la ville que nous avons préférée. Elle offre un cadre de vie très agréable, une mentalité complètement différente de l’Est des USA, et, cerise sur le gâteau, on les comprend (car il faut avouer qu’on avait du mal avec l’anglais américain de l’est qui ressemblait plus à un machouillage qu’à des mots distincts). Bref, une ville où il fait bon vivre !

Attention : Demain nous partons vers les grands parcs nationaux une fois la voiture de location récupérée (ça va être marrant … Ils conduisent comme des fous). Du coup nous aurons accès à internet de manière sporadique et risquons de donner moins régulièrement des nouvelles pendant 1 mois. Ceci dit pour les plus inquiets, nous avons toujours notre téléphone (si le réseau suit).

Voir les photos de San Francisco.

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La baraque d’Obama : Washington DC

Posted by admin on sept 13, 2009 in Tour du monde

10 & 11 Septembre : Washington DC

Le capitolNous quittons Philadelphie pour rejoindre Baltimore où nous serons hébergés par Jessica et Rigel, un couple de couchsurfers américains que nous avions reçu à Fontainebleau. Pour changer de notre car low-cost nous décidons de prendre une ligne régulière : la fameuse “Greyhound”. Bon…ben si un jour vous souhaitez voyager en car aux US, privilégiez les compagnies low-cost (du moins Megabus) : elles sont beaucoup moins chères, leurs cars sont plus confortables et modernes, pas besoin d’attendre 1h avant d’embarquer, et surtout les stations ne sont pas paumées dans les quartiers craignos peuplés de gens cheloux. Nos hôtes nous indiqueront plus tard que les mecs tout juste sortis de prison ou les militaires se voient remettre un billet Greyhound pour regagner leur domicile…ok, good to know!

Enfin bref, 2h30 plus tard nous approchons de Baltimore, ville où nous dormirons et de laquelle nous rejoindrons Washington DC qui est à moins d’une heure via le train de banlieue. Après avoir rencontré il y a plusieurs mois Jessica et Rigel, nous sommes ravis de les revoir et de rencontrer des visages connus sur une terre qui l’est moins. Nous avons été très bien reçus dans un appart’ spacieux situé au 11ème étage, offrant une belle vue sur Baltimore et juste à côté de la gare. Après avoir grignoté des frites à l’ail (délicieux) arrosées de quelques bières dans un pub du coin, nous filons nous coucher afin de recouvrer des forces pour le lendemain.

Le stars & stripes devant l'obélisqueVers 11h du matin, le train local - nommé MARC - nous mène pour 5€ à Union Station, la gare magnifique de Washington DC (à ne pas confondre avec l’état de Washington situé au nord ouest des US). Le lieu donne le ton : imitation des architectures grecque, romaine et européenne sur plusieurs étages où sont réparties de petites échoppes (magasins de souvenirs, Starbucks, stands de bouffe, etc.). Une fois sortis du bâtiment, nous rejoignons en quelques minutes The Mall : immense rectangle de verdure d’une longueur de 3,5 kms regroupant la quasi totalité des bâtiments à voir à Washington DC. On note au passage, et ce où que l’on se trouve, la présence des forces armées, ça rigole pas, la sécurité, chez Obama. La première journée, nous la consacrons aux édifices connus : le majestueux Capitole d’un côté du Mall, le Lincoln Memorial de l’autre, et l’obélisque situé à équidistance des deux premiers. On en profite pour voir quelques Memorials à droite et à gauche (Vietnam, Corée, 2ème Guerre Mondiale, …) et la baraque d’Obama : la Maison Blanche. Les photos parlant d’elles-même, nous vous laissons consulter l’album.

