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Notre tour du monde 2009-2010

Posted by admin on fév 22, 2011 in Tour du monde

Pour ceux qui arriveraient après la bataille et souhaiteraient découvrir le récit de notre tour du monde depuis le début, voici quelques liens pour vous aider à parcourir notre aventure :

- tout reprendre depuis le début

(le découpage plus précis du périple à venir prochainement)

 
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Les carnets du voyageur

Posted by admin on jan 31, 2011 in Tour du monde

Afin de répondre à bon nombre de questions au sujet des voyages, leur préparation, les conseils que nous pouvons donner et comment avoir le meilleur rapport qualité/prix sur tous les sujets imaginables lors d’un périple, nous annonçons la création du blog Les Carnets du Voyageur. Celui-ci répondra, on l’espère, à toutes vos interrogations sur le thème du voyage !

 
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The End

Posted by admin on juin 16, 2010 in Tour du monde

Toute bonne chose a une fin (en en attendant d’autres) et c’est le cas pour notre tour du monde des pays de l’ancien empire britannique (non exhaustif, bah ouais fallait faire un choix, nos bourses ne sont pas sans fond !). Nous sommes partis le 1er septembre de Paris et 10 mois plus tard, le temps d’une année scolaire, nous rentrons ! (après avoir suivi grosso modo l’été tout le temps !!!)

Nous sommes bien arrivés à Londres (après un vol au dessus de l’Afghanistan) où des amis sont venus nous récupérer et chez qui nous allons passer quelques jours (raaaah des têtes connues après tout ce périple !).

Quant à notre retour en terre française (on va pouvoir enfin parler de nourriture), il est prévu via un vol RyanAir qui atterit à Nantes le 17 juin à 14h00.

Pour clôturer ce tour du monde, nous souhaitions remercier :
- nos lecteurs, d’avoir eu la patience d’attendre (parfois longtemps) les photos ou même les articles
- tous ceux qui nous ont écrit, appelé, laissé un petit mot ! Car loin de tous, c’est agréable d’avoir des nouvelles
- nos différents pilotes d’avion, usagers de la route et marins de nous avoir laissé en vie (surtout les conducteurs d’auto-rickshaw …)
- notre banquier qui jamais ne nous a fait défaut (fallait la trouver celle-là !)
- tous ceux qui vont nous accueillir maintenant pour qu’on puisse manger à l’oeil en vous montrant un diaporama photo qui n’en finira plus
- toutes les personnes croisées lors de ce périple : les couchsurfers, les français de l’autre bout du monde, les rencontres diverses et variées, etc.
- notre chien Fifi qui … Ah ben non, on n’a pas de chien !
- et enfin … Nous même ! (”Elodie je te remercie ! - Bastien je te remercie également !”) Pour s’être offert cette tranche de vie hors norme à la découverte de pays et de cultures tout autour de la planète !

Nous n’avons peur plus que d’une chose : attraper froid à notre retour ! ;)

Nous conclurons cet article final avec ces mots célèbres de VGE : au revoir !

 
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Delhi la grouillante

Posted by admin on juin 15, 2010 in Tour du monde

Nous nous réveillons dans le train en cette matinée du 12 juin. Une fois les couchettes relevées, la famille dont nous vous parlions s’est retrouvée de nouveau dans notre compartiment … Ca tient chaud tant de monde ! C’est heureux de quitter le wagon que nous sommes descendus à New Delhi vers 8h du matin. Première chose à faire arrivés en gare ? Trouver un moyen de transport bon marché ! Vu qu’on ne trouve pas le stand pour les courses pré-payées, on se tente la discussion directe avec les différents chauffeurs et rabatteurs. On a le droit à des prix exorbitants (encore plus cher que la dernière fois mais là pour une course plus courte …), un type essaie de nous emmener dans un centre non officiel d’informations pour touristes, un autre encore nous raconte que notre hôtel n’a plus l’électricité ni d’eau et qu’il en connaît un très bien ailleurs, etc. Finalement nous décidons de laisser tous ces vautours et nous nous éloignons quelque peu de la gare pour trouver … un cycle-rickshaw bon marché ! Evidemment nous sommes dans une immense ville et c’est difficile de se repérer, même pour notre autochtone de cycliste. Nous avons indiqué un bâtiment connu près de notre hôtel (la mosquée Jamma Masjid située dans le vieux Delhi) mais le pauvre a dû faire du zèle pour nous amener aux pieds de l’établissement vu que ses congénères l’ont baladé à droite et à gauche. D’ailleurs à quelques pas de l’hôtel, un gamin a sauté à l’arrière du véhicule pour discuter avec nous et surtout nous demander si nous descendions bien à l’hôtel City Palace. Notre réponse affirmative l’a amené à quitter l’engin et à courir à la réception avant nous pour indiquer au patron qu’il ramenait deux touristes (et ainsi toucher une commission). Alors que Bastien payait grassement le cyclo (tant d’effort mérite gros salaire), Elodie arrivait à temps pour préciser que nous avions réservé (par conséquent ce que disait le môme était du vent). Une fois les modalités remplies, nous nous installons dans la chambre et commandons un petit déjeuner. Le serveur nous demande un petit pourboire au passage, et quelques minutes plus tard c’est un “boy” qui nous réclame également un pourboire pour avoir ramené nos passeports (conservés par la réception le temps d’en faire des photocopies). Mais ils vont se calmer, là ??? … Pour nous changer les idées, nous décidons de visiter le quartier. Nous nous trouvons au coeur du bazaar spécialisé dans la papeterie : papiers muraux, cartons d’invitation, faire parts, etc. Il y a des boutiques partout et ça grouille ! C’est finalement à Delhi que nous retrouvons l’image qu’on se donnait de l’Inde : du monde partout, dans tous les sens, la saleté et les odeurs à leur extrême … En remontant la rue, nous décidons de contourner la mosquée (à la recherche entre autres d’un restaurant que nous ne trouverons jamais) et découvrons le coin des pièces détachées automobiles ; tout ce qu’il faut pour réparer votre bolide : des roulements, des klaxons (important ici !), des pots d’échappement, des jantes, etc. A propos des avertisseurs sonores, on pense avoir trouvé leur utilité : en regard à la densité du trafic (parfois 6 lignes sur une 2 voies), les rétroviseurs sont toujours rabattus, ne servant plus à rien … Ne pouvant plus vérifier leurs arrières, les chauffeurs n’ont d’autre moyen que de se repérer qu’aux coups de klaxon des bolides qui l’entourent ! Mais revenons à notre balade dans le vieux Delhi. Un peu plus loin nous arrivons dans le coin de la bouffe avec ses odeurs plus ou moins appétissantes … Et ses visions plus ou moins heureuses … … … Sur un des étals nous voyons des têtes de chèvres sanguinolentes, prêtes à être cuisinées et entourées de mouches ! La vue et l’odeur nous font déguerpir bien vite ! La balade nous a calmé pour le reste de la journée et nous restons terrés au frais, dans notre chambre jusqu’au lendemain matin.

13 juin … Dernière journée complète en Inde ! Et dernière occasion de faire du shopping !!! Nous laissons la visite culturelle de Delhi pour un éventuel prochain voyage. Aujourd’hui direction les Emporium de la ville dans le quartier propret de Connaught Place situé entre le vieux et le nouveau Delhi. Le temps d’une course en auto-rickshaw (après une longue marche, nous ne sommes pas dans le quartier le plus touristique), nous pénétrons dans une caverne d’Ali Baba avec pas moins de 4 …. euh non 6 ! … Enfin bref beaucoup d’étages et demi-étages remplis d’objets provenant de toutes les régions d’Inde. Nous parcourons méticuleusement chaque allée pour ne pas rater le moindre article. On trouve de tout : tapis, bronze, bijoux, papeterie, bois, meubles, jouets, vêtements, argent, marbre, poteries, peinture, cuisine, etc. Parfait pour nous ! D’une part il nous reste des roupies à dépenser et d’autre part nous avions raté quelques spécialités du Rajahstan (nous ne pouvions plus mettre la main dessus depuis Agra). Quelques heures plus tard, les poches bien allégées de billets orange et les bras plus que chargés (mais où va-t-on caser tout ça ???), nous sortons de l’emporium. Il est temps de déjeuner dans un établissement convenable qui va nous changer de la nourriture suspecte du petit hôtel très bon marché dans lequel nous sommes descendus. On jette un coup d’oeil aux alentours : McDonald. Nous n’y allons pas bien que ça doit être une expérience à part entière puisqu’ils ont adapté une partie de leur menu au goût indien ! (”Qui veut un hamburger à la tête de chèvre ?”) En revanche notre guide papier nous recommande un excellent établissement dans le bloc. Nous prenons donc place dans la salle climatisée de ce restaurant très propre et bondé : c’est dimanche, les familles aisées sont de sortie ! Au menu un Dosa (galette de riz fourrée) et un Thali (une multitude de petits plats autour d’un bol de riz) fabuleux ! De nouveau à l’extérieur, Elodie repère des petites boutiques : c’est reparti pour une session shopping ! Enfin, croulant sous les paquets, nous décidons de rentrer. Mais tout d’abord nous devons trouver un touc-touc. Un homme propose de nous conduire en mettant son Meter (comprenez son compteur) : très curieux puisque d’habitude les chauffeurs préfèrent prétexter une panne et proposer un forfait (qu’il faut bien évidemment négocier). Bon ! On accepte, nous verrons … Et c’est tout vu ! Sans être vraiment sûrs que son compteur fonctionnait convenablement, le monsieur nous a baladé un peu plus que nécessaire. A la fin nous nous sommes retrouvés à payer le double d’une course normale (4,50 €, c’est pas non plus la mer à boire, mais par principe …). Moralité : le forfait est finalement une bien meilleure solution, surtout quand on sait marchander ; pas de surprises au final ! Mais revenons à nos moutons. La fin d’après-midi est placée sous le signe des bagages. Il faut caser tout nos achats en vu de prendre l’avion le lendemain. Lorsque nos paquetages sont terminés, nous dînons et nous couchons pour notre dernière nuit en Inde.

Oh que la date du 14 juin est importante à nos yeux. C’est aujourd’hui que nous prenons le dernier avion de notre billet “tour du monde”. C’est aujourd’hui que nous rentrons en Europe. Et c’est aujourd’hui que nous revenons, après 10 mois de voyage, au point de départ : l’aéroport de London Heathrow. Mais revenons à notre hôtel. Nous nous levons de bonne heure pour les derniers préparatifs. Après avoir englouti le petit déj, nous descendons à la réception payer nos nuitée et appeler un taxi (ils avaient oublié …). Puis nous grimpons dans ce vieux tacot noir et jaune des années 60 (mais qui possède un autoradio dernier cri avec clé USB !) et nous goûtons aux joies des bouchons matinaux de Delhi (petit souvenir de Paris mais sous 40°C). Nous arrivons 1h30 plus tard à l’aéroport international, plus récent ou mieux entretenu (en apparence) que celui de Mumbai. Plein de gens se tiennent devant les portes, repoussés de temps à autres derrière une ligne par des policiers. Nous montrons patte blanche (passeport et ticket) et entrons dans cet espace aseptisé mais ô combien agréable qu’est le hall des départs. Nous enregistrons nos bagages, nous prenons nos boarding pass et vidons nos poches des derniers roupies pour du change (livre sterling pour notre prochaine étape) et du duty free. 13h00 ! Il est temps de prendre place à bord du vol VS301 de Virgin Atlantic pour 9h de vol. Heure d’arrivée prévue à 18h (heure anglaise ; soit 19h en France). Attachez vos ceintures, et c’est parti mon kiki !