Le chapeau de LincolnLa seconde journée est consacrée à la visite d’une partie des nombreux musées gratuits qui bordent le Mall. Nous commençons par celui de l’histoire des natifs (au sens large : indiens d’Amérique du nord, mayas, aztèques, etc.) : 4 étages dédiés à ce qu’ils étaient et ce qu’ils sont aujourd’hui avec de nombreux objets issus de leur culture. Nous prolongeons notre visite par le musée de l’histoire américaine qui regroupe des objets de la culture US (voitures, locomotives, uniformes des différentes guerres, objets incongrus comme le chapeau de Lincoln). Enfin, nous terminons par le musée de l’air et de l’espace où certains aéronefs sont exposés tels que le célèbre Spirit of St Louis, Apollo 8, etc. On peut également voir des fragments ramenés de la Lune. Un musée à l’américaine, quoi! : immense !

Bilan de notre passage au coeur de la capitale américaine : on s’est bien usé les semelles pendant 2 jours à arpenter le Mall dans un sens puis dans l’autre et à piétiner dans les musées. Nous avons eu la chance de tomber sur l’ancien bâtiment de la Post Office qui, hormis proposer une multitude de petits stands de nourriture, nous a permis de monter tout en haut de son ancienne tour-horloge pour nous offrir une vue imprenable sur Washington DC.

On a d’ailleurs eu la chance d’y croiser de petits bonshommes à longues barbes accompagnés de leurs femmes, vêtues de robes unies longues et coiffées de bonnets blancs: des Amish! (communauté archi protestante qui refuse le progrès et se déplace toujours en carriole). Quant au 11 septembre, nous avons seulement noté que les policiers avaient sortis l’artillerie lourde en lieu et place de leur flingue de service (fusil à pompe et genre de Famas). En tous cas c’est une ville très propre et très sécurisée où on peut gambader avec son appareil photo. A y vivre cependant, à notre avis, elle serait sans doute trop aseptisée.

Maintenant il est temps pour nous de quitter la côte Est et de rejoindre l’autre côté - l’Ouest. Petite anecdote et info qui ne vous servira sans doute pas : le train de banlieue - MARC, ce feignant - ne fonctionne pas le weekend. C’est malin, on avait prévu les billets. Obligés de prendre une ligne régulière Amtrak qui coûte 4 fois plus cher pour le même trajet de Baltimore à Union Station - Washington DC. Une fois la capitale ralliée, direction le métro qui lui, est donné. Dans l’aéroport nous avons même eu le droit à la fanfare pour l’arrivée de vétérans de la seconde guerre mondiale. Et maintenant nous voilà dans un avion US Airways à destination de San Francisco à écrire ce billet (Pffff … 7h de vol avec une escale à Phoenix - Arizona : yeah baby !)

De nouvelles aventures prochainement !!
Et info importante : nous avons maintenant 9h de décalage avec la France : quand il est midi chez vous, il est 3h du mat’ ici !

Voir les photos de Washington DC

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Streets of Philadelphia

Posted by admin on sept 10, 2009 in Tour du monde

Philadelphia8 septembre : “Adriaaaaaaanne” s’écriait Rocky en montant à petites foulées les marches du musée de Philadelphie. Nous, nous aurions plutôt crié “Aïe aïe aïe”. Mais petit retour en arrière pour reprendre le fil de notre histoire.

Nous avons quitté New York et sa faune, en bus, avec la même compagnie que précédemment : Megabus. Rien à dire ! Nous avons une fois de plus réussi à choper les places au-dessus du chauffeur, confort parfait. Une fois la ceinture de sécurité bouclée, nous voilà partis pour Philadelphie (Philadelphia in english ou Philly pour les intimes). Rien de particulier à raconter : de grosses autoroutes, des arbres sur les côtés. Ca en devient monotone ! Profitons-en pour parler météo : un temps grisonnant mais accompagné d’une chaleur lourde, humide. Il doit bien faire dans les 26°C. Cela sera comme ça pendant tout notre périple à Philly.