 
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Varanasi la pompe à fric

Posted by admin on juin 15, 2010 in Tour du monde

Varanasi et le Gange

Varanasi et le Gange

En ce 9 juin de l’an 2010, notre train arrive en gare au petit matin … Euh … A l’heure du déjeuner(avec plus de 2h30 de retard). Côté ferroviaire rien de particulier à raconter, le wagon étant quasi-déserté, nous étions tranquilles ! Côté terrestre, on peut dire que le soleil nous attendait de pied ferme ! Comme toute grande ville qui se respecte, à la sortie il y a un stand pour les auto-rickshaw prépayés. Sauf qu’ici : personne au comptoir … Du coup il faut discuter avec les conducteurs directement. Heureusement les prix officiels sont affichés et notre chauffeur s’en tient à ce qui est écrit. Nous nous installons et donnons l’adresse de l’hôtel. Il nous raconte que le vieux Varanasi est fait de ruelles pour la plupart inaccessibles aux véhicules motorisés et qu’il ne pourra donc pas nous conduire aux pieds de l’hôtel (choses dont nous étions au courant par le récit d’Emilie rencontrée à Jaipur). Ceci dit moyennant un petit surplus il veut bien nous accompagner à pieds jusqu’à notre destination (Alka Hotel). Bon, n’ayant d’autres alternatives, on lui fait confiance … Après quelques kilomètres en touc-touc, nous arrivons en effet dans un dédale de minuscules rues. Il se gare et nous le suivons. Les rues font place à d’étroites ruelles où les piétons peuvent difficilement se croiser. On marche. On marche. On marche. On marche longtemps … Il fait chaud. Elodie n’en pouvant plus, se déleste d’une partie de ses bagages sur Bastien. On marche encore et toujours. Et enfin nous arrivons aux portes de notre hôtel. On nous fait visiter des chambres tout en nous expliquant que les arnaqueurs sont fréquents dans cette ville et qu’ils sont très malins. On nous donne en exemple notre conducteur qui nous a fait croire qu’il ne pouvait s’approcher plus près de notre hôtel. Ce qui est vrai techniquement en passant par la route Nord ! Mais pas par celle du Sud qui n’est qu’à 2 minutes à pieds … Ca commence bien Varanasi ! Le réceptionniste nous avertit d’ailleurs de la virulence des rabatteurs et autres esprits mercantiles qui vivent ici … Bon, nous nous installons auprès de la clim, bouteille d’eau à la main et récupérons de la longue marche sous le soleil, chargés que nous étions. Depuis notre chambre, située au dernier étage, nous avons une vue embrassant l’immense fleuve qu’est le Gange et les différents Ghat qui se jettent dedans. Après un court repos, nous allons sur la terrasse pour déjeuner et nous nous dépêchons de terminer notre repas à cause de la chaleur oppressante (au passage, la nourriture est vraiment pas mal, ça fait du bien !). Le reste de la journée sera placée sous le signe du repos, nous ne sortons pas de la chambre.

Nous nous levons tôt en cette matinée du 10 juin pour profiter de la fraîcheur relative. Nous marchons le long des Ghat et observons la vie des indiens au bord de ce fleuve mythique qui est LE passage vers leur paradis (nirvana). Nous nous attendions à des odeurs, des ordures, de la crasse. Finalement c’est assez propre (relativement par rapport à ce que nous avons connu en Inde. Rien à voir avec les bords de Loire …) et nos nez ne sont pas du tout dérangés. Des gens se baignent, d’autres se lavent (si ce n’est leur linge), des pêcheurs lancent leur filet, d’autres boivent l’eau verte opaque, etc. Nous marchons tant que le soleil nous le permet puis nous rentrons nous enfermer dans l’hôtel. La prochaine sortie étant prévue au crépuscule, nous profitons des installations de notre établissement pour regarder la télé, se connecter à internet et Elodie s’offre même un tatouage au henné sur la plante des pieds réalisé par une jeune indienne. Le soir donc, aux heures les moins chaudes (le thermomètre doit être redescendu en-dessous des 40°C), nous ressortons sur les Ghat à la recherche d’un Boatman, comprenez un rameur. Une fois notre homme trouvé, le prix fixé, nous grimpons à bord de sa coque de fortune. Une petite fille, présentée comme sa cadette, monte avec nous. Et c’est parti mon Kiki ! La balade commence par la vente de petites bougies que tient l’enfant. Une fois allumées, on les pose dans l’eau, les laissant voguer au gré des courants. Paraît que c’est pour protéger sa famille. On se prête au jeu puis le matelot retourne près du bord déposer sa fille. Nous repartons. Direction cette fois-ci le Ghat de la crémation (puisque notre pilote a bien compris que nous ne l’avions pas encore visité). Nous approchons de ces marches qui plongent dans le Gange. Ici de nombreuses personnes se tiennent autour d’énormes feux d’où dépassent des membres humains. Un homme en profite pour monter à bord. Il s’installe et commence à nous expliquer tout le processus pour que l’âme des corps parvienne au Nirvana : une personne sentant la mort approcher vient s’installer dans les bâtiments qui bordent le Ghat ; lorsque la vie l’a quittée, elle est habillée et posée sur une civière de bambou ; ensuite elle est plongée dans l’eau sacrée du Gange par sa famille et laissée à l’air libre pendant 1h30 pour sécher ; puis elle est posée sur un bûcher de bois (qui coûte cher paraît-il) et brûle pendant 2 à 3h ; comme souvent il reste des “morceaux”, ils sont jetés à l’eau ; concernant l’équivalent des prêtres, les enfants de moins de 16 ans, les femmes enceintes et les animaux, ils sont directement “noyés” au milieu du fleuve, lestés par une grosse pierre (pas besoin de les brûler, ils sont purs. Pas les animaux…eux ils coûteraient trop cher en bois). Hum ! Une partie de la culture qui est surprenante (surtout lorsqu’on vit au même instant les rites, vu qu’ils s’enchaînent devant nous pendant tout ce temps …). Bien sûr, pour notre Karma il est important que nous contribuions à l’achat de bois pour les familles. Et plus forte sera notre donation, plus élevé sera notre Karma … Nous déclinons l’offre et laissons l’homme descendre à terre. Puis nous repartons avec notre rameur. La balade continue le long des autres marches moins fréquentées, le soleil quittant peu à peu cette partie de la Terre. Au bout d’un moment notre homme nous annonce que le temps est écoulé et qu’il faut payer le double pour rentrer. Ah tiens ! En effet on a passé beaucoup de temps avec sa fille et le gars des crémations … Et en plus il nous fait comprendre que son patron prend 50% et qu’il ne faudrait pas qu’on oublie de lui laisser un pourboire. Elodie commence à être excédée d’être sans cesse obligée de surveiller les entourloupes potentielles, et nous faisons comprendre à notre marin que nous paierons le surplus mais qu’il n’a pas intérêt à traîner en route : “Ne vous inquiétez pas ! Si on arrive 10 minutes en retard, ce sera gratuit” ; heureusement ! De retour à quai, il demande bien sûr un pourboire mais il n’aura que le reste de la bouteille d’eau que nous lui avions offerte vu sa soif en cours de route … Ah Varanasi, son fleuve, ses hommes attirés par nos bourses … Bref retour à l’hôtel, dîner et dodo !

11 juin ! C’est aujourd’hui que nous quittons Varanasi pour New Delhi, notre dernière étape en Inde (le retour en France est pour bientôt !). Nous passons la matinée et le début d’après-midi à préparer nos sacs (on est très lents !). Près pour le départ, la personne qui nous avait accueillis à l’hôtel propose de nous accompagner jusqu’aux auto-rickshaws, à 5 minutes à pieds de là. Nous le suivons à travers un dédale de petites ruelles dégageant des odeurs mélangées de bouse, de pisse et autres parfums délicats … Et effectivement 5 minutes plus tard nous débouchons sur une grosse artère où stationnent des toucs-toucs. Le premier jour on s’était bien fait avoir … Il nous arrange une course à 100 roupies pour la gare (mouais on aurait pu faire mieux) et une fois que nous sommes installés, il tend la main. Bon ok il nous a montré le chemin (mais nous a laissé porter tous nos sacs), va pour un pourboire … Hey, mais c’est qu’il réclame plus le bougre ! Depuis quand on choisit le montant ??? Cette ville commence vraiment à nous fatiguer, il est temps que nous partions ! On lui donne ce qu’il demande et c’est parti avec notre chauffeur fou qui met de la musique “techno-indienne” au maximum dans son engin, les boom-boom nous vrillant les oreilles. Et ce fond sonore doit le stimuler, vu comment il serpente entre les vélos, passants, voitures et vaches ! Plusieurs fois on passe à un cheveux de l’accident. Nous avons même le droit à un petit contrôle de police. Soit-disant que le chauffeur doit payer un droit pour l’utilisation d’un véhicule à moteur dans cette partie de la ville. On le laisse s’arranger puis nous repartons. Arrivés à destination, nous le payons comme convenu, et la bouche en coeur il nous demande lui-aussi un pourboire … de plus de la moitié de la course ! Pour quelle raison ? On ne sait pas (peut-être la musique) mais on refuse et nous gagnons l’intérieur de la gare. Le hall est bondé, nous avons du mal à circuler avec nos gros sacs et aucunes indications concernant notre train … Nous tombons par hasard sur le bureau des touristes qui d’une part nous renseigne, et d’autre part nous autorise à rester sur un des canapés, avec en prime la climatisation (dehors c’est une fournaise), le temps que notre train arrive. Celui-ci part à 19h15. Une demi-heure avant nous essayons de gagner le quai mais un officier nous arrête : vu le monde c’est dangereux de s’y rendre pour le moment à cause d’un éventuel mouvement de foule ; de plus le train n’est pas encore en gare, il vaut mieux attendre le dernier moment. Bon … Nous attendons près de l’entrée, mais avec des arnaqueurs partout on en devient suspicieux envers tous. On guette avec anxiété l’arrivée du train (et surtout son départ !!!), mais l’homme avait raison ! Nous attendons donc que le quai se désemplisse puis gagnons notre propre wagon. Pour la nuit nous sommes une nouvelle fois en AC 3 tiers, ce qui signifie 6 couchettes (et 2 l’autre côté du couloir) mais bien vite on se retrouve à 14 ! En effet, nos places sont bien réservées mais certains voyageurs utilisent les listes d’attente et là c’est une famille de 2 adultes et 3 enfants qui sont disséminés entre plusieurs sièges dans plusieurs wagons. Et ils ont décidé, en attendant la nuit, de tous se retrouver “au milieu”, c’est à dire dans notre compartiment … C’est entassés (mais amusés) que nous partons de cette ville qui sent l’arnaque permanente! Et on ne semble pas les seuls à quitter le navire puisqu’une souris s’est invitée dans le wagon (deuxième fois que ça nous arrive) ! Enfin bref, dans un peu moins de 13 heures nous serons dans la capitale de l’Inde : Delhi. Mais ceci est déjà une autre histoire !

 
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Khajuraho la tranquille

Posted by admin on juin 10, 2010 in Tour du monde

Temple hindou

Temple hindou

Nous en étions à la nuit du 6 juin lors de laquelle nous attendions notre train en gare d’Agra. Les quais sont bondés mais heureusement il ne fait pas trop chaud. Nous posons nos sacs sur la plateforme 1 à côté de familles indiennes et nous nous asseyons dessus dans l’attente de notre train qui arrive vers 00h20. Nous observons les vendeurs ambulants qui - entre chaque train - chiquent et jouent à un jeu de cartes dont nous ne comprenons guère le fonctionnement. Un type patibulaire essaie de discuter avec nous, mais ses nombreuses questions nous rendent suspicieux et nous coupons court à la conversation. Un peu plus tard c’est une indienne qui viendra taper la causette, attendant elle aussi son train.Enfin les petits panneaux à leds indiquent les numéros des wagons, ce qui nous permet de nous préparer. En général nos rames sont en tête de train et nous nous dirigeons tout naturellement dans cette direction. Ah mince ! Pas de voiture B2 … Le train entre enfin en gare mais on ne sait toujours pas dans quel wagon grimper et nous n’avons que 5 minutes. Pris de panique on demande au premier bonhomme ressemblant à un officiel : notre voiture est à l’autre bout ! S’ensuit alors une course effrénée, chargés de nos gros sacs à dos et des petits en frontal. C’est le souffle coupé que nous montons à bord du train et bien heureux qu’il ne soit pas parti entre temps ! Bon maintenant nos places : nous avons réservé cette fois-ci en “AC3 tier” ; comprenez un long couloir qui traverse des box de 2×3 couchettes d’un côté et de 2 le long des fenêtres. L’espace est déjà bien encombré par les 5 sacs d’une famille et nous avons du mal à fixer nos propres bagages avec les chaînes (et on transpire à grosses gouttes après le petit footing, lestés de quelques 20 kg chacun). Finalement on pose les sacs en plein milieu (mais on les attache quand même ! Pendant la nuit un gars tentera des les déplacer mais en vain : très bien !). Nous montons sur les couchettes supérieures, à quelques centimètres du plafond et plongeons dans un profond sommeil (du moins pour Elodie, et un oeil ouvert sur les sacs pour Bastien). C’est parti pour un petit trajet de 7h30 !

Une statue ... à tête de vache

Une statue ... à tête de vache

Khajuraho est une ville d’à peine 20000 habitants qui tend à développer son tourisme grâce à la gare ferroviaire fraîchement construite. Il parait qu’avant c’était un parcours du combattant pour atteindre ce bled perdu au milieu de la campagne du nord du Madhya Pradesh. Il fallait user d’ingéniosité en utilisant train et bus. Mais pourquoi souhaiter se perdre ici, à Khajuraho ? Tout simplement parce que la ville fût longtemps une cité oubliée, laissant la jungle peu à peu gagner les nombreux temples qu’elle abrite (85 à l’origine, plus que 25 aujourd’hui). Elle fût ainsi protégé des invasions Mughal et de leur destruction systématique des symboles hindou dont les fameuses statues du Kama Sutra qui ornent ici quelques édifices religieux. La ville fût redécouverte par un anglais pendant la colonisation et depuis elle a repris vie et propose la visite de temples très bien conservés ! En ce qui nous concerne, c’est à 8h sonnantes (le 7 juin) que nous arrivons en gare (flambant neuve) de Khajuraho. Evidemment le cortège de conducteurs de touc-touc est déjà présent. Ceci dit ils ont l’originalité de nous proposer à prix d’or le partage de l’engin avec d’autres voyageurs. Cela ne nous dérange pas outre mesure, mais nous arrivons à marchander un prix inférieur pour un auto-rickshaw rien que pour nous ! Pourquoi s’en priver avec nos énormes sacs ? Direction l’hôtel ! Sept kilomètres plus loin (la gare a été construite bien à l’extérieur), nous pénétrons dans l’enceinte de cette petite bourgade toute calme et quasi-propre. Nous descendons (avec nos bagages, malgré l’insistance du conducteur qui souhaite qu’on visite l’hôtel d’un ami) et prenons possession de notre magnifique chambre. Bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle d’un point de vue déco, elle est spacieuse et surtout elle offre une immense baie vitrée qui donne sur un petit balcon qui lui-même propose une vue magnifique et directe sur les temples principaux de la ville ! Dans un écrin de verdure propret, protégés par un haut mur s’élèvent une dizaine de ces édifices finement ciselés. Mais la visite est prévue pour le lendemain matin, à la fraiche. En attendant nos ventres s’intéressent à la carte du petit-déjeuner. Nos panses remplies, nous décidons de faire le tour du patelin et des différentes boutiques avant les heures les plus chaudes (quoique l’air est plus frais ici, on doit être en-dessous des 40°C et ça fait du bien). Juste à côté de l’hôtel il y a une petite place où des magasins se tiennent les uns à côté des autres. A notre approche chaque marchand, occupé à bavarder avec les copains, se lève prestement et nous propose de visiter sa boutique avec insistance. On a prévu une matinée shopping, on ne les contrarie donc pas (sont pas habitués à ce que les touristes leur disent oui avec tant de facilité, ils sont tout perturbés, c’est rigolo) Nous entamons donc notre marathon ! Et Bastien va passer maître dans l’art du marchandage ! “1200 roupies ça ??? Mouais … J’dirais pas plus de 700 … - 1000 ? - Non 700 ! - 800 ? - Non 700 … - 750 ? - Non, au revoir ! - … OK pour 700 !”. Bref, les bras chargés de babioles et autres souvenirs, nous décidons de tester le “Swiss Café” (qui n’a de Suisse que son nom) pour le déjeuner : pas terrible du tout malgré qu’il soit recommandé par le guide ! Depuis que nous avons quitté le Rajhastan la nourriture s’est vraiment dégradée … L’après-midi nous nous enfermons dans la chambre pour échapper à la chaleur humide, la mousson approchant (elle a atteint Mumbai nous dit-on). Pour la soirée, après un petit tour shopping et internet, nous décidons de dîner dans le restaurant de l’autre côté de l’hôtel cette fois-ci. Mais vu qu’on a été échaudés par la nourriture indienne, on décide de se rabattre sur une spécialité italienne : des pâtes à la tomate. Pas compliqué. Nous nous installons donc au Blue Sky Restaurant qui, outre un toit terrasse, a installé une plateforme au sommet de l’arbre trônant devant sa vitrine. On ne sait pas si c’est aux normes, ça balance un peu mais ce fût une expérience marrante avec une vue magnifique du groupe de temples devant nous. Quant aux spaghettis … Hum … Pour résumer ce furent les pires de l’histoire de l’humanité ! A en faire retourner tous les italiens dans leur tombe ! Un goût immonde (cuites dans l’eau des égouts peut-être ?) avec un vieux ketchup en guise de sauce tomate … Où sont les bons petits plats que nous mangions ? Il ne reste plus qu’à se coucher en espérant une digestion pas trop capricieuse …

Bastien dans le train couchettes

Bastien dans le train couchettes

9 juin nous nous levons tôt pour profiter de la fraîcheur relative et visiter le groupe de temples face à notre hôtel. Les billets achetés nous passons le portique de sécurité et nous nous retrouvons enfin dans le petit jardin très bien entretenu où serpente un petit chemin qui mène aux différents édifices. Et devinez quoi ? Les photos parleront pour nous ! Les temples reposent sur une stalle et ils ressemblent à des pains de sucre. Ils sont entièrement sculptés et parés de statues mises en scène : guerre et combats, éléphants, occupation religieuse, kama-sutra, etc. La plupart abrite en leur sein un promontoire pour les danseurs et un sanctuaire dans lequel on trouve une statue de la divinité principale à laquelle est dédié le temple (par exemple Shiva). Une chose est sûre, cette ville est un petit paradis ! Pas trop bruyante, relativement propre et même la chaleur se fait relativement discrète ! La balade terminée nous décidons de prendre notre petit déjeuner dans le resto “suisse” de la veille. Bastien teste le pancake mais constate rapidement que de petits insectes ont grillé avec la crêpe … Décidément ! Repus nous rendons visite à un vendeur de la veille qui semble nous avoir refilé un bijou en toc. Après discussion nous trouvons un arrangement. Pour le déjeuner, nous décidons de tenter le restaurant de notre propre hôtel, certes plus cher, mais qui s’avère être un excellent choix ! Enfin un vrai goût d’Inde (et pas de dinde, on continue notre régime végétarien). C’est heureux, rassasiés et la peau du ventre bien tendue, que nous nous abritons du soleil en ce début d’après-midi. Le reste de la journée, nous écumons deux des emporiums de la ville : des immenses maisons (manoirs ?) transformés en boutiques géantes où on trouve tout ce que le touriste lambda peut espérer acheter (statues en bois et bronze, tissus et vêtements, bijoux, meubles ,etc.). Bien sûr les prix sont gonflés à bloc et nous ne faisons que jeter un oeil (contrairement au car rempli de touristes qu’on croise en partant qui va sans doute dévaliser le magasin). De retour à l’hôtel, la nuit approchant, nous nous installons sur le toit-terrasse qui fait également office de restaurant, et nous nous délectons une nouvelle fois de la nourriture excellente de l’établissement. Puis nous faisons nos bagages et prenons place dans l’auto-rickshaw qui traverse dans la nuit les 7km de campagne qui nous séparent de la gare. Nous montons dans le train qui part à 23h pour Varanasi. Mais ceci est une autre histoire …

 
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Agra la touristique

Posted by admin on juin 8, 2010 in Tour du monde

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

En cette belle matinée du 4 juin, nous nous réveillons à bord du Mandore Express qui rallie Jodhpur à Delhi. et Nous ne sommes plus qu’à une vingtaine de minutes de l’arrivée (prévue à 6h25 … Et oui c’est tôt !). Les images que nous offre la petite fenêtre teintée sont composées de maisons de fortune faites de bouts de pierres, de tôles, de draps … Des bidons villes ! Et comme tout être humain qui se respecte, après le petit déjeuner matinal des habitants du quartier, c’est l’heure d’aller aux toilettes ! Nous pouvons donc voir toute une tripotée de popotins à l’air, le long des rails, posant délicatement aux premiers rayons de soleil leur fardeau durement digéré pendant la nuit. Quelle image idyllique au réveil : une rangée de fesses ! (Et c’est peu dire, il y en a partout, jusqu’à une centaine de mètres de l’arrivée. Ils sont mignons avec leur froc baissé et la bouteille d’eau juste à côté qui leur servira de papier toilette). Hum ! En bref, nous arrivons à Delhi pas tout à fait réveillés et - comme c’est curieux - pas si affamés que ça … Dans la gare nous nous faisons alpaguer par les rabatteurs habituels : “Taxi ? Where are you going ? Hotel ?”. Pour prendre notre prochain train qui part dans 4h, nous devons rallier la gare de New Delhi située à 4km environ de celle d’Old Delhi. Un auto-rickshaw propose de nous conduire pour 150 roupies : c’est du vol ! Nous n’avons même pas envie de discuter. Un taxi nous en propose 250 … Finalement nous nous rabattons sur un cycliste qui nous fait la course à 50 roupies. Et quel plaisir d’être tractés sans bruit dans les ruelles étroites de cette ville qui se réveille. Les stands de fruits frais s’ouvrent peu à peu. Les habitants qui dorment à même le sol se lèvent tranquillement et s’aspergent d’un pichet d’eau. Pas de klaxon, pas de chaleur démesurée. Notre homme nous conduit vaillamment jusqu’à la gare. Et vu le courage que ça demande, nous lui laissons un bon pourboire (à se demander si finalement le vélo ne coûte pas plus cher vu qu’à chaque fois on prend en pitié ces pédaleurs acharnés). Sur place c’est un capharnaüm ! Tout le quartier est en construction en vue des jeux du Commonwealth qui se tiendront en octobre (à notre avis y en a qui vont en profiter … Les arnaqueurs ! En parlant d’eux : lisez la suite …). Dans le flot humain qui entre et sort de la gare, nous cherchons vainement l’entrée, un jeune nous indiquant finalement la direction d’une des portes. Nous nous plaçons devant et regardons l’immense panneau d’affichage qui répertorie les trains au départ. Un homme ventripotent semble surveiller le portique de sécurité et nous fait signe d’avancer. Nous lui répondons que nous cherchons notre train. Il propose de nous venir en aide et déclare que notre train ne part plus comme prévu d’ici mais qu’il a mis les voiles il y a peu de la gare d’Old Delhi. Mais heureusement un autre train pour Agra part à 11h30, les billets coûtent 600 roupies et il nous propose de nous en vendre … Hum ! Curieux ça ! Sentant l’arnaque on décide de gagner une autre entrée et on le laisse planté là. Ceci dit il nous a mis le doute le bougre ! Mais pour l’instant il est trop tôt pour que notre train soit affiché et nous cherchons la Waiting Room avec succès. De mémoire de voyageur en Inde (bon ok seulement 20 jours …), la salle d’attente de la gare ferroviaire de New Delhi est la pire que nous ayons été amenés à visiter ! Les clims ne fonctionnent pas. La pièce est surpeuplée. Elle est bruyante. Bref 3h d’attente désagréable … Pendant ce temps Bastien va essayer de se renseigner auprès d’un agent habilité pas facile à dégoter. Il finit par trouver le chef de gare qui lui confirme que le train part bien à l’heure et de cette gare mais le quai est indéfini (peut-être le 4 ou le 5) ; puis termine par quelques achats nourriciers avant de retrouver Elodie. Aventure qui est marquée par la rencontre d’un vieux monsieur hirsute qui aidera Bastien dans sa quête du train fantôme et dans sa chasse à la nourriture. La discussion se terminera en ces termes dans un bon anglais : “Tu es français ! Je le savais ! On t’a déjà dit que tu ressemble à d’Alain Delon ? Tu ne serais pas son frère ? Tu connais Las Vegas ? [bien sûr ! on y était 9 mois plus tôt !] Je m’occupe de la roulette au MGM Grand Casino. Viens me rendre visite, tu seras mon invité !”.