Rocky BalboaA propos de Philly, on parle, on parle, mais nous voilà déjà arrivés dans cette ville, berceau de l’Amérique ! Première capitale historique du pays et 2ème plus grande ville de la côte est (9 millions d’habitants avec l’agglomération). On a longtemps hésité à mettre le cliché classique du centre ville au lieu de la photo prise dans les quartiers populaires … Car comme l’annonce le Guide du Routard, Philly “est une des villes les plus sûres du pays”. Il parle sans doute de Philadelphie en Corrèze (si jamais un tel bled existe). Il faut savoir que c’est au contraire l’une des plus meurtrières avec plus d’1 assassinat par arme à feu par jour. Ca c’est pour le côté sensationnel de notre voyage :  “Ouah les ouf, ils visitent les ghettos”. Hormis le côté oppressant dû à l’insécurité, ça fait petite ville (mais où sont tous les habitants ???) et même jolie dans ses quartiers les plus historiques.

Tout d’abord Philly a inspiré plusieurs scénaristes. C’est ici que Rocky se fit connaître. Nous avons pu monter les fameuses marches que le boxer grimpait lors de ses entraînements. Même la statue du film est visible en bas du bâtiment. Vous pouvez ajouter “Streets of Philadelphia” à votre liste : l’histoire d’un homo atteint du sida et la fameuse chanson de Bruce Springsteen. Plus récemment c’est “History of Violence” avec Viggo Mortensen, et pour les adeptes des séries, Cold Case se passe également à Philly. Bref un cadre idyllique pour les ambiances sombres et quartiers mal famés.

De notre côté, nous avons été hébergés par Stas, un jeune homme vivant dans le quartier sud avec 3 colocs. Nous avons été très bien accueillis et grâce à lui nous avons enfin pu tester un véritable restaurant à hamburger, chez “Johnny Rockets” : imaginez un décor tout en alu avec des banquettes en sky rouge et un juke-box crachant des morceaux des années 60 à 90. Et le repas, un régal (dans la mesure où ça reste un hamburger car rien ne vaudra le beurre blanc de mamie !!!). Au passage on fait un petit coucou à sa chatte Spooky, adorable et odorant animal :P

Le premier parlement américainPour la partie culturelle, nous avons visité le parc de l’indépendance, ultra sécurisé par des rangers (et chewing gum interdit, si jamais on voulait faire une bombe à la McGyver). Dans ce parc il y a l’Indépendance Hall (patrimoine mondial de l’Unesco) où fut signé la constitution américaine le 4 juillet 1776, marquant la libération des US de son emprise britannique. Lançons un cocorico, puisque pour cet épisode, dixit un ranger et le fantôme de Benjamin Franklin (ils ont de ces inventions les ricains …) : “sans les français, les Etats Unis ne seraient pas indépendants !”. Puis nous avons continué notre balade dans la partie historique de la ville (Liberty Bell, Old City Hall, …), sans oublier de goûter à la spécialité locale : le cheese steak (mélanger des oignons fris avec de la viande de boeuf hachée et le tout avec de la vache-qui-rit mis dans un morceau de baguette, je pense que vous approcherez de ce que nous avons testé). Pour finir notre tour de Philly, nous avons emprunté une de ces anciennes rames de tram reconverties en bus (sans suspension !) de couleur violette. Le plus simple c’est d’aller voir les photos, ce sera sans doute plus parlant ;)

Exposition Magic GardensA noter également notre visite des Magic Gardens : la maison d’un artiste entièrement en mosaïque, du plafond jusqu’au sol en passant par les toits et le jardin. Imaginez une multitude de bouts de miroir, de carrelage, de dessins, de verre, de roues de vélo, etc. Isaiah Zagar, auteur de cette oeuvre et influencé entre autre par le facteur Cheval, en a profité pour refaire quelques autres façades dans Philly. Un peu de couleur scintillante pour réjouir les coeurs, c’est très agréable.