Arches

Arches

L’heure approchant, nous quittons notre charmante salle d’attente pour le quai 5 à défaut d’informations affichées où que ce soit … Ce train n’est pas loin d’être finalement un fantôme si ce n’est au dernier moment un petit panneau affichant le numéro des wagons, et précisant notre numéro de train. Ouf ! On est sauvés ! Bon le train s’arrête beaucoup trop loin et nous courons avec nos gros sacs à dos jusqu’à la bonne porte bouchée par un tas énorme de ballots (de graines ? de ciment ?). On enjambe, on joue des coudes et on se pose à nos places, enfin ! Le train repart et c’est parti pour 5h de voyage jusqu’à Agra. En route Bastien fait la connaissance de son voisin d’en face (qui ne parle que lorsqu’Elodie dort…Elodie dort toujours comme un loir sur les couchettes du train) : il travaille dans l’agriculture biologique et s’enquiert du marché potentiel en France avant que la conversation ne diverge vers les instruments de musique du monde. Bastien - qui en plus d’un sandwich au saucisson, fait un sérieuse fixette sur le chocolat depuis quelques temps - va tester la version locale : une barre qui a subi la chaleur et le froid plusieurs fois de suite et vendue à prix d’or ! Mais tout à fait mangeable : qu’est-ce que c’est bon le cacao ! A l’extérieur, la ville fait place à un décor plus vert que ce à quoi nous étions habitués. Il y a des arbres feuillus et de l’herbe. Cinq heures plus tard donc nous arrivons en gare d’Agra. La porte du wagon s’ouvre alors que le train continue de rouler. Un homme en profite pour monter à bord. A l’arrêt complet tout le monde descend et ce fameux homme vient à notre rencontre pour nous proposer … un taxi ! On lui explique qu’on souhaite dans un premier temps aller au comptoir des pré-payés (pour éviter de marchander) et il nous y mène avec diligence. Mais curieusement on remarque qu’il y a 2 de ces comptoirs. Et c’est avec difficulté que nous comprenons que nous sommes devant la version luxe (voiture climatisée) alors qu’un auto-rickshaw nous suffit. Du coup on se pointe à l’autre cabane, et malgré que la boutique soit tenue par la police on se demande s’ils n’ont pas joué sur le fait que nous ne connaissions pas la ville pour nous faire payer un supplément (certes de 30 centimes d’euro, mais par principe …). Nous voilà donc en auto-rickshaw, avec un conducteur qui essaie de placer son hôtel et sa location à la journée. Nous contournons le Taj Mahal que nous n’arrivons pas à distinguer et notre chauffeur nous arrête devant des barrières de police. Le monument est sous haute surveillance et en zone protégée d’un point de vue pollution. Nous terminons les derniers 100 mètres à pied jusqu’à notre petit hôtel perdu au milieu d’un jardin arboré et habité par les oiseaux et nous sommes à 30 mètres du monument (que nous ne voyons toujours pas). Fatigués par cette journée transport, on goûte/dîne et allons nous coucher de bonne heure : demain debout à l’aube pour le Taj Mahal, avant l’affluence des touristes !

Bastien en cyclo-pousse

Bastien en cyclo-pousse

Nous nous levons dès 5h30 ce 5 juin afin d’être parmi les premiers à visiter le Taj Mahal et profiter de la faible affluence et du lever de soleil. Comme nous vous le disions nous sommes tout près et en quelques secondes nous arrivons devant la porte après avoir rembarré les premiers vendeurs de magnets, cartes postales et autres tee-shirts immondes à l’effigie du monument. Petit souci, il faut naturellement des tickets mais ils ne les vendent qu’au parking à 1 km derrière nous. Nous faisons demi tour et décidons d’y aller à pied vu la brise agréable à cette heure ci. Quelques mètres plus loin un premier auto-rickshaw nous propose de nous emmener à prix d’or ! Il est fou lui ! On essaie de marchander mais monsieur n’en fait qu’à sa tête, tant pis pour lui. Il part vexé (c’est qu’on se ferait engueuler de ne pas accepter ses services). Puis finalement il revient pour nous dire qu’il existe une navette gratuite qui relie le parking à l’entrée du monument. Excellent ! Toute la contradiction du marchandage indien ! Nous le remercions et continuons notre marche. Quelques centaines de mètres plus loin (alors que nous sommes près d’arriver), cette fois-ci c’est un cycle-rickshaw vite rejoint par un touc-touc qui nous proposent à prix d’or de nous conduire. Et ils n’en démordent pas malgré la proximité de notre destination … Ils sont fous ces indiens dirait notre cher Obélix ! On les esquive et entrons dans le bâtiment qui sert de “bureau des tickets”. On achète nos pass (une petite fortune : 750 roupies par personne, ils en profitent ; le Taj Mahal doit bien être la destination touristique numéro 1 en Inde), on récupère des bouteilles d’eau et des charlottes pour pieds offertes avec nos tickets (extrêmement sexy vous vous en doutez). De retour à l’extérieur quelques conducteurs essaient de vendre leurs services alors que la navette gratuite se tient juste derrière eux … Bref…on renonce à leur expliquer pourquoi on n’accepte pas leur offre et on monte dans le bus déjà rempli de touristes (dont une famille de La Baule fatiguée par le harcèlement des vendeurs) et quelques secondes plus tard nous sommes revenus à notre point de départ : la East Gate du Taj. Heureusement à cette heure-ci il n’y a personne et la file d’attente est inexistante. Après avoir été fouillés, nous pénétrons dans l’un des monuments les plus connus d’Inde ! Nous nous retrouvons dans une immense cours cerclée de murs rouge. Nous passons à droite sous une grande arche de la même couleur donnant accès à l’attraction principale. Puis face à nous, au bout d’un long canal se dresse la majestueuse tombe de Taj (une reine indienne), entourée de ses 4 minarets (son mari ne s’est pas foutu de sa gueule, ça c’est du tombeau !). Nous faisons le tour du propriétaire, prenons de nombreux clichés, admirons l’architecture du bâtiment construit en marbre blanc et ressortons 1h plus tard par la même East Gate. A peine dehors qu’une horde de vendeurs nous sautent dessus pour nous refourguer des magnets immondes, des tee-shirts plus kitsch tu meurs, des cartes postales en veux-tu en voilà. Nous avons du mal à nous en dépêtrer ! Nouvelle technique : nous décidons de suivre un garçon proposant la visite de sa boutique. Celui-ci fait alors signe aux autres de nous lâcher. Bien sûr on ne s’attarde pas parmi les répliques du monument en pierre de savon ou enfermés dans une boule à neige qu’il nous propose et ressortons tranquillement, les autres vendeurs s’étant jetés sur d’autres touristes. En tout cas on sent l’influence et l’affluence touristique à Agra !

Le fort d'Agra

Le fort d'Agra

Comme à l’accoutumée, nous profitons du restaurant et de la chambre climatisée de l’hôtel pendant les heures les plus chaudes (bien qu’à Agra il fait plus doux). Et c’est dans les environs de 16h que nous pointons le bout de notre nez dehors. Nous avons l’intention de visiter le fort rouge d’Agra et pour cela nous allons utilisé les services de Johnny. Ce bon gars nous a repéré dès le premier jour avec son cyclo-pousse et nous a offert ses services. Comme il nous avait l’air sympathique et que rouler à vélo est un moyen écologique de se déplacer, c’est tout naturellement que nous avons accepté. Mais que ceci n’empêche pas de marchander la course ! Nous grimpons dans un premier temps à l’intérieur de son véhicule avant qu’il ne s’arrête : il demande à un de ses compères de l’aider car Agra ça monte et ça descend ! Nous voilà donc - Elodie avec Johnny et Bastien la suivant de près - partis sur les larges routes de la cité. Arrivés sur place, notre cycliste nous propose de nous attendre, comme ça pas besoin de marchander le retour. Face à nous se dresse le fameux fort rouge que Sir Arthur Conan Doyle utilisa (de mémoire) comme décor de la toute première aventure de Sherlock Holmes, à l’époque où le bâtiment abritait les garnisons britanniques. Nous passons le pont-levis, rembarrons des indiens insistants se proposant comme guides et commençons la visite en suivant le dédale de pièces qui entoure les immenses cours. Ca n’en finit plus ! Des balcons partout, des portes ici et là, des escaliers, des couloirs, etc. Un véritable labyrinthe. On finit tout de même par s’en sortir et en sortir et nous retrouvons nos deux joyeux cyclistes en pleine sieste. Ceci dit Johnny se réveille vite, le bougre, et il tente de nous mener dans la boutique “de son frère”. Que nenni mon ami ! On a envie de rentrer nous ! Et il insiste lourdement à tel point qu’on le menace de ne pas utiliser ses services le lendemain pour notre journée shopping … Ah tiens là ça marche mieux. Anyway (NdT : enfin bref ; c’est pour changer un peu de champ lexical !!!), on rentre à l’hôtel et en chemin on s’arrête devant les vendeurs du matin, postés à la sortie du Taj Mahal qui vendent leur souvenirs pour touristes. Nous en profitons pour marchander les prix de sculptures en bois (Nous finirons par en acheter une. Dommage pour les autres car on avait obtenu un excellent prix à force de marchander. Mais ramener une pièce deux fois plus grosse que le sac, ça va être compliqué !). De retour dans la chambre, on ressort rapidement pour dîner à l’extérieur. On commence à être usés de la nourriture occidentalisée et sans saveurs qu’on nous sert sur place (on soupçonne l’utilisation intensive de boîtes de conserves assez insipides). Direction un p’tit resto sur un balcon qui ne paie pas de mine et qui a de bonnes popotes pour nos ventres. Nous profitons de la fraîcheur du soir (relative, il doit faire plus de 30°C) depuis que le ciel s’est assombri et est zébré d’éclairs. La mousson est en approche ! Elle a déjà gagné Mumbai et devrait arriver dans les semaines à venir. Retour dans la chambre et pis dodo.

Rivière Yamuna

Rivière Yamuna

Ce matin du 6 juin est bien différent de la veille puisque nous nous levons très tard ! On prend notre petit déjeuner au chaud (puisqu’il y a une coupure générale de courant) que nous enchaînons quelques heures plus tard avec le déjeuner. Puis nous nous décidons enfin à commencer notre session shopping sous les premières gouttes d’un nouvel orage. On trouve un auto-rickshaw qui nous mène, à notre demande, au quartier commerçant de Sadar Bazaar. Sauf qu’on n’avait pas pensé que le dimanche les boutiques pouvaient être fermées … C’est sympa des magasins avec des rideaux de fer baissés, mais cela ne nous sert à rien. Du coup on discute avec notre chauffeur qui nous propose de nous mener gratuitement dans des boutiques ouvertes qu’il connaît bien (pour lesquelles il a probablement une commission). Grâce à lui on a fait une heure de shopping, menés de magasin en magasin assis confortablement dans son touc-touc. On n’a rien trouvé à notre goût … On sent vraiment l’influence touristique à Agra, avec des objets à vendre de faible qualité à des prix impressionnants. Sans parler du baratin des vendeurs qui ont une fâcheuse tendance à nous prendre pour des pigeons. (”il est beau, mon bracelet, tu n’en trouveras jamais ailleurs”…oui, c’est juste le 4ème exactement identique que je vois en une heure…) Puis nous rentrons à l’hôtel après avoir convenu avec notre chauffeur qu’il nous prenne à 23h ce soir pour la gare. On a la soirée devant nous et … Deux billets pour le Taj Mahal ! Nous nous sommes rendu compte qu’ils n’ont pas été compostés lors de notre première visite. Du coup on s’offre une petite visite du monument au coucher du soleil (enfin … normalement, parce que là il pleut !). Par deux fois on se fait accoster pour être pris en photo un coup avec madame, après avec monsieur. La petite balade terminée, nos estomacs commençant à gronder, nous nous dirigeons au coeur du petit quartier jouxtant le monument à la recherche d’un petit resto. Le vent souffle et fait voler le sable des rues, nous nous arrêtons au Shankara, un établissement proposant des plats végétariens pas mauvais (avant notre retour on vous conseille de stocker de la viande car nous allons dévaliser les bouchers, charcutiers et supermarché ! Il ne restera plus rien !). Enfin dernière étape : nous rentrons à l’hôtel, payons la facture et préparons nos sacs. Ce soir nous quittons Agra à minuit passé de 25 minutes, pour atteindre au petit matin la petite ville de Khajuraho et ses temples - il paraît - magnifiques ! Mais ceci est une autre histoire …

 
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C’est une maison bleue …

Posted by admin on juin 7, 2010 in Tour du monde

Des maisons bleues !