Voilà ! Nous quittons Philadelphie pour Baltimore (où nous serons hébergés) et visiter Washington DC. Nous sommes entiers, malgré quelques nuits agitées par le bruit incessant des sirènes. Philadelphie, cette ville au joli nom, ne nous manquera pas bien qu’elle gagne à être connue et qu’elle possède le bâtiment historique le plus important des US.

Ps: si vous avez dans vos connaissances quelqu’un du guide du routard, merci de lui signaler l’erreur.

Photos de Philadelphie

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New York city, baby !

Posted by admin on sept 7, 2009 in Tour du monde

Du 3 au 6 septembre : nous voici à New York City, la ville qui ne dort jamais paraît-il, appelée également la grosse pomme (Big Apple). Récit de nos aventures new-yorkaises.

New York depuis l'Empire State BuildingTout d’abord retour à Boston ! Nous prenons place à bord de notre car low-cost pour rallier New York. A 9€ le trajet, nous nous retrouvons dans un car flambant neuf à étage et les places au-dessus du chauffeur sont libres. A nous les joies des routes américaines grandeur nature ! Résultat : c’est vert, c’est très vert. On a de la forêt pendant tout le trajet. Les autoroutes son larges : minimum 2×3 voies, mais elles sont dans un état moyen. Le déjeuner sommaire englouti à bord s’amusait à faire du yoyo dans nos ventres. Enfin bref, merci Megabus, c’est pas cher, de qualité et ça amène loin. Tout ça pour dire que 4h30 plus tard les premiers gratte-ciels de New York apparaissent devant nous. Les premiers yellow cab emplissent la chaussée. Les premiers signes d’impatience (de visiter) se font sentir.

Dépotés à l’angle de la 7ème avenue et 28ème rue, lourds de nos gros sac à dos, nous hélons un des fameux taxi jaunes. Au seul signe de la main, notre coursier se gare à nos pieds : direction l’angle de la 3ème avenue et 47ème rue. Nous voilà arrivé à l’auberge de jeunesse YMCA Vanderbilt. Bonne surprise : nous prenons possession d’une chambre pour 2 personnes. Pas de dortoir ! Affaires jetées dans un coin, nous courons arpenter les rues numérotées de Manhattan : les avenues transpercent New York du nord au sud, quant aux rues, elles vont d’est en ouest. Pour vous mettre dans l’ambiance fofolle de cette mégalopole, imaginez des tours à s’en tordre le cou pour espérer voir leur sommet, des boulevards grouillant de voitures et de yellow cab et des trottoirs chargés d’autochtones et d’étrangers.

Première visite : nous montons au 86ème étage de l’Empire State Building (plus haut gratte ciel depuis la chute des twin towers), et ce en quelques secondes seulement (wiiiiiz font les ascenseurs !). C’est très haut et la vue est magnifique, surtout lorsque le soleil met son bonnet de nuit et file se coucher. Nous courons faire de même après une petite visite à la Chrysler Tower et avoir enfilé quelques mets dans ce genre de restaurants typiques de NYC : un grand buffet de salade, fruits, viandes, légumes en libre service dans lequel vous puisez, puis pesez puis payez avant d’engouffrer.

Statue de la libertéDès le lendemain matin, après un petit déj thé / bagle / salade de fruits (ce sera notre régime pendant tout notre séjour), nous allons au sud de Manhattan pour la seconde visite typique du touriste à NYC : les fameuses îles Liberty et Ellis qui ont la particularité d’abriter réciproquement la statue de la liberté et l’ancien service d’immigration. Loin de nous l’idée de faire un grand discours, pour résumer : il faisait très beau (pas un nuage et 28°C) et la balade en mer pour rallier ces îles fut très agréable. La statue de la liberté n’a pas bougé, et Ellis Island offre une exposition intéressante sur le traitement des immigrés depuis le XIXème siècle.