Des maisons bleues !

Nous avions déjà utilisé le terme de maison bleue (accrochée à la colline) pour San Francisco, mais ici ce sont des milliers de maisons bleues qui constituent Jodhpur, la bien-nommée cité bleue du Rajhastan ! Et c’est par la belle nuit du 1er juin que nous arrivons à 22h dans cette grosse cité de 900 000 habitants. Etant donné l’heure tardive, nous avions réservé un hôtel depuis Jaisalmer et un “free pickup” (ils viennent nous chercher gratuitement) dans le but d’éviter les assauts répétés des conducteurs d’auto-rickshaw (quoique, malgré les mises en garde du guide, personne n’est venu nous demander quoi que ce soit à la sortie du train). Bref, un chauffeur nous attend à la sortie de la gare avec un petit panneau portant le nom de Bastien. Nous nous faisons connaître et le suivons jusqu’à son engin. Tiens ! Ici les touc-toucs sont beaucoup plus spacieux et … kitsch (des autocollants, des barres ouvragées, des klaxons musicaux, etc.). On se laisse porter dans un dédale de ruelles cabossées, secoués de toute part, et arrivons dans la cour de notre nouvel hôtel, le Krishna Prakash Heritage Haveli : c’est immense ! Nous visitons quelques chambres (dont la Suite qu’on nous propose à moitié prix ! Mais bon, 2 chambres et une baignoire de la taille d’une piscine ne nous servent à rien …). On choisit, on pose nos bagages, on file au restaurant sur le toit terrasse avant sa fermeture (et depuis lequel on essaie de deviner l’énorme château fort non éclairé qui surplombe la ville) et enfin on dort.

Un garde dans le fort

Un garde dans le fort

2 juin : on se réveille tranquillement et prenons notre temps avant de daigner se bouger jusqu’au restaurant pour le p’tit déj. Il faut avouer que ce matin on n’est pas bien violents, les heures défilant. Vu qu’à midi il fait trop chaud pour visiter, on attend patiemment les heures fraîches en déjeunant dans notre chambre, au frais. Et enfin on se décide à sortir en milieu d’après-midi pour gagner le château-fort qui se trouve juste au-dessus, posé sur une falaise d’au moins 300 mètres ! On trouve un auto-rickshaw qui nous mène sur la petite route qui serpente jusqu’aux portes du fort : la bâtisse est immense ! Ca nous donne un bon point de vue de la ville qui nous entoure. Une vieille fortification encercle la ville. Au loin sur notre gauche on aperçoit Jaswant Thada, un énorme mausolée de marbre blanc. Face à nous, à l’autre bout de la ville, se tient le nouveau palais du maharadja : Umaid Bhawan Palace ; gigantissime est le meilleur qualificatif, avec sa tour centrale et les espèces de 4 minarets qui l’entourent. Mais que ceci ne nous empêche pas d’entamer la visite du fort qui se tient devant nous, ni de lever la tête pour admirer ses hauteurs. Nous parcourons plusieurs dizaines de pièces, les remparts abritant des canons, les cours, les couloirs, etc. Tout est finement décoré ou ciselé directement dans la pierre. Bref ! A voir en photo pour oser imaginer ce que peut être Mehrangarh ! A un moment donné un jeune homme nous demande de poser avec lui pour une photo. C’est la 2nde fois que ça nous arrive. Nous acceptons et il se place entre nous, le temps que son ami prenne le cliché. Une fois l’image en boîte, il nous remercie et court tout content raconter (on suppose) qu’il a une photo de lui avec des eurasiens. La première fois, c’était à Mumbai, près de la Gateway of India, où une petite fille nous avait fait la même demande. Un peu plus tard c’est une maman qui demande à Elodie de prendre une photo de son fils en pleurs, afin de le calmer. La visite terminée nous cherchons un touc-touc et ô joie il y en a tout un groupe attendant les touristes … “Combien pour descendre en ville ? - 150 roupies !”Ah tiens, y a marqué pigeon sur nos fronts … Quand on pense que la montée ne nous a coûté que 50 … Après discussion et alors que nous étions prêts à utiliser nos pattes, nous avons eu gain de cause. Encore une victoire de canard WC - oups - des français ! Ensuite retour à l’hôtel avant de ressortir en ville à la recherche d’un petit resto végétarien recommandé par le guide. Pour l’occasion nous avons revêtu nos habits traditionnels. On trouve l’endroit assez rapidement et on s’installe sur le plus haut point de la terrasse, profitant du petit vent qui se lève. Au menu : Paneer Buhji (sauté de fromage et coriandre) et Paneer Tikka Masala (fromage mariné dans une sauce tomate/oignon/poivron) ; un régal ! Et les serveurs particulièrement agréables et plein d’humour. En fond sonore on a droit à la prière des mosquées environnantes. Alors que nous mangeons, on observe un épais voile marron s’élever au-dessus de la ville : une tempête de sable est en approche ! Le temps de discuter avec le patron sur son pays et plus particulièrement sa ville, et nous sommes directement retournés nous abriter dans notre chambre d’hôtel, les premiers grains de sable commençant à flotter dans l’air.

Une partie de la forteresse

Une partie de la forteresse

Le 3 juin est placé sous le signe du shopping ! Nous nous levons tôt pour le petit déjeuner et préparer nos sacs. En effet, le check-out est à 10h et le patron a refusé que nous conservions la chambre l’après-midi à moindre prix. Du coup, une fois à l’extérieur, on se dirige chez son voisin beaucoup plus modeste mais qui nous offre pour une modique somme une chambre avec salle de bain. On pose nos affaires et on pourra y revenir pour s’abriter de la chaleur. Notre train ne part pas avant 19h30, ça nous fait de la marge. Nous profitons de la matinée pour traîner dans le bazaar qui entoure la Clock Tower, un genre de Big Ben en tout petit. On cherche tout et rien : de la vaisselle en cuivre, des bijoux, des vêtements, des statues, etc. On rentre dans quelques boutiques où certains vendeurs tentent de nous bloquer la sortie sans qu’on ait acheté quoique ce soit. Mais avec persuasion, on s’en tire toujours ! On en profite pour acheter des bananes et en offrir une à une petite fille rachitique. Puis on finit par dégoter de mignonnes petites boîtes en bois, en face d’un vendeur d’échafaudages (en bambou si vous avez suivi et retenu nos aventures) : des piliers, des plateformes, des tiges de toutes les longueurs ; tout ce qu’il faut pour construire la maison bleue ! Alors que nous déambulons dans les ruelles de Jodhpur habillés en vêtements traditionnels, un groupe de 3 jeunes adolescentes abordent Elodie pour la complimenter sur son Sari. Puis elles posent les questions suivantes : “C’est ton mari? un mariage d’amour ?” tout en me désignant. Elodie répond par l’affirmative ce qui semble les ravir ! En Inde les mariages sont arrangés et on ne parle pas forcément d’amour dans le couple … (et depuis le début de l’aventure, on dit qu’on est mariés quand où nous pose (très souvent) la question…on passerait pour des dévergondés sinon) Pour la pause déjeuner on s’installe - non, pas sur un toit terrasse - dans le petit jardin ombragé d’un restaurant repéré la veille. Au menu une composition de fromage, tomates, oignons, poivrons dans une sauce rouge d’épices : très bon choix ! Le tout accompagné d’un Jeera Rice (au cumin). Il est bien dur de se lever après tout ce que nous avons ingurgité ! Le temps de digérer un peu et nous décidons d’aller dans un cybercafé à la recherche d’une sacro-sainte connexion internet (et le monde s’ouvre à vous …) : on se préoccupe de notre retour en France via l’Angleterre ; quelques e-mails ; et publication d’articles sur le blog. Nous décidons enfin de profiter de la petite chambre en attendant l’heure approchante du train. Alors que nous patientions sagement, des bruits bizarres se font entendre derrière les volets … La pluie ! On avait oublié ce que c’était ! A priori il s’agit de la traîne de la tornade provenant de l’océan indien et qui est passée dans le Gujarat. Nous profitons de l’occasion pour monter sur le toit-terrasse afin de goûter à la fraîcheur amenée. Et nous ne sommes pas les seuls ! Tout le monde semble s’être donné rendez-vous sur les toits ! Les enfants s’en donnent à coeur joie, courant torse-nu sous les gouttes d’eau bienfaitrices. La ville prend une couleur magnifique avec une palette de bleus incroyables. Alors que nous observons tout ce petit monde, notre réveil nous rappelle la suite du programme : on regagne la chambre, on attrape les sacs, on descend dans la rue, on négocie un touc-touc et hop la gare ! On achète des chips au cas où et nous grimpons dans notre wagon. Notre prochaine destination est Agra (son fort et le Taj Mahal). Mais avec les histoires de réservation de train, nous allons le faire en 2 étapes : un premier train nous mène à Delhi pendant la nuit (11h de trajet), on change de gare et on reprend un train pour Agra (5h …). Bref, nous nous installons dans notre wagon lit et le train part. Pendant le trajet, plusieurs employés de la compagnie ferroviaire nous rendent visite : distribution des oreillers, draps et couvertures ; vente du chaï (le thé sucré au lait) ; également bouteilles d’eau et autres sodas sont à vendre ; etc. Mais le clou du spectacle est la version indienne du sandwich SNCF que Bastien a testé pour vous. Un homme passe avec des boîtes en carton style boîte à chaussures. Au choix : végétarien ou non végétarien à 50 roupies (environ 1 €) l’unité. C’est parti pour la première version. Sur le dessus on trouve un joli dessin d’un train, on croirait un cadeau renfermant une petite loco avec ses rails … A l’intérieur, un classique de la nourriture végétarienne : Chapati (leur pain), Dal (lentilles), un curry (mélange de légumes aux épices), riz blanc et une galette caoutchouteuse. Ce n’est pas mirobolant, mais le rapport qualité/prix est imbattable ! A quand un panier repas digne de ce nom à la SNCF ??? Une fois le diner englouti, nous préparons nos couches et sombrons dans un profond sommeil bercé par le roulis du train. Demain nous arrivons à Agra ! Mais ceci est une autre histoire …

Main dans la main

Main dans la main

Avant de clôturer cet article, nous souhaitions émettre une liste non-exhaustive de petits trucs récurrents que nous observons dans la vie et la culture indienne. Bienvenue ailleurs :
- Ne faites pas non de la tête car ici ils ont un signe très proche qui veut dire tout à la fois : “oui”, “peut-être”, “je ne sais pas”, “mouais”, “ah bon ?”, “bof”, “sans doute”, etc. En fait ils opèrent une rotation latérale de la tête qui fait penser au petit chien en plastique sur les banquettes arrières des voitures. Et ils confondent notre geste avec le leur. On a du mal à ne pas rigoler quand ils le font !
- Les indiens sont des êtres nocturnes sans doute pour échapper à la chaleur diurne. Autant on les trouve amorphes la journée, le soir c’est tout autre chose. Les rues s’animent de plus belle, il y a du monde partout !
- La culture indienne repose sur l’homme, la femme étant reléguée on ne sait où … Du coup lorsqu’un inconnu nous aborde, il parle toujours à Bastien. Si Elodie répond, le premier coup ils ont l’air surpris. Une fois elle discutait avec un homme et il a voulu savoir son métier. Il s’est alors adressé à Bastien pour obtenir son information… Très étrange mais on s’y fait.
- En parlant des femmes, on en croise très très peu dans la rue. On a l’impression qu’il y a 95% d’hommes dans ce pays (ce qui n’est pas vrai bien sûr). Elles sont pour la plupart cloîtrées chez elle ou dans les champs. Ce qui a comme conséquence qu’on ne voit aucune femme travailler (parmi les rares croisées). Dans les échoppes les hommes vendent, cousent, servent, balaient, lavent, discutent, portent, etc.
- Les villes sont sales … Vraiment ! Il n’est pas rare de croiser un rat à côté des plus attendus vaches, chiens errants, porcs, chameaux et éléphants. Les égouts sont à ciel ouvert dans de petites rigoles quand ce n’est pas la rue elle-même qui est le déversoir. Et que dire des morceaux de papier, de plastique ou des gravats jonchant chaque ruelle (mais aucun crotte de chien ni même un mégot).
- Les indiens sont fans de Cricket et ça se voit ! Sans doute le plus important héritage anglais, ils y jouent partout et à n’importe quel âge et par n’importe quel temps ! Ils ont tous une batte - même de fortune - et une balle.
- On peut reconnaître chez les indiens leur hospitalité et leur gentillesse. Entrez dans une boutique ou dans une maison et on vous offre une boisson (la plupart du temps du chaï). Il est commun de retirer ses chaussures avant d’entrer. Et si vous souhaitez un renseignement, ils vous répondront sans souci et avec plaisir (Même les rabatteurs ne peuvent s’empêcher de répondre ! Pour baisser le prix de la course, demandez si c’est la basse saison touristique. Si tel est le cas il vous répondra par l’affirmative en toute franchise et vous pourrez vous en servir comme argument. Finalement quelle honnêteté derrière le marchandage). Et n’hésitez pas à le leur dire, si vous aimez leur pays. Ils en seront plus que ravi et afficheront un beau sourire (qui n’est pas toujours facile à avoir … Ils font souvent la gueule même s’ils sont contents … On a du mal encore à comprendre ce trait de leur culture).
- Si vous souhaitez vous fondre dans la masse : vous n’y arriverez pas ! La couleur de peau ne joue pas en votre faveur ! Ceci dit après expérience, les indiens apprécient réellement qu’un étranger s’habille suivant les modes locales (et en respectant les interdits religieux : pas d’épaules ou jambes découvertes et vêtements pas trop près du corps). Nous avons constaté que les rabatteurs se tenaient plus à l’écart, du moins ne faisaient pas tout leur baratin. Mieux encore nous avons eu beaucoup de compliments sur nos tenues et quelques conseils pour les améliorer. Ce fût souvent leur excuse pour entamer une discussion généraliste sur leur pays et le tourisme.
- Les enfants accourent souvent à notre passage. Certains tendent la main espérant de l’argent. D’autres réclament à manger ou un stylo. Mais la plupart lancent juste un “hello !” et sont tout contents quand on leur répond. Plus curieusement certains essaient de nous effleurer un bras ou bien une main. Est-ce porte bonheur de toucher une peau claire ?
- La télé … Quand on regarde les chaînes indiennes on se croirait dans le monde occidental avec des présentateurs s’éclaircissant la peau pour se rapprocher des eurasiens (chez nous, on nous rabat les oreilles avec les autobronzants, eux ils ont des crèmes l’Oréal qui rendent la peau plus pâle…), portant des costumes impeccables. Les femmes portent jupe et top sans complexe. Les images ne montrent que des endroits propres, aseptisés. Quel décalage avec l’extérieur !
- Le rapport amical entre les hommes est différent de nos contrées. Il est fréquent de croiser des hommes main dans la main, ou un bras autour des épaules ou de la taille. Cela marque l’affection qu’ils ont l’un pour l’autre. Ca créé des scènes amusantes pour nos yeux bretons ; par exemple à Mumbai nous avons croisé deux grands et bien costauds militaires en treillis, surveillant la place, marcher au pas main dans la main !
- L’électricité n’est pas à la pointe dans ce beau pays … Il faut savoir vivre avec les coupures fréquentes de courant. Ce qui peut être gênant quand il fait horriblement chaud et que la clim ne marche plus pendant une longue heure … Heureusement les bons hôtels (les plus chers) sont équipés de générateurs (qui fonctionnent plus ou moins bien … Laissant le choix suivant : soit la clim, soit la lumière et le ventilateur). A noter aussi que chaque chambre d’hôtel possède un interrupteur situé à l’extérieur : très sympa quand le proprio suppose qu’on est absents et nous coupe tout …
- Niveau hygiène, nous avons remarqué que les indiens qui boivent à la bouteille d’eau ont développé une technique 100% sûre question bactéries. Ils arrivent à faire couler l’eau sans toucher le goulot avec leurs lèvres ! On a essayé … Ben on est tout trempés !

 
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Jaisalmer, la citadelle du désert

Posted by admin on juin 4, 2010 in Tour du monde

Bastien et ses courtisanes

Bastien et ses courtisanes

Avant d’oublier, nous souhaitions préciser que le décalage horaire entre la France et l’Inde est de 3h30. Cet élément informatif que nous vous communiquions à chaque changement de pays nous avait échappé ! L’erreur étant maintenant réparée, nous pouvons reprendre le cours de notre récit … Ah ! Et pour les amoureux des moyens de communication, nous n’avons pas souscrit à un abonnement téléphonique donc seuls les e-mails, les messages sur Facebook et les commentaires sur le blog permettent de nous joindre ! Maintenant passons au récit …

Nous avions laissé nos chers lecteurs à la gare de Jaipur. Après le retard d’1h de notre train, nous avions pris possession de nos couchettes et dormions entre deux ronflements de la voisine ou des cris de son bébé. C’est à 9h du 29 Mai que Bastien s’éveille enfin, toujours bercé par le roulis du train. Celui-ci devrait arriver dans 2h30 à Jaisalmer. Le temps de s’étirer et de descendre de la couchette pour gagner les sièges du dessous que le train entre en gare de Jodhpur … A plus de 5h de train de la destination finale ! Le militaire - comme nous l’apprendrons plus tard - qui se tient face à Bastien, l’informe que le train a pris un sérieux retard durant la nuit. Il faudra patienter 4 heures supplémentaires avant de pouvoir admirer la citadelle du désert. Désert que nos deux tourtereaux pourront observer pendant de longues heures. Pour planter le décor, imaginez : une grande étendue plane faite de sable et de rocaille où seuls quelques buissons et arbustes rabougris osent pousser. De temps en temps on y croise : quelques huttes accolées à une petite maison à toit plat ; un troupeau de chèvres conduit par son berger ; des villageois s’essayant au cricket ; des cadavres de vache (plus rarement de chien ou de chèvre) ; un petit mur de pierre délimitant on ne sait quelle parcelle ; des chameaux et des gazelles ; mais surtout des étendues sans rien … Le tout dans un nuage poussiéreux se formant au passage des wagons ! A tel point que pendant quelques minutes, la poussière parvient à s’infiltrer dans le train, nous obligeant à nous couvrir le nez et la bouche d’un vêtement. Le militaire avec qui nous partageons la “chambre” nous souhaite alors la bienvenue dans le désert : un lieu sympa pour deux ou trois jours mais un enfer pour un plus long séjour. Cet homme sera un agréable compagnon de rail, étant très loquace sur la région et l’Inde en général. A un moment nous sommes dérangés par un rabatteur (et oui même dans le train) qui essaie de refourguer son hôtel. Nous déclinons l’invitation mais entendons qu’il fait son chou gras avec la petite européenne à quelques compartiments de là. Le militaire nous explique qu’il promet la lune pour toucher sa commission (piscine, clim, prestations de luxe) mais qu’en définitive le touriste sera dans un petit hôtel crasseux et cher et que bien souvent, pris dans le piège il n’a pas d’autre choix que de rester (partir dans les rues chercher un autre hôtel ou un auto-rickshaw n’étant pas toujours facile …).

La forteresse au-dessus de la ville

La forteresse au-dessus de la ville

Le train arrive finalement en gare de Jaisalmer à 15h30, soit 4h après l’arrivée programmée … Nous n’avions rien prévu pour manger et nos ventres grondent. Mais ils attendront encore, tout contents que nous sommes d’être arrivés ici, à la citadelle du désert. Située à seulement 100 kms de la frontière pakistanaise, Jaisalmer est une petite ville d’environ 50000 habitants (sans prendre en compte les vaches, les chiens et les porcs qui vivent également dans les rues) située en plein coeur du désert du Thar, dans le Rajhastan. Longtemps une place importante pour le commerce avec l’Asie grâce aux caravanes de chameaux, la ville vit son essor stoppé par la croissance de Mumbai. Cependant l’Etat indien se rendit compte que Jaisalmer offrait une place militaire stratégique vis à vis du pays voisin. Aujourd’hui la ville héberge une énorme base militaire. Mais au-delà de ces considérations politiques, Jaisalmer abrite en son coeur un fort fait de sandstone (pierre de sable) posé en haut d’une colline. Une fortification composée de plus de 99 bastions protège la ville plus ancienne, lui conférant un esprit médiéval en plein coeur du désert ! En bas de la colline on trouve la vieille ville avec une nouvelle fortification plus modeste, et au-delà la ville “moderne”. Jaisalmer est surnommée la Golden City à cause de la couleur sable de ses pierres.

Nous sortons du train sous 50°C … A peine quelques pas faits que les conducteurs d’auto-rickshaw se déchainent pour avoir nos faveurs. On essaie d’éviter le premier avec ses gencives sanguinolentes que trois autres nous collent. Ils parlent tous en même temps. Dans le lot, un plus jeune et plus avenant nous dit de le suivre. En sortant, pour faire diversion, Bastien va directement voir un autre conducteur installé derrière son guidon, ce qui déplaît à nos harceleurs. On sent de la tension dans l’air entre tous ces chauffeurs ! Finalement on continue à suivre le jeune. Du coup tous les autres laissent tomber. Notre conducteur nous fait signe de monter mais il nous connaît pas le coco … Il croyait que c’était gagné, il s’est trompé ! Tout d’abord question d’usage : combien pour la course jusqu’à notre hôtel ? 60 ? Trop cher ! 40 ! 50 ? Non 40 ! … OK pour 40. Mais attends avant de partir, on n’a qu’un gros billet. As-tu suffisamment de monnaie sur toi ? On se demande s’il ne commençait pas à regretter de nous avoir pris. Hi hi ! Bref en route il essaie de nous caser l’hôtel pour lequel il recevra une commission, nous offre ses services pour la journée et nous dépose à notre hôtel en échange de son numéro de téléphone. Finalement ça devient une habitude de déjouer leurs combines. Côté hôtel nous sommes surpris de l’endroit où on nous dépose : c’est dans une minuscule ruelle, au pied de la forteresse et pas franchement engageant au premier coup d’oeil ; mais nous avions lu des avis positifs (qui précisaient le côté un peu déroutant à l’arrivée). Qu’à ce la ne tienne, on se présente, on nous montre quelques chambres, on négocie les prix (c’est la basse saison touristique, ne l’oublions pas) et on défait nos bagages dans celle qui nous a le plus charmé : une petite pièce de gros blocs de “pierre de sable” (du grès ? ou un genre de tuffeau foncé ?) qui lui confère un aspect médiéval ; de jolis meubles en bois ; et une bow-window version moyen-âge avec ses coussins sur un rebord de pierre et une vue magnifique sur le fort.