Quelques tours de métro plus tard (on se croirait dans un film : ambiance sombre, souffle chaud caressant les aisselles ruisselantes …), on traverse China Town (endroit très … chinoisant), on chope 2 plats locaux (poulet à l’ail et boeuf à la sauce d’huïtre) et on file “visiter” Ground Zero (lieu où se tenait les 2 tours ; 15 ans plutôt Bastien avait pu les observer ; un vaste trou et un grand chantier aujourd’hui) et petite promenade sur les bords de l’Hudson River (celle qui a accueillit un avion de ligne en détresse il y a peu … Souvenez vous !). Après cette randonnée (quelques kilomètres engloutis), nous optons pour le repos du guerrier.

Central ParkA nouveau jour, nouvelle quête : où trouver un maillot officiel de football américain ? Partout, mais en version King Kong … Un pyjama quoi ! La matinée est dédiée au shopping et à la visite de magasins immenses pour habiller ces demoiselles. Puis nos pas nous mènent sur la 5ème avenue et ses boutiques de luxe où Dolce & Gabana côtoient Cartier et autres noms dédiés aux bourses pleines. Un petit stop s’impose chez Disney pour se rafraîchir de la forte chaleur et retomber en enfance quelques minutes. Sur 3 étages dans un décor féérique s’exposent les peluches et autres joujoux signés Disney. Pour la pause déjeuner, on décide de comparer le McDo américain à son frère français. Le second l’emporte haut la main avec ses hamburgers plus goutus, son plus large choix et son prix plus modéré (et où sont les supersize ??? On nous aurait menti !). L’après midi se passe dans le poumon vert de la ville : Central Park. Un immense parc nivelé de plusieurs hectares bordés de building permet au citadin de se mettre au vert, voir faire de la barque, courir, respirer. Après ce bon bol d’air, retour au bercail.

Un nouveau jour se lève, nous sommes prêts dès l’aube pour rallier Harlem et partir en chasse d’une messe avec des chants Gospel. Le premier essai fut infructueux : une messe classique en anglais c’est chiant (faut le dire). Au second coup, bingo ! La Mount Moriah Baptist Church (rien à voir avec le Seigneur des Anneaux) nous a accueilli (moyennant finance et quête) avec des vibratos prenant ! Une expérience à vivre. En bonus un petit extrait enregistré : gospel.mp3. Remis de nos émotions, nous quittons Harlem pour Greenwich village : quartier résidentiel très mignon avec ses arbres sur les trottoirs et ses bourgeois pour le peupler. Time SquareAu hasard d’une rue nous tombons sur une des maisons de “Sex on the city” (pour les connaisseurs). On se nourrie de quelques mets mexicains dans un pub avant de faire une petite pause à Washington Square, parc attenant à l’université de NYC. Puis promenade dans le quartier des artistes : SoHo ; plein de petits restos qui ont l’air plus appétissants les uns que les autres. Nous terminons par Time Square et Broadway où les immeubles dégueulent de lumière projetée par d’énormes panneaux publicitaires vantant les qualités de Coca Cola, M&M’s, les super productions américaines, etc. Le chemin du retour vers notre YMCA nous mène à la Jewelery way, rue où des bijoutiers vous proposent derrière leur vitrine des diamants à plusieurs milliers de dollars.

Notre aventure New Yorkaise s’arrête ici. Philadelphie et Anastasios, notre futur hôte, nous attendent pour de nouvelles aventures. M’sieur, dame, à vot’ bon coeur ! Si vous avez aimé la visite, pensez à nos bourses. Nous acceptons virement, espèce, commentaires sur le blog, mails et coups de fil !

Voir les photos de New York (plusieurs pages !)

 
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Notre road-trip aux USA

Posted by admin on sept 7, 2009 in Tour du monde

Elément important pour suivre nos aventures, nous venons de nous rendre compte que nous n’avions pas publié notre parcours d’1 mois 1/2 aux USA. Oubli rattrapé, ci-dessous voici notre trip :

Nous sommes arrivés le 1er septembre à Boston et nous restons jusqu’au 12 septembre sur la côte est pour visiter les villes suivantes : Boston, New York, Philadelphia et Washington / Baltimore.