Un souvenir des colonies

Un souvenir des colonies

L’après-midi est placée sous le signe du repos suite à la fatigue cumulée dans le train. On commande quelques trucs à manger (Aloo Jeera : pommes de terre au cumin ; Vegetable Jalfareji : petite préparation délicieuse de légumes et de fromage). On notera au passage l’honnêteté du staff qui nous indique tout de suite qu’ils ne peuvent préparer qu’une infime partie du menu car c’est la basse saison et qu’ils ne souhaitent proposer que des plats frais. A la nuit tombante, on monte sur le toit-terrasse pour prendre quelques photos de la forteresse. On constate au passage les travaux d’extension en cours (et oui … c’est la basse saison touristique et ici aussi il y a des aménagements en ce moment) puis on prend notre dîner dans la chambre (au menu Dal Fry : une purée de lentilles jaunes). Finalement on se couche, demain on visite !

30 Mai : debout de bonne heure ! (hum … 9h30 …) On ingurgite le petit-déjeuner commandé, nous nous parons de nos habits traditionnels indiens et nous descendons dans la rue ! Ouch ! 47°C ! Qu’à cela ne tienne on a pris des réserves d’eau dans le petit sac à dos. Nous contournons le fort sous les regards amusés des indiens et surtout des indiennes qui observent la façon dont Elodie s’est parée de son Sari (en bien ? en mal ? On ne le saura jamais). Nous avons le droit aux Namasté (le “bonjour” indien), à la question : “Vous êtes habillés en indien ! Savez-vous parler hindi ?”, et plus généralement aux compliments des vendeurs assis devant leur étalage. Conclusion : c’est vraiment un excellent choix de se mettre à la mode (traditionnelle) indienne ! De plus on a l’impression de tenir à distance les arnaqueurs et autres rabatteurs. Nos pas nous mènent finalement au pied de la colline, face à la First Gate (”première” et unique porte d’entrée de la forteresse). Nous grimpons et arrivons très vite dans le dédale de ruelles pavées qui la transpercent. Sans suivre un itinéraire particulier, nous déambulons
jusqu’à l’un des bastion duquel on a une vue magnifique sur toute la région. Puis on tombe dans une ruelle commerçante où on essaie bien évidemment de nous vendre des vêtements et des tentures. Puis nous décidons de visiter le palais principal du fort : le Maharaja’s Palace. Des images vallent mieux qu’une longue explication, nous vous conseillons de voir les photos (Y en a pas, certes ! Mais ça fait une bonne raison de nous inviter à notre retour pour vous montrer ça avec commentaires de vive voix !). En tous cas les indiens sculptent la sandstone de main de maître avec de fines ciselures autour de chaque fenêtre, c’est impressionnant ! La balade terminée (et nos habits trempés de sueur), nous repassons par la ruelle commerçante où un jeune homme tente depuis un moment déjà de nous faire rentrer dans sa boutique, ce que nous acceptons. Il a principalement des tentures à vendre et nous sommes intéressés, ça tombe bien. Il déballe devant nous toute sa collection mais a du mal à répondre à nos critères très précis. Nous décidons de partir, vu que nos ventres gargouillent (et qu’il fait incroyablement chaud) et nous lui donnons notre parole de revenir le lendemain matin (il a du mal à avoir confiance mais pourtant c’est bien notre programme !).

Façade d'un haveli

Façade d'un haveli

Pour les heures les plus chaudes la journée, nous retournons nous enfermer dans l’hôtel avec pour meilleure amie la clim. Nous déjeunons et attendons le milieu d’après-midi avant de pouvoir ressortir car aujourd’hui il fait frais d’après le réceptionniste ! Il pleut à Delhi (et ailleurs autour du désert), du coup il ne fait que 46°C au lieu des températures habituelles excédant les 50°C. Chouette ! Profitons-en et partons dans la vieille ville voir le Bazaar : un dédale de rues où on trouve des boutiques qui vendent de tout ! On y repère des bols en cuivre, des statues de bronze, des bijoux, etc. On se promène dans cette ville magnifique où le moindre bâtiment est magnifiquement et littéralement sculpté dans cette fameuse pierre de sable. Pour changer d’alimentation (restrictive dans notre hôtel), nous nous arrêtons au restaurant le Saffron. Au menu une Cheese Pizza (et effectivement c’était de la pâte et du fromage fondu, rien de plus, rien de moins !) et du Kashmiri Dum Aloo (des pommes de terre fourrées aux légumes dans une sauce indienne avec des fruits secs) : un délice pour ce dernier (un peu sec concernant le premier …). La nuit approchant, nous regagnons notre hôtel pour une session lessive et un repos bien mérité.

1er Juin : nous nous levons de bonne heure pour profiter au maximum de notre journée. Le programme de notre matinée est chargé ! Une fois le p’tit déj englouti nous sortons de l’hôtel et là constat : il fait très chaud (Il ne doit plus pleuvoir dans les environs …) ! Qu’à cela ne tienne, nous nous enfonçons dans la vieille ville à la recherche d’haveli. Rappelez-vous, il s’agit de l’équivalent de nos hôtels particuliers en France et Jaisalmer en abrite de somptueux paraît-il ! Mais avant de les trouver il faut s’accrocher … Il y a tellement de rues, d’impasses, de petits passages, de bouses de vache à éviter que nous mettons un bon moment avant d’arriver enfin à destination ! A l’instar du fort, les images parleront plus qu’un long discours (et vous pouvez nous inviter pour les voir !). En gros ce qu’il faut en retenir : c’est joliment immense avec plus de 60 pièces qui ont conservé leur mobilier du 19ème siècle. A la fin de la visite nous ne coupons pas au magasin final dans lequel nous craquons pour des petits coussins tout mignons ! De nouveau à l’extérieur, nous grimpons à nouveau dans la forteresse et croisons le vendeur de la veille. Comme promis nous revenons mais avant toute chose nous souhaitons visiter les temples Jain qu’abrite le fort. Notre vendeur se transforme alors en guide et nous propose de nous accompagner (à souligner qu’il le fait par pure sympathie, réellement !). Nous découvrons ainsi l’intérieur des fameux temples aux décorations somptueuses. A un moment donné, un prêtre nous demande de faire une donation en posant un billet aux pieds d’une statue ce que nous refusons, Elodie ayant repéré un écriteau stipulant “Ne pas donner d’argent aux saints hommes. Pour les donations utilisez les boîtes à votre disposition”. Pas bêtes les moines d’ici !!! Pour un aperçu de l’intérieur, nous vous renvoyons aux photos tellement c’est indescriptible avec toutes ces statues taillées à même la roche ! Enfin la visite terminée, nous suivons notre guide vers son magasin comme promis. Il a eu toute la nuit pour faire une sélection parmi ses milliers de pièces qui correspondraient à nos critères. En effet une tenture nous intéresse. S’engage alors une des négociations les plus féroces que nous ayons menées jusqu’à présent ! Le vendeur en est interloqué : “Mais vous faites ça à chaque fois que vous achetez quelque chose ? - Bien sûr ! C’est le jeu !”. Le plus important est que nous ressortons tous contents : lui avec des roupies et nous avec notre paquet sous le bras ! Finalement nous rentrons à l’hôtel pour déjeuner et nous protéger des heures chaudes de la journée à l’ombre de la clim.

En fin d’après-midi nous discutons avec le patron de l’hôtel au sujet d’un grossiste de bijoux qu’il connaît. Un coup de fil plus tard et voici notre homme prêt à nous emmener dans sa maison en touc-touc. Arrivés dans une des centaines de ruelles de la vieille ville, nous entrons dans un maison richement décorée et descendons un petit escalier, vers son atelier. Après une présentation complète dont nous ne comprenons que la moitié (au moins qu’il est issu d’une caste élevée dans la société), il étale toutes ses pièces argentées devant Elodie : des bracelets de cheville, des boucles d’oreille de toutes les formes, des bracelets, etc. C’est parti pour 1h d’essayage ! Nous jetons également un coup d’oeil à ses statues en argent massif mais là les prix grimpent très vite … Nous ressortons finalement allégés de quelques roupies avec une paire de boucle d’oreille pour Elodie (tout ce temps pour si peu …). Notre hôte nous accompagne dans les rues de Jaisalmer pour nous rapprocher des rues connues, puis nous regagnons notre hôtel. Pour notre dernière soirée, nous dînons sur le toit-terrasse avec le fort illuminé en fond. Le lendemain nous avons quelques heures devant nous avant de prendre le train qu’on met à profit pour faire du shopping (on a dépouillé un vendeur de ses poignées de porte ! Oui vous lisez bien : ils vendent de jolies poignées et nous en avons acheté tout un stock ! Bien sûr on lui a laissé celles des portes de son magasin …). Notre prochaine destination : Jodhpur, la cité bleue ; située à 5h de train de là et que nous atteindrons peu avant 22h. Mais ceci est une autre histoire …

 
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Jaipur, la ville rose

Posted by admin on juin 3, 2010 in Tour du monde

Statue d'un éléphant

Statue d un éléphant

C’est seulement 2h30 plus tard - après notre départ d’Ajmer - ce 26 Mai, que nous arrivons en gare de Jaipur, la cité rose à l’instar de Toulouse, avec tous ses bâtiments peints de couleur … rose ! (original …) A peine descendus du train que nous nous faisons harceler par les conducteurs d’auto-rickshaw : “besoin taxi ? toi venir ! hotel ? où allez-vous ?”. Nous les ignorons mais l’un d’entre eux reste accroché, il a compris que nous allons au kiosque pour le taxi pré-payé et nous mène jusque là-bas. Nous payons le forfait et le guichetier nous assure que l’homme est sûr. Rassurés nous le suivons. Et en effet il s’avère être un homme fort sympathique qui essaiera quand même de caser son hôtel (celui où il touchera une commission) et de vendre ses services pour le lendemain : une journée complète comme chauffeur personnel pour 600 roupies. Bon il s’avère que c’est la saison basse d’un point de vue touristique et du coup tout le monde est prêt à nous rendre des services fantastiques. On baisse le prix à 400 roupies et on garde son numéro de téléphone (que Bastien a inscrit sur une carte, le conducteur s’excusant de ne pas savoir lui-même lire et écrire) car nous ne savons pas encore si nous aurons besoin de ses services. En effet il y a beaucoup de choses à voir à Jaipur, la capitale du Rajhastan, dont certains monuments sont situés à plus de 10km du centre-ville. Mais nous devons y réfléchir et avant cela, occupons nous de l’hôtel. Le notre se trouve au fin fond d’une impasse dans la banlieue bourgeoise de la ville mais il a tendance à faire grise mine surtout avec les travaux qui s’éparpillent à ses pieds. Son voisin, un peu plus cher, est bien plus somptueux et ressemble à un décor de cinéma dans un film perse. Qu’à cela ne tienne nous visitons les chambres de l’établissement prévu : grandes, bien meublées et climatisées (enfin rien d’exceptionnel non plus si ce n’est un petit balcon). Comme on vous le disait il y a des travaux et la piscine de l’hôtel est à sec (de toute façon ce n’était pas prévu au programme). En fait nous sommes dans la saison touristique basse, et beaucoup de personnes en profitent pour effectuer quelques aménagements avant la mousson et le retour des touristes. Enfin bref, on pose nos valises et - oh joie - il y a du wifi gratuit mais nos premières sensations sont assez réservées vis à vis du staff de l’hôtel (obligés de réclamer les serviettes de toilette, le papier toilette, la réparation de la télé, etc. pour un établissement assez cher pour les prestations proposées … c’est une grande ville).

Nous mourrons de faim, du coup on décide de visiter le restaurant de l’hôtel voisin (le château perse !). Et effectivement il est magnifique, renseignements pris, assez cher pour une nuit et trop pompeux à notre goût. Au besoin on sait qu’il y a des chambres libres ici. Nos déjeuners engloutis nous retournons dans nos appartements pour préparer le plan des visites du coin et communiquer avec le monde entier grâce à internet, ce qui nous occupe le restant de la journée. Le soir nous montons sur le toit-terrasse de notre hôtel, où se trouve le restaurant. Une petite tente est installée sous laquelle deux jeunes indiens font un spectacle de marionnettes. Nous profitons de la musique qui accompagne le spectacle tout en dégustant notre pancake banana version indienne (très proche de la crêpe de chez nous) et faisons connaissance par la même occasion avec Emilie, une française installée à la table jouxtant la notre. Elle voyage en Inde pendant 1 mois 1/2 avec un ami portugais. Après cette fin de soirée bavardage, nous gagnons notre chambre pour dormir.