Est des USA

Puis un avion nous mènera sur la côte ouest. Nous passerons quelques jours à San Francisco avant de récupérer une voiture de location pour 1 mois afin de visiter les grands parcs nationaux de l’ouest américain (Grand Canyon, Yosemite, Zion, Death Valley, Yellowstone, etc.). Notre carrosse nous portera également à Las Vegas et Salt Lake City. Nous terminerons notre trip américain par Los Angeles avant de décoller le 15 octobre pour les îles Cook dans le Pacifique.

Ouest des USA

Le planning aux USA en “chiffre” :
1 sept : Boston
3 sept : New York
7 sept : Philadelphia
9 sept : Washington / Baltimore
12 sept : San Francisco
16 sept : Départ pour les grands parcs nationaux / Las Vegas / Salt Lake City
12 oct : Région de Los Angeles
15 oct : Départ vers d’autres terres !

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Les chaussettes rouges de Boston

Posted by admin on sept 4, 2009 in Tour du monde

Maison américaineMercredi 2 septembre : nous avons passé la nuit dans la banlieue de Boston, hébergés chez Pamela et sa famille qui habitent dans une rue typiquement américaine. Y a des drapeaux américains un peu partout, les maisons sont toutes en bois et très grandes pour la plupart. Un peu plus et on se serait crû dans le Wisteria Lane des Desperate Housewives… Nous avons donc été accueillis par les Golden comme des rois. Pamela nous a cuisiné une recette succulente aux crevettes (on a récupéré la recette pour vous faire goûter !). Nous avons dormi dans un salon rempli d’antiquités, sur un matelas gonflable américain (c’est à dire 2 fois plus épais que les nôtres…impressionnant !)

Ce matin, Emma, la cadette de la famille, nous a emmenés prendre un p’tit déj typique dans un diner’s. Au menu: pancakes, toast, bacon, oeufs et pommes de terre sautées (et oui, ce fut une surprise :D) delicious !

Boston depuis le ferryOn a enchaîné avec la visite de Boston, une des villes les plus historiques des USA (enfin bon…rien à voir avec nos tas de châteaux forts et de grottes préhistoriques, on vous prévient tout de suite). Pour les curieux, c’est là entre autres que la guerre d’indépendance américaine a débuté. Quant aux “chaussettes rouges”, c’est la traduction quasi littérale du nom de l’équipe de baseball très renommée du coin : les Red Sox.

Nous avons donc passé notre matinée à suivre une ligne rouge qui serpente au sol et qui mène aux endroits les plus importants de Boston (qui comprenait, pour les Capessiens, la Custom House et la maison d’Ann Hutchinson…Nathaniel, quand tu nous tiens !) : la Freedom Trail. Le parcours s’est achevé par la montée harassante des 284 marches de l’obélisque, duquel on a une vue imprenable sur la ville. Nous sommes rentrés dans le centre en prenant le ferry (très belle balade) et on a dégusté un bol de Chowder (soupe crémeuse de homard et de poisson typique de la Nouvelle Angleterre) bien mérité. On a ensuite flâné dans le charmant quartier (posh) de Beacon Hill et puis on a réussi à prendre le métro (le “T”) pour rejoindre nos hôtes sans se planter. Bastien sur la ligne rouge

Après ça, et bien qu’en en ayant plein les pattes, on nous a emmenés dans un petit village à quelques bonnes minutes de Boston : Lexington, encore un lieu historique, où le premier coup de canon de la révolution aurait été tiré (par ces *** d’anglais, of course :D)
Et puis enfin, on est tous rentrés manger chez Pamela autour de pizzas et de crêpes maison (oui, on fait dans le léger). Dernière nuit dans le salon des Golden, demain on met les voiles pour la Big Apple!

Voir les photos de Boston

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