Bastien entouré par 2 gardes

Bastien entouré par 2 gardes

Le 27 Mai nous commençons la journée par … Ne rien faire ! Nous avons envie de buller et de profiter de la fraîcheur de l’hôtel. Pour la visite de Jaipur, nous avons décidé d’aller à l’essentiel et de ne pas s’attarder dans cette immense ville de plus de 2,5 millions d’habitants ! Après un petit déjeuner sous le signe de la banane, nous sommes heureux de constater que nos estomacs vont beaucoup mieux. Nous allons pouvoir reprendre les plats épicés indiens ! On profite de la matinée “glandouille” pour régler quelques points techniques de notre voyage comme le “late check-out”. Nous devons partir le lendemain tard dans la soirée et nous souhaitons pouvoir rester le maximum à l’hôtel (du moins nos sacs), or normalement nous devrions rendre les clés à midi (pour cet établissement en tous cas). Après discussion avec la réception nous trouvons un arrangement et nous pourrons partir juste avant le départ du train (mais ça a un coût … Esprit mercantile quand tu nous tiens !). Ensuite on prends notre repas sur le toit-terrasse et on retourne dans notre chambre attendre que les heures les plus chaudes passent.

En milieu d’après-midi nous sortons enfin le nez de notre tanière sous une chaleur habituelle de 44°C. On négocie notre course avec un auto-rickshaw (qui souhaite également vendre ses services à la journée) et nous voilà partis pour le City Palace de la ville. C’est une immense bâtisse qui possède plusieurs cours. Ce serait dur de vous offrir une liste exhaustive des choses à y voir ou bien même de vous décrire l’édifice, nous vous renvoyons aux photos (lorsqu’elles seront disponibles bien sûr !). A noter : la présence de 2 grands vasques en argent (qui ont un Guiness Record pour les plus gros objets en argent du monde) qui conservaient l’eau du Gange pour les déplacements du maharadja en Europe pour qu’il reste pur; une exposition sur l’art compliqué des turbans ; la beauté des bâtiments ; les gardes qui se font prendre en photo puis demandent discrètement un p’tit billet ; etc. De retour à l’extérieur, 10L d’eau en moins au moins (il fait terriblement chaud !), nous souhaitons gagner à pied l’Ajmer Gate. La vielle ville est entourée d’une fortification percée de portes auxquelles ils ont attribuées des noms (comme l’Ajmer Gate). Mais c’est sans compter le nombre de rickshaw (à moteur ou à pédales) qui n’ont aucun client à se mettre sous la dent. Nous sommes assaillis de toute part et il faut en plus se justifier de notre refus ! Nous essayons d’esquiver en prenant une direction au pif pour ne pas rester statiques dans la rue. A ce moment là un jeune garçon pouilleux venant face à nous essaie de passer entre nous. Par réflexe nous nous écartons et celui - à la hauteur d’Elodie - en profite pour lui effleurer les fesses … Bien vu ! On nous avait prévenu de ces pratiques par les plus jeunes, sublimés par la beauté de nos européennes. A noter aussi les regards appuyés et pas du tout discrets des passants. Pour la première fois on ressent comme une intrusion. Nous continuons d’avancer et un cycle-rickshaw nous colle … Il descend sa course jusqu’à 2 roupies mais par principe nous refusons toujours : nous souhaitons utiliser nos pieds ! N’en démordant pas (comme il le dit : nous sommes les seuls touristes), nous décidons d’en faire un compagnon de marche qui s’avérera fort sympathique, avec qui nous feront la causette et nous aiguillera vers le bon chemin quand nous nous tromperons de route.

La cours couverte du City Palace

La cours couverte du City Palace

Arrivés finalement près des fortifications (à pieds !), des rues commerçantes s’offrent à nous : des centaines d’étalages qui ne sont qu’une infime partie de ce que cachent les magasins (d’étroits couloirs) derrière les comptoirs. Chaque commerçant s’élance de son siège à notre passage, attrapant tout ce qui lui passe par la main pour nous le présenter. Bien souvent nous sommes trop rapides pour eux ou alors nous refusons poliment leur invitation à admirer toute leur garde robe. Alors que nous avançons tant bien que mal dans une de ces artères, un jeune nous interpelle en nous demandant pourquoi tous les étrangers fuient lorsqu’un indien essaie de leur parler. Ah ah ! Voilà une conversation intéressante (et intéressée ???). Bastien décide de jouer le jeu et explique au jeunes homme que le harcèlement permanent et les arrières pensées mercantiles des indiens mettent un frein à la communication, la vraie, la pure, avec un autochtone (ce n’est pas si joliment exprimé en anglais, hein ! Faut pas croire ! Bastien a fait des progrès certes mais reste dans le langage familier et utile !). Et là, tout de go, notre jeune compagnon nous annonce (vu qu’on est français) qu’il a une amie qui vit à Lyon et qu’il souhaiterait notre aide pour écrire une lettre. Amusé par le service demandé (sentant l’embrouille mais on avait envie de se marrer), Bastien accepte de se prêter au jeu. Bon il faut d’abord que Robert (son prénom a était changé pour préserver l’anonymat) trouve une feuille et un stylo … Puis c’est parti pour la dictée d’une lettre à l’eau de rose dans un anglais indien qu’il faut traduire et écrire à la volée et en CAPITALES (attention ! à la demande express de Robert pour qu’il puisse recopier). Message à Françoise (de Lyon) : ma chère, merci pour tes lettres si gentilles à mon égard. Sache que ma soeur se marie le 27 août et tu es tout spécialement invitée (ndt: il faut savoir que ce n’est pas la saison des mariages en Inde à cette période). Ca serait une joie pour que nos coeurs se retrouvent. Mes yeux se languissent de te revoir, (ndt: il a du bol quand même Robert, tomber sur deux français au moment où il devait écrire une lettre importante en français !) blablabla. La lettre terminée, Robert est au comble de la joie et souhaite nous remercier. Nous pouvons lui réclamer tout ce que nous voulons et il s’enquiert de notre couleur préférée. Mais c’est là où nous déjouons son piège (expliqué plus bas) ; en prenant un air très sincère, limite touchés par tant d’émotion (elle était belle sa lettre), c’est avec ces paroles d’amitié que Bastien referme ses mains sur celle de Robert tenant la lettre : “C’est un cadeau que nous souhaitons te faire ! Ca nous touche beaucoup ! Cadeau, pas besoin de nous remercier !”. Robert est interloqué ! Comment va-t-il gérer la suite ? Il essaie bien de nous demander un 2ème service (l’arnaque en tant que telle) mais bon là faut pas être trop gourmand et il le sent. On lui a fait un cadeau mais faut pas non plus demander la lune. C’est ainsi que nous repartons le sourire aux lèvres, laissant Robert seul avec sa jolie lettre inutile et son arnaque dans les poches ! Mais que ce serait-il passé ? Jaipur est connu pour les arnaques aux pierres précieuses. Les “Robert” essaient de trouver des passeurs malgré eux pour écouler de la marchandise en Europe (selon un procédé trop long a expliquer ici mais internet regorge d’infos à ce sujet) et bien sûr il y a un risque à la douane … Mais le touriste ne le sait pas (en plus de se faire arnaquer financièrement …) ! Bref, Robert aurait sans doute voulut que nous ramenions des pierres de notre couleur préférée pour Françoise, mais son stratagème n’a pas fonctionné !

Porte d'un haveli

Porte d un haveli

Nous terminons la visite de la ville par l’Emporium. Il s’agit d’un magasin détenu par l’Etat dans lequel les prix sont fixes et donnent donc une idée des prix à négocier avec le marchand lambda. Plus cher qu’à l’emporium ? Ca vaut pas le coup ! Le but étant bien sûr d’acheter moins cher qu’au prix référence de l’Emporium (aux futurs visiteurs de l’Inde, si jamais vous nous lisez, méfiez-vous tout de même, car beaucoup de boutiques prennent le nom d’Emporium sans pour autant être officielles !). Une fois nos têtes gorgées de prix références, nous attrapons un auto-rickshaw pour retourner à l’hôtel. Mais vu que Jaipur est une très grande ville, notre chauffeur se paume et c’est parti pour la valse des questions : nous nous arrêtons à côté d’autres taxis pour nous renseigner et avançons ainsi petit à petit - telle une chasse au trésor - vers notre destination finale ! De retour dans notre hôtel, on grimpe sur la terrasse pour le dîner, on discute avec les marionnettistes toujours là, on achète des petites poupées typiques (elles sont toutes mimi), on mange, on digère puis on dort.

Le 28 Mai ne sera pas très productif. On prend notre petit déjeuner sur la terrasse, ce qui nous amène à vous parler du service de l’hôtel pour lequel nous étions suspicieux. Déjà il faut compter 45 minutes entre la commande et les plats. Mais encore plus étrange est le serveur chauve et bedonnant qui nous a annoncé dès le premier soir que le service n’était pas compris dans les prix et qu’il aimerait un pourboire. Du coup à chacun de nos repas il s’enquière de notre départ dès fois qu’on oublierait de le remercier pour ses bons services. Et puis il y a les tentatives de drague bien lourdes du serveur sur Emilie (la française rencontrée deux jours plus tôt). Bref un climat de bidouille (pour reprendre notre propre terme) règne sur cet hôtel. Il est (presque) bien mais on sent qu’il se passe des choses …

Le repas terminé on se rend en ville pour faire le plein de nos poches en échangeant nos derniers dollars australiens pour des roupies (un impressionnant garde à l’énorme moustache protège le petit bureau de change, armé de sa vieille pétoire). De retour à l’hôtel, nous préparons nos paquetages puis déjeunons sur la terrasse et enfin croisons Emilie dans le hall. Celle-ci et Elodie décident de s’éclipser en ville pour un tour infructueux des bijouteries. Balade au cours de laquelle Elodie sentira la différence d’être deux femmes marchant ensemble plutôt qu’un couple : elles sont littéralement déshabillés du regard par tous les mâles qu’elles croisent. A son retour, nous nous installons dans notre chambre en attendant l’heure fatidique de 23h. Le délai écoulé nous gagnons la porte de l’hôtel où le staff se démènent pour nous trouver un auto-rickshaw (à coup de mobylette et de vélo) et nous tient compagnie dans la ruelle mal éclairée le temps que notre taxi arrive - à noter la bonne impression qu’ils nous laissent après tous ces sentiments de bidouille ! Arrivés à la gare nous patientons dans la salle d’attente réservée aux billets de classe supérieure. Le King Kong de Peter Jackson est diffusé sur les petits écrans de la pièce. Notre train est censé arriver à 23h45 et repartir à minuit mais il aura 1h de retard ! Une fois à quai, nous grimpons dans notre wagon 2AC et cherchons nos lits. Cette fois-ci il s’agit de couchettes par lot de 4 mais séparées uniquement du couloir par des rideaux. On a du mal à comprendre le fonctionnement des classes dans les trains indiens … Cela ne nous empêche pas, une fois les sacs cadenassés, de sombrer dans un profond sommeil parfois altéré par les ronflements de la femme du dessous ou par les pleurs de son bébé. Nous avons (normalement) 11h30 de train pour gagner la citadelle du désert : Jaisalmer. Mais ceci est déjà une autre histoire.

Petit bilan sur Jaipur : nous n’avons pas réellement apprécié cette ville avec sa population intrusive et bruyante. Un cauchemar à touristes (Emilie partage notre avis ; elle n’a jamais été autant emmerdée qu’à Jaipur) ! Ceci dit nous savons maintenant que nous apprécions plus le charme des petites villes et notre prochaine étape en est une !

